Luc

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Luc 8

Voici l'homme

1 - 3 Ceux qui suivent le Seigneur 4 - 8 La parabole du semeur 9 - 10 Pourquoi des paraboles ? 11 - 15 Explication de la parabole du semeur 16 - 18 La lumière doit pouvoir briller librement 19 - 21 La parenté du Seigneur Jésus 22 - 25 La tempête sur le lac 26 - 29 Un démoniaque rencontre le Seigneur 30 - 33 Les démons sortent du démoniaque 34 - 37 La réaction des gens de la contrée des Géraséniens 38 - 39 La mission 40 - 42 Jaïrus supplie le Seigneur pour sa fille 43 - 48 Une femme qui a une perte de sang 49 - 50 La fille de Jaïrus est morte 51 - 56 La fille de Jaïrus ressuscitée

1 - 3 Ceux qui suivent le Seigneur

1 Et il arriva, par la suite, qu’il traversait villes et villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; les douze [étaient] avec lui, 2 et aussi quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités : Marie, qu’on appelait Magdeleine, dont étaient sortis sept démons, 3 Jeanne, femme de Chuzas, intendant d’Hérode, Suzanne, et plusieurs autres qui l’assistaient de leurs biens.

Après que le Seigneur a laissé partir la femme en paix (Lc 7:50), nous Le voyons traverser villes et villages, prêchant et proclamant l’évangile du royaume de Dieu. Il s’agit ici de son service avec la Parole. Il n’est pas question de miracles ni de signes, mais de la Parole. Le Seigneur prêche et annonce la bonne nouvelle du royaume de Dieu, c’est-à-dire qu’Il veut former par sa prédication des hommes qui se soumettent à son autorité. Avec Lui se trouvent aussi les douze. Ils sont avec Lui pour se former et entendre comment Il prêche et annonce. Ils devront bientôt faire de même.

Il a choisi les douze pour être avec Lui, mais ils ne sont pas les seuls à L’accompagner. Après la femme du chapitre précédent, nous entendons parler ici d’autres femmes qui ont trouvé la paix. Elles sont aussi devenues des enfants de la sagesse et du royaume, Le suivant et Le servant par amour. Le royaume se compose de personnes qui Le servent par amour, car c’est le royaume du Fils de l’amour du Père (Col 1:13). Les femmes ont souvent une meilleure idée de qui est le Seigneur que les hommes. Le fait que le Seigneur ait autant de femmes dans son entourage montre clairement la grande importance qu’Il leur accorde.

Les rabbins considéraient les femmes comme inférieures, incapables de recevoir une éducation religieuse. Par exemple, ils avaient instauré une loi interdisant aux hommes de s’adresser à une femme en public. Le Seigneur est totalement différent à l’égard des femmes. Il apprécie leur amour et leur service.

Certaines femmes sont mentionnées par leur nom. Tout d’abord, Marie de Magdala. Elle est particulièrement reconnaissante envers le Seigneur. Elle L’aime parce qu’Il l’a délivrée de sept démons. Elle est maintenant libérée de l’esclavage et ne veut plus être qu’avec son Libérateur. Il y a aussi parmi elles des femmes distinguées, comme Jeanne, femme de Chuzas, intendant d’Hérode. En tant que femme de l’intendant d’Hérode, elle fréquente régulièrement sa cour. Elle a vu la vacuité de la splendeur mondaine et a trouvé la paix qu’elle cherchait dans le Seigneur. Elle Lui appartient désormais, tout comme Suzanne, dont nous ne connaissons que le nom, et bien d’autres femmes dont nous ignorons même le nom. Le Seigneur connaît chacune d’entre elles personnellement. Le service qu’elles Lui rendent consiste à mettre leurs biens à son service, par exemple en fournissant des repas réguliers.

4 - 8 La parabole du semeur

4 Comme une grande foule s’assemblait et qu’on venait à lui de toutes les villes, il dit en parabole : 5 Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin, furent piétinés, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. 6 D’autres tombèrent sur le roc ; après avoir levé, ils séchèrent, parce qu’ils n’avaient pas d’humidité. 7 D’autres tombèrent au milieu des épines ; et les épines, qui avaient levé avec eux, les étouffèrent. 8 D’autres tombèrent dans la bonne terre ; ils levèrent et produisirent du fruit au centuple. En disant cela, il criait : Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

Grâce à ses traversées du pays, le Seigneur a acquis une grande renommée. Une grande foule se rassemble auprès de Lui, venant de toutes les villes environnantes. C’est l’occasion pour Lui de raconter la parabole du semeur. Dans cette parabole, Il est le semeur. Par l’image du semeur, Il montre qu’Il ne cherche plus de fruits parmi son peuple, mais qu’en tant que semeur, Il sème la parole de Dieu dans les cœurs pour qu’elle porte du fruit.

L’image du semeur est familière à la foule. Ils connaissent le travail du semeur et savent que toutes les semences ne produisent pas forcément des fruits. Par exemple, il y a des grains qui tombent au bord du chemin. Ces grains sont piétinés et mangés par les oiseaux du ciel. Il y a aussi des grains qui tombent sur le roc. Ils y poussent, mais seulement pour un moment, puis sèchent rapidement car la terre rocailleuse ne peut pas retenir l’humidité. D’autres grains encore se retrouvent au milieu des épines. Les grains se développent, mais les épines poussent avec eux et les étouffent. Il y a aussi des grains tombent dans la bonne terre. Lorsqu’ils poussent, ils produisent des fruits en abondance.

Après avoir terminé de raconter la parabole, le Seigneur exhorte la foule à en saisir et à intégrer véritablement la signification.

9 - 10 Pourquoi des paraboles ?

9 Et ses disciples lui demandèrent : Que signifie cette parabole ? 10 Alors il dit : À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais il en est parlé aux autres en paraboles, de sorte que, voyant, ils ne voient pas, et qu’entendant, ils ne comprennent pas.

Ses disciples semblent avoir des oreilles pour entendre, car ils veulent en connaître le sens. Le Seigneur répond qu’ils peuvent connaître les mystères du royaume. Cela leur « est donné », c’est-à-dire que c’est la grâce de Dieu qui leur permet de comprendre le sens des mystères.

Ces mystères concernent le fait que Christ gouverne son royaume selon les pensées de Dieu. Mais maintenant que Christ est rejeté, ce royaume ne peut pas être établi ouvertement et avec puissance. Le mystère, c’est que le royaume est établi malgré le rejet de Christ, invisible pour le monde mais visible pour la foi. En effet, le royaume existe partout où la parole de Dieu est semée dans les cœurs pour y produire du fruit.

Pour comprendre les mystères, il faut avoir accepté intérieurement le Seigneur Lui-même. Parce que les disciples L’ont suivi et se sont attachés à Lui, ils peuvent comprendre ce que signifient les mystères. Ils n’en saisissent pas encore toute l’étendue, mais ils finiront par comprendre lorsque le Seigneur Jésus sera dans le ciel et qu’ils auront reçu le Saint Esprit en conséquence. Chez les disciples, nous voyons le reste fidèle, clairement distingué du peuple incrédule.

11 - 15 Explication de la parabole du semeur

11 Or voici le sens de la parabole : La semence, c’est la parole de Dieu. 12 Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent ; ensuite vient le diable, qui ôte de leur cœur la Parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés. 13 Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la Parole, la reçoivent avec joie ; ceux-ci n’ont pas de racine : ils ne croient que pour un temps et, au moment de l’épreuve, ils se retirent. 14 Ce qui est tombé au milieu des épines, ce sont ceux qui, après avoir entendu, poursuivent leur chemin sous l’emprise des soucis, des richesses et des voluptés de la vie : ils sont étouffés et ne portent pas de fruit à maturité. 15 Ce qui est dans la bonne terre, ce sont tous ceux qui, après avoir entendu la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience.

Le Seigneur Jésus sème la parole de Dieu. Il parcourt le pays en la prêchant et en l’annonçant. Partout où il la proclame, la semence de la Parole tombe dans un certain type de terre. Nous lisons que tous les types de terre « entendent » la Parole. Pourtant, elle ne porte pas de fruits dans tous les cas. La semence révèle le caractère de la terre dans laquelle elle tombe. La semence est identifiée à l’auditeur.

Le Seigneur prononce la parole de Dieu. Ceux qui sont semés le long du chemin sont ceux qui entendent. Ils entendent, mais le diable vient et ôte la Parole de leur cœur. Par conséquent, ils ne croient pas et ne sont pas sauvés. Ces auditeurs ne sont pas des fruits pour le royaume. Une telle semence, c’est-à-dire un tel auditeur, est Simon du chapitre précédent (Lc 7:36-47).

La deuxième sorte de semence est celle qui est semée sur le roc. Ces auditeurs ne sont pas non plus des fruits pour le royaume. Pendant un moment, ils semblent l’être. Ils entendent la parole et la reçoivent avec joie. Cependant, la parole de Dieu n’apporte pas d’abord la joie, mais la tristesse. Elle commence par labourer la conscience et révèle les péchés à une personne.

Si ce travail n’est pas fait, il n’y a pas de racine. La foi persiste un certain temps, mais lorsqu’elle est confrontée à des épreuves, elle s’avère absente. La tentation peut venir par la tribulation, mais aussi par la séduction. Ils apostasient de leur confession initiale. Il n’y a jamais eu de travail intérieur pour vivifier la foi. Elle n’a été qu’une chose extérieure.

La troisième sorte de semence concerne ceux qui entendent, mais qui lèvent au milieu des épines. Les épines envahissent la semence. Eux aussi semblent porter du fruit pendant un certain temps, mais ce n’est pas un fruit mûr. Le Seigneur mentionne trois raisons pour lesquelles la semence ne peut pas vraiment germer et porter des fruits à maturité. Premièrement, il y a les soucis. Une personne peut périr dans ses soucis alors qu’elle aurait pu les apporter au Seigneur. Cela aurait été la preuve que la semence avait porté du fruit. À l’opposé des soucis, il y a les richesses. Une personne peut aussi être tellement absorbée par celles-ci que la Parole ne porte pas de fruit. C’est quelqu’un qui n’a pas donné ses richesses au Seigneur. Troisièmement, les voluptés de la vie peuvent être une raison pour laquelle la Parole ne porte pas de fruits. Les gens entendent la Parole, pensent qu’elle est bonne, mais se laissent absorber par tout ce que la vie leur offre. Ils n’éprouvent pas de véritable plaisir à vivre par et pour le Seigneur.

Enfin, il y a la bonne terre. Ce sont ceux qui entendent la Parole et dont le cœur la reçoit et la garde. Le Seigneur appelle un tel cœur « un cœur honnête et bon ». Ce cœur est convaincu de qui est le Seigneur et de la vérité de sa Parole. Chez cet auditeur, un lien vital s’est créé entre son cœur et le Seigneur.

Dans la parabole, le Seigneur parle de porter du fruit au centuple (verset 8). Il est question ici de la parole de Dieu. Il s’agit alors de pour ou contre, de tout ou rien, de fruit au centuple ou pas de fruit. Là où la Parole est reçue dans un cœur honnête ou convaincu, il y aura et restera du fruit. Le fruit correspond à la semence.

Le fruit porté avec patience est l’amour pour Dieu et le Seigneur Jésus. Ceux qui entendent et gardent la Parole persévèrent, car la motivation de leurs actions est Christ. Face aux difficultés, aux déceptions, même de la part des frères et sœurs dans la foi, ils persévèrent, parce qu’ils fixent les yeux sur Christ.

16 - 18 La lumière doit pouvoir briller librement

16 Or personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ni ne la met sous un lit ; mais on la place sur un pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière. 17 Car il n’y a rien de secret qui ne deviendra manifeste, ni rien de caché qui ne doive se connaître et venir en évidence. 18 Prenez donc garde à la manière dont vous entendez ; car à quiconque a, il sera donné, et à quiconque n’a pas, cela même qu’il paraît avoir lui sera ôté.

Le fruit est destiné à Dieu, la lumière à l’environnement. C’est pourquoi, après le fruit, le Seigneur aborde maintenant la lumière. La lumière est un témoignage public. Toute véritable conversion, fruit de la Parole semée, allume une nouvelle lampe dans ce monde de ténèbres. De même que les soucis et la richesse étouffent la semence de la Parole, la lumière ne peut briller si elle est recouverte. Cela arrive lorsque nous accordons à notre corps, représenté par « un vase », une attention excessive, ou lorsque nous recherchons notre confort, symbolisé par un « lit ». Le « vase » peut aussi évoquer les activités quotidiennes. Nous pouvons être tellement absorbés par celles-ci que notre témoignage ne produit rien.

Qu’une personne reçoive une nouvelle nature par l’action de la parole de Dieu ne suffit pas. Dieu établit un témoignage pour Lui-même. Une lampe allumée n’est pas faite pour être cachée. Elle doit éclairer, « afin que ceux qui entrent voient la lumière ». Dieu veut que la lumière brille clairement. Après tout, elle est là pour être vue.

La Parole révèle tout. Tout ce que nous voulons garder caché ou secret sera un jour manifesté et dévoilé. Si nous ne faisons pas briller la lumière, le Seigneur le fera en son temps. Ainsi, un fruit de la Parole est que nous brillons non seulement pour les autres, mais que nous sommes nous-mêmes dans la lumière.

« La manière dont » nous entendons dépend de notre disposition. « Ce que » nous entendons (Mc 4:24) concerne ce que nous écoutons, car il y a souvent un mélange de vérité et d’erreur. Luc s’intéresse au cœur de l’homme. Ce qui importe n’est pas seulement ce que j’entends d’autrui, mais aussi la façon dont je m’écoute moi-même. À cause de ma propre condition, je risque d’accepter l’erreur et de rejeter la vérité. L’erreur ne réside pas toujours dans ce que j’entends, mais peut aussi être en moi-même. Si nous n’écoutons pas attentivement parce que nous sommes dans une mauvaise disposition, nous perdrons ce que nous pensions posséder. Nous ne sommes alors pas une bonne terre et il n’y a pas de fruit.

Par exemple, quelqu’un entend parler de la vérité de la venue de Christ pour l’église et il voit qu’il fait partie de l’épouse de Christ. S’il ne prend pas cela à cœur et n’en parle pas à Dieu, il n’attendra pas la venue de Christ avec impatience. Il oubliera qu’il n’appartient pas au monde, et la vérité de la venue prochaine de Christ perdra son influence sur lui. En conséquence, il se fondra dans le monde parce qu’il ne garde pas cette vérité dans son cœur, en communion avec Dieu.

19 - 21 La parenté du Seigneur Jésus

19 La mère et les frères de Jésus vinrent auprès de lui ; et ils ne pouvaient pas l’aborder, à cause de la foule. 20 On lui annonça : Ta mère et tes frères sont là, dehors : ils désirent te voir. 21 Mais il leur répondit : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique.

Après que le Seigneur a donné son enseignement sur la parole de Dieu et son fonctionnement, ses proches viennent à Lui. Cependant, Il est tellement entouré par la foule qu’ils ne peuvent pas l’atteindre. Les relations naturelles ne garantissent pas l’accès au Seigneur.

Plus tôt, quatre hommes accompagnés d’un ami paralysé, animés par la foi, ne se laissent pas arrêter par la foule et cherchent un moyen de venir à Lui ; ils y parviennent (Lc 5:19). Les membres de la famille du Seigneur ne font pas cet effort. Ils Le laissent délivrer un message et Lui demandent de veiller à ce qu’ils puissent venir à Lui. Le Seigneur précise que ses véritables relations familiales ne reposent pas sur la parenté naturelle, mais sur l’écoute et la mise en pratique de la parole de Dieu.

Bien écouter nous permet d’entrer en relation avec Christ Lui-même. La Parole, reçue dans la foi, porte du fruit pour Dieu et rayonne de lumière pour les hommes, nous rapprochant de Christ.

22 - 25 La tempête sur le lac

22 Il arriva, l’un de ces jours-là, qu’il monta dans une barque, ainsi que ses disciples. Il leur dit : Passons à l’autre rive du lac. Et ils prirent le large. 23 Comme ils voguaient, [Jésus] s’endormit ; et un vent impétueux fondit sur le lac ; [la barque] se remplissait, et ils étaient en péril. 24 Ils s’approchèrent et le réveillèrent, en disant : Maître, maître, nous périssons ! Lui, s’étant levé, reprit le vent et les flots agités : ils s’apaisèrent et le calme se fit. 25 Il leur dit : Où est votre foi ? Mais eux, saisis de crainte, furent dans l’étonnement et dirent entre eux : Qui donc est celui-ci, car il commande même aux vents et à l’eau, et ils lui obéissent ?

Nous voyons dans le récit de la tempête sur le lac que le Seigneur est uni à ses disciples dans les difficultés et les tempêtes qui les entourent. Ces tempêtes et ces difficultés sont la part des disciples parce qu’ils se sont engagés à son service. Il est là avec eux, même s’Il ne semble pas y prêter attention. Dieu permet cet exercice de foi. Les disciples sont pour Christ et avec Lui dans cette situation, c’est pourquoi Il est avec eux. Lui pour qui ils sont dans la tempête est présent avec sa puissance pour les protéger. Ils sont avec Lui dans la même barque.

C’est encore quelque chose que Luc mentionne : « Il arriva, l’un de ces jours-là. » Ce sont les jours du Fils de l’homme sur la terre. Le Fils de l’homme monte à bord d’une barque. Il utilise les moyens de transport que tous les hommes utilisent. Il ne se déplace pas miraculeusement, comme après sa résurrection.

Luc mentionne aussi explicitement le lien entre Lui et ses disciples lorsqu’il dit : « Il [...] ainsi que ses disciples. » Ce lien est aussi exprimé dans le commandement du Seigneur : « Passons. » Ils prirent le large ensemble.

Le Seigneur est si véritablement Homme qu’Il s’endort à bord. Il est fatigué. Il est aussi si confiant en son Dieu qu’Il dort paisiblement, même si une tempête les surprend et que la barque se remplit d’eau. Ils sont en détresse, mais Lui dort. Si les disciples étaient sages, ils comprendraient que toutes leurs bénédictions reposent sur le maître et que toute leur sécurité dépend de Lui. La foi n’a donc aucune raison d’avoir peur. Il s’endort et laisse les choses suivre leur cours. Quoi qu’il arrive, la barque dans laquelle se trouve le Seigneur Jésus ne peut pas être un endroit dangereux pour ceux qui sont avec Lui.

Mais les disciples ne peuvent supporter cela. Ils vont à Lui. C’est une bonne chose. Puis ils Le réveillent. Ils n’étaient pas obligés de le faire. Ils auraient pu tranquillement chercher protection auprès du Seigneur, avec la certitude qu’Il leur fournirait une issue. Plus tard, c’est exactement ce qu’a fait Pierre lorsqu’il était en prison et qu’il dormait (Act 12:6). Parfois, l’insomnie est le résultat d’un manque de confiance dans le Seigneur, d’un manque de confiance qu’Il est aux commandes et qu’Il ne laissera pas la situation s’aggraver.

Maintenant, ils Le réveillent, craignant de périr. Ils crient « nous périssons ! », comme s’Il risquait de se noyer. Parce que c’est impossible et qu’ils sont avec Lui, ils ne périront pas. De plus, Il a dit : « Passons à l’autre rive du lac. » Une tempête pourrait-elle empêcher une de ses paroles ? S’Il dit quelque chose, c’est une garantie qu’elle se réalisera. Il pense à la fin du voyage ; nous regardons le chemin pour y arriver.

Leurs cris montrent clairement qu’ils ignorent qui est à bord. Ils ne réalisent pas que Celui qui dort est Celui qui « ne sommeillera pas et ne dormira pas » (Psa 121:4). Leur réaction est compréhensible pour nous et, en même temps, elle nous apprend à faire confiance au Seigneur quand nous savons que nous sommes en route avec Lui.

Le Seigneur entre en action à l’appel de ses disciples. Il aurait pu réprimander le vent et les flots agités, couché, mais Il se lève. Dieu se lève. Alors quelque chose se produit ! Il réprimande le vent et les flots agités. Cela signifie que Satan est derrière cette tempête. De même que les maladies et les démons disparaissent quand Il les réprimande, de même les éléments de la nature obéissent et cessent de se déchaîner contre Lui et les siens. Le résultat est le calme. Le calme qui est toujours dans son cœur, Il l’établit dans la création et aussi dans le cœur des siens.

Le Seigneur les réprimande en posant des questions sur leur foi. C’est de cela qu’il s’agit pour ceux qui Le suivent. Avons-nous foi en Lui, où qu’Il nous conduise et quoi qu’il arrive ? S’Il contrôle les circonstances, qu’y a-t-il à craindre ? Les disciples sont remplis d’admiration devant sa majesté et sont émerveillés par Lui. Aussi, le Seigneur nous émerveille plus d’une fois par son œuvre miraculeuse dans des situations où nous ne voyons aucune issue.

26 - 29 Un démoniaque rencontre le Seigneur

26 Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. 27 Quand Jésus fut descendu à terre, un homme de la ville vint à sa rencontre. Depuis longtemps, il avait des démons, il ne portait pas de vêtements et ne demeurait pas dans une maison, mais dans les tombeaux. 28 Il aperçut Jésus, poussa un cri, se jeta devant lui, et dit d’une voix forte : Qu’ai-je à faire avec toi, Jésus, Fils du Dieu Très-haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas. 29 Car Jésus avait commandé à l’esprit impur de sortir de l’homme. Bien des fois, en effet, l’esprit s’était saisi de lui ; et on l’avait lié, pour le garder, dans les chaînes et avec les fers aux pieds ; mais, brisant ses liens, il était emporté par le démon dans les déserts.

Ils poursuivent leur voyage en barque et arrivent dans le pays des Géraséniens. L’endroit est précisé comme le pays « qui est en face de la Galilée ». Le Seigneur s’y rend pour chercher et délivrer un pauvre démoniaque. Après la détresse des disciples et la délivrance par Lui, nous voyons dans cette histoire la détresse d’une seule personne et sa délivrance par Lui.

La détresse des disciples était liée au service qu’ils Lui rendaient. Ils L’avaient avec eux dans leur détresse. Il s’agissait simplement de Lui faire confiance. Le besoin de l’homme dans l’histoire suivante est totalement différent. Il est complètement séparé du Seigneur et entièrement sous la puissance de Satan. Lorsque les disciples étaient en détresse, ils ont crié au Seigneur pour obtenir de l’aide ; l’homme crie qu’il n’a rien à voir avec Lui. Dans les deux cas, le Seigneur montre sa puissance et le résultat.

Lorsqu’ils descendent de la barque et arrivent sur la terre ferme, Lui et ses disciples ne sont pas accueillis chaleureusement. Pour les disciples, cela signifie un enseignement supplémentaire. Après avoir expérimenté la puissance des éléments naturels dans la barque, ils pénètrent dans un lieu où Satan est seigneur et maître. Un homme de la ville Le rencontre. Ce n’est pas n’importe quel homme. Luc décrit un homme totalement sous l’emprise de Satan.

Cet homme se promène nu, sans respect de soi ni honte. Il ne demeure pas dans une maison, mais dans les tombeaux, le domaine de la mort. Toute conversation normale est impossible. Lorsqu’il voit le Seigneur, il se jette devant Lui. Il déclare d’une voix forte qu’il n’y a pas de lien entre lui et le Seigneur. Cependant, il reconnaît son pouvoir de le juger. Il demande au Seigneur de ne pas lui faire de mal, car il sait que le jugement l’attend.

La voix de l’homme est celle des démons. Les démons ont tellement pris possession de cet homme que les paroles qu’ils prononcent lui sont attribuées. Le Seigneur est venu ici pour délivrer les hommes du pouvoir de Satan. Il a commandé à l’esprit impur, qui est notamment à l’origine du fait que l’homme se promène nu et sans vergogne, de sortir de lui. En plus d’être impur, cet esprit est violent et puissant. C’est un esprit qui ne peut pas être dompté par les hommes et qui ne peut être lié par aucun pouvoir humain. À plusieurs reprises, on a essayé de maîtriser l’homme en le liant avec des chaînes et des fers aux pieds. En vain, car il brisait les liens. Agité, il était emporté par le démon dans les déserts.

30 - 33 Les démons sortent du démoniaque

30 Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Il dit : Légion ; car beaucoup de démons étaient entrés en lui. 31 Et ils priaient Jésus de ne pas leur commander de s’en aller dans l’abîme. 32 Or il y avait là un grand troupeau de porcs qui paissaient sur la montagne ; ils le prièrent de leur permettre d’entrer en eux ; et il le leur permit. 33 Les démons, sortant de l’homme, entrèrent dans les porcs, et le troupeau se rua du haut de la côte dans le lac, où il se noya.

Le Seigneur veut que le démon se manifeste et lui demande son nom. Le démon répond qu’il s’appelle « Légion », car il n’est pas seul, mais avec lui, de nombreux démons sont entrés dans l’homme avec lui. La manière dont il en est arrivé là n’est pas précisée. Il s’agit d’un avertissement nous invitant à ne pas nous laisser aller à quoi que ce soit provenant de Satan. Une fois qu’il est entré dans une personne, il cherchera à la contrôler complètement. Un esprit impur peut lentement mais sûrement prendre possession d’une personne si elle s’adonne, par exemple, à la pornographie. Toute pensée ou image impure, dès qu’elle surgit, doit être condamnée, sinon Satan a une porte d’entrée.

Les démons savent que le Seigneur a le pouvoir de les envoyer dans l’abîme. C’est pourquoi ils Le supplient de ne pas le faire. Ils Lui proposent de les envoyer dans les porcs. Il le permet. Ce n’est pas de l’indulgence de sa part, mais Il utilise les démons pour juger la méchanceté des habitants de cette région. Ils sont aussi impurs que les porcs qu’ils gardent. De plus, les démons manifestent leur désir de destruction.

De même que le vent et le lac Lui obéissent, les démons obéissent aussi. Ce qui arrive aux porcs est une image de ce qui arrivera aux Juifs. Lorsque les puissances païennes viendront plus tard prendre possession de leur ville sainte, ils se jetteront dans le combat avec un aveuglement incompréhensible, pour se laisser massacrer. C’est la conséquence de leur rejet du Seigneur Jésus.

34 - 37 La réaction des gens de la contrée des Géraséniens

34 Ceux qui le faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent et le racontèrent dans la ville et dans les campagnes. 35 Les gens sortirent pour voir ce qui s’était passé ; ils vinrent vers Jésus et trouvèrent assis, vêtu et dans son bon sens, aux pieds de Jésus, l’homme de qui les démons étaient sortis ; alors ils eurent peur. 36 Ceux qui avaient vu [cela] leur racontèrent comment le démoniaque avait été délivré. 37 Et toute la population de la contrée des Géraséniens pria Jésus de s’en aller de chez eux, parce qu’ils étaient saisis d’une grande peur ; et lui, étant monté dans la barque, s’en retourna.

Ceux qui avaient fait paître les porcs s’enfuirent, ayant complètement perdu le contrôle du troupeau. Partout, en ville comme à la campagne, ils commencent à raconter ce qui s’est passé, témoignant de ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux. Leur récit pousse tous ceux qui l’entendent à aller voir ce qui s’est produit.

Lorsqu’ils arrivent auprès du Seigneur, ils trouvent l’homme qui rendait leur région si dangereuse, assis paisiblement à ses pieds. Il n’est plus nu ni délirant Il est vêtu et dans son bon sens. Nous voyons ici une image de ce que la grâce peut accomplir chez un homme qui, peu de temps auparavant, était totalement sous l’emprise de Satan. Cela devrait toucher leur cœur. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire avec leurs chaînes, la grâce de Dieu l’a accompli en Christ.

Mais l’effet sur ceux qui voient cela est la peur. Les témoins rapportent ensuite comment le démoniaque a été délivré, ayant vu les démons chassés par le Seigneur, entrer dans leur troupeau et Celui. Au lieu d’être impressionnés par la guérison du démoniaque, ils sont frappés par la perte de leur troupeau. Le Seigneur a détruit leur troupeau ; ils ne veulent pas de Lui. Ils ont supporté la présence du démoniaque, mais ne supportent pas celle du Seigneur. Il doit partir. Sans un mot, le Seigneur remonte dans la barque et retourne en Galilée.

38 - 39 La mission

38 L’homme de qui les démons étaient sortis le suppliait [de lui permettre] d’être avec lui ; mais il le renvoya, en disant : 39 Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. Il s’en alla par toute la ville, proclamant tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Il est compréhensible que l’homme délivré par le Seigneur veuille rester avec Lui. Mais le Seigneur le renvoie Il lui confie une mission. Il lui dit de rentrer chez lui, où il n’est plus allé depuis qu’il était possédé et il dans les tombeaux. Là, il pourra montrer à sa famille comment il a changé et leur raconter ce qui lui est arrivé. C’est la chose la plus facile que puisse faire toute personne délivrée par le Seigneur du pouvoir de Satan. Cette mission s’applique aussi à nous.

Le Seigneur dit à l’homme de raconter « tout ce que Dieu » lui a fait. Cependant, l’homme raconte « tout ce que Jésus » lui a fait. Pour lui, il est évident que le Seigneur Jésus est Dieu. Il raconte son histoire non seulement chez lui, mais dans toute la ville. Ils ne voulaient pas du Seigneur avec eux, mais dans sa grande miséricorde, Il leur envoie tout de même un témoin. C’est ce qui continue à se produire depuis son rejet. Nous sommes envoyés dans le monde qu’Il a quitté parce qu’il L’a rejeté, pour témoigner de ce qu’Il nous a fait.

40 - 42 Jaïrus supplie le Seigneur pour sa fille

40 Quand Jésus fut de retour, la foule l’accueillit, car tous l’attendaient. 41 Et voici, il vint un homme du nom de Jaïrus ; il était chef de la synagogue. Se jetant aux pieds de Jésus, il le supplia de venir dans sa maison, 42 parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Comme Jésus y allait, les foules le pressaient.

Lorsque le Seigneur reviendra, il sera accueilli chaleureusement. Tous L’attendent. Ainsi, le Seigneur sera véritablement accueilli par son peuple à l’avenir. Pour l’instant, c’est encore à cause de ses bienfaits et non de la détresse liée à leurs péchés, mais l’attitude est belle. Est-ce que nous aussi, nous nous réjouissons de sa venue ? Il peut venir à tout moment, car Il a dit : « Je viens bientôt. »

Dans la foule, un homme s’avance : Jaïrus, un chef de la synagogue. En tant que chef de la synagogue, Jaïrus est un Juif éminent et distingué, étroitement lié à la loi. Il n’est pas un opposant au Seigneur. Au contraire, dans sa détresse, il fait appel à Lui, se jetant à ses pieds.

Tout le monde voit cette attitude, mais il n’en a pas honte. Il supplie le Seigneur de venir dans sa maison. Ainsi, un Juif attend la guérison. Il s’attend à ce que le Messie vienne là où il demeure. Avec le centurion païen, nous avons vu une foi plus grande, car il a cru en la puissance de la parole du Seigneur (Lc 7:7).

La détresse de Jaïrus concerne sa fille unique. Elle a environ douze ans et elle est mourante. Elle a été élevée dans la sphère de la loi, mais cela ne l’a pas empêchée de mourir maintenant. L’appel de Jaïrus au Seigneur n’est pas vain. Entouré par la foule, il se rend à la maison de Jaïrus. L’état de la jeune fille reflète celui du peuple. Le peuple est en train de mourir et le Seigneur est venu pour le guérir.

43 - 48 Une femme qui a une perte de sang

43 Une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans et avait dépensé tout son bien en médecins, sans avoir pu être guérie par aucun, 44 s’approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement ; et à l’instant, sa perte de sang s’arrêta. 45 Jésus dit : Qui m’a touché ? Comme tous niaient, Pierre dit, ainsi que ceux qui l’accompagnaient : Maître, les foules te serrent et te pressent, et tu dis : Qui m’a touché ? 46 Jésus dit : Quelqu’un m’a touché, car je sais que de la puissance est sortie de moi. 47 La femme, voyant qu’elle n’était pas cachée, vint toute tremblante ; elle se jeta devant lui et déclara devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie instantanément. 48 Il lui dit : Bon courage, [ma] fille ; ta foi t’a guérie ; va en paix.

Dans la foule se trouve une autre personne dans le besoin Il une femme souffrant d’une perte de sang depuis douze ans. Elle s’est cachée. Sa perte de sang la rendait impure (Lév 15:19-27) et inapte au culte. Elle n’avait pas le droit de manger du sacrifice de prospérité et en avait été exclue pendant douze ans.

Associé à l’âge de la fille de Jaïrus – qui avait douze ans – cela montre que le peuple était impur tout au long de son histoire, depuis le début. La fille représente la condition de tout Israël, à qui le Seigneur est en chemin pour donner la vie. La femme représente l’individu qui s’est détaché de la foule pour trouver la guérison dès maintenant grâce à sa foi personnelle.

La vie quittait peu à peu son corps. Elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait pour être guérie de son mal. Tous les médecins qu’elle a consultés et payés pour sa guérison ont échoué. Elle n’a plus un sou et aucun espoir de guérison. Il ne lui reste qu’une seule option : Christ.

Il en a été de même pour d’innombrables personnes qui ont tout essayé pour trouver la paix intérieure. Elles ont dépensé des capitaux, mais cela ne leur a pas apporté la paix. Elles ont fait toutes sortes de choses, mais au lieu de trouver la paix, l’inquiétude n’a fait qu’augmenter. Jusqu’à ce qu’elles rencontrent le Seigneur Jésus dans leur détresse. En Lui confiant leur vie, elles ont trouvé le repos et la paix.

La femme reste dans la foule, mais parvient à s’approcher du Seigneur au point de toucher le bord de son vêtement. Aussitôt, elle constate sa guérison : la perte de sang s’arrête immédiatement. Il ne s’agit que d’un toucher, et ce, à la partie la plus basse de son vêtement, mais elle reçoit la pleine bénédiction parce qu’elle l’a fait par la foi. Le bord désigne les franges situées au bas du vêtement, dans lesquelles est tissé un cordon bleu (Nom 15:38). Elle s’est inclinée profondément pour faire appel au ciel, symbolisé par le cordon bleu.

Elle a touché le Seigneur par-derrière, mais Il veut l’amener en sa présence, face à face. Il veut qu’elle sache qu’Il approuve de tout cœur sa guérison. Car il semble maintenant qu’elle ait volé cette guérison, mais en réalité, la cause réside dans le contact de la foi. C’est pourquoi il dit : « Qui m’a touché ? »

Comme tous le nient, Pierre et les autres essaient de montrer au Seigneur l’illogisme de sa question. Comment peut-Il poser une telle question ? Les foules Le serrent et Le pressent. Beaucoup L’ont touché. Il est vrai que tous ceux qui L’entourent L’ont touché, mais ce ne sont pas des touchers faits dans la foi.

Le Seigneur ne pose pas de question supplémentaire, mais déclare que quelqu’un L’a touché. Ce n’était pas la pression des foules. Cela s’est produit de façon tout à fait involontaire. Le toucher qu’Il a remarqué était un toucher conscient, fait dans la foi en qui Il est. Quelqu’un a eu recours à Lui dans une foi véritable, aussi faible soit-elle.

La pression des foules n’a pas fait émaner de Lui de la puissance. De cette façon, le Seigneur n’a pas guéri. Une telle pression ne sert à rien pour obtenir une bénédiction de sa part. Mais le croyant qui se trouve en sa présence et Le touche, aussi modestement et timidement soit-il, reçoit toujours une bénédiction de sa part.

C’est alors que la femme se fait connaître. Tremblante, elle s’approche du Seigneur, se jette devant Lui et, à l’écoute de tous, raconte pourquoi elle L’a touché et qu’elle a été guérie instantanément. Elle donne au peuple un formidable témoignage de foi au Seigneur Jésus et à sa puissance.

Après avoir dit ouvertement « toute la vérité » (Mc 5:33), elle reçoit du Seigneur l’assurance du pardon de ses péchés. Il utilise délibérément le mot « fille » pour exprimer son affection à son égard et apaiser ses craintes et ses angoisses. Il donne ensuite à son âme ce que Lui seul peut donner : la paix.

Quelle joie ce sera pour elle, plus tard, de se souvenir des paroles qu’Il lui a adressées. Il lui a donné sa garantie en la consolant alors qu’elle était si craintive. Il a reconnu sa foi, aussi faible soit-elle, et l’a finalement renvoyée avec un message de paix. Cela vaut plus que la guérison du corps.

49 - 50 La fille de Jaïrus est morte

49 Comme il parlait encore, quelqu’un vient de chez le chef de synagogue et lui dit : Ta fille est morte, n’importune pas le maître. 50 Mais Jésus, qui avait entendu, répondit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée.

Jaïrus, qui s’est adressé le premier le Seigneur, n’est pas le premier à recevoir la bénédiction. Celle-ci est destinée à la femme qui a sollicité le Seigneur en chemin. Il en va de même pour Israël, dont Jaïrus est l’image, et pour les croyants des nations, dont la femme est l’image. Le Seigneur était en chemin pour guérir Israël, mais Il a été rejeté par le peuple. Cela a ouvert la voie à la bénédiction des nations. C’est l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Le Seigneur a aussi la guérison pour Israël, même lorsque la vie a totalement disparu. Après la période de bénédiction pour les nations, Il revient pour ramener Israël à la vie. Cela montre la suite de l’histoire, où nous voyons le véritable état d’Israël. Israël n’est pas seulement malade, le peuple est mort, mais Christ possède en Lui-même la vie de résurrection.

La joie et le salut ne s’obtiennent que par la foi en sa personne, en la puissance divine en Lui, en la grâce qui exerce cette puissance. Les Juifs ont longtemps été rebelles dans leur incrédulité. Ils ont longtemps essayé d’éradiquer le nom de Celui qui, par certaines déclarations, se fait égal à Dieu. Pourtant, eux aussi reconnaîtront leur Messie rejeté comme leur Seigneur et leur Dieu, et leurs os desséchés vivront (Ézé 37:1-10).

Tout Israël – c’est-à-dire le reste fidèle – sera finalement sauvé (Rom 11:25-26). Le peuple fleurira, s’épanouira et remplira la surface de la terre de fruits ! Cette promesse est contenue dans le réveil de la jeune fille morte. Celui qui a ordonné au père de la jeune fille de ne pas craindre, mais de croire, accomplira la promesse qu’Il a faite.

L’histoire contient également de nombreux éléments qui nous encouragent dans notre vie personnelle de foi. Le Seigneur est sur la terre pour faire connaître la grâce de Dieu à tous les hommes. Nous aussi, nous pouvons nous imprégner de cette grâce en appliquant les leçons de ces histoires à nous-mêmes.

Alors que le Seigneur parle encore, quelqu’un arrive de chez le chef de la synagogue avec une annonce pour le fille est morte. L’annonce est suivie de l’expression résignée de ne plus importuner le maître, comme si nous L’importunions alors que, selon nous, il n’y a plus rien à sauver. Au contraire, lorsque, selon notre jugement, il n’y a plus rien à sauver, c’est la foi qui compte. C’est aussi ce que le Seigneur répond lorsqu’Il entend le message.

Il s’est rendu à la maison de Jaïrus pour guérir sa fille. Il est donc impossible qu’un retard « fortuit » puisse entraver la guérison. Le Seigneur connaît la faiblesse de la foi et rassure d’abord Jaïrus par cet encouragement : « Ne crains pas. »

C’est ainsi qu’Il rencontre notre faible foi. Ce qui semble être un obstacle à notre foi, l’empêchant d’accomplir ses promesses, Il l’utilise pour manifester plus clairement sa puissance de grâce. La puissance de sa grâce se manifeste particulièrement lorsque la situation est la plus désespérée.

Après l’encouragement à ne pas craindre, le Seigneur dit à Jaïrus de faire ce qu’il reste à faire lorsque la situation est totalement désespérée : « Crois seulement. » Il dit par là : ‘Mets toute ta confiance en moi.’

51 - 56 La fille de Jaïrus ressuscitée

51 Quand il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer, sinon à Pierre, à Jean et à Jacques, au père de l’enfant et à la mère. 52 Tous pleuraient et se frappaient la poitrine à son sujet ; mais il leur dit : Ne pleurez pas, car elle n’est pas morte, mais elle dort. 53 Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte. 54 Mais lui, les ayant tous mis dehors, la prit par la main et cria : Enfant, réveille-toi. 55 Son esprit retourna [en elle], et elle se leva immédiatement ; alors il commanda de lui donner à manger. 56 Ses parents étaient stupéfaits ; et il leur ordonna expressément de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Le Seigneur arrive à la maison. Il permet seulement aux trois disciples qui étaient avec Lui sur la montagne d’entrer avec le père et la mère de l’enfant. Ils pourront être témoins de la manière dont Il lui rend la vie. Pour les trois disciples, il à nouveau un encouragement particulier en vue de leur service ultérieur pour le Seigneur. Le père et la mère peuvent également être présents, car Il veut confier l’enfant directement à leurs soins. Ils ont manifesté leur sollicitude en invoquant son aide.

Il y a aussi des personnes présentes qui ne voient que la mort, mais elles restent dehors. Il leur dit qu’ils peuvent cesser de pleurer, car la jeune fille n’est pas morte, mais dort. Pour Lui, la mort est un sommeil dont Il peut réveiller quelqu’un. Là où Il est, la mort doit céder la place. Personne n’est jamais mort dans l’entourage immédiat du Seigneur. Les gens qui pleurent et se lamentent sur la jeune fille changent totalement d’attitude en entendant ses paroles et se mettent à rire de façon moqueuse. Ils se moquent de Lui. Ces personnes comprennent si peu la puissance de Dieu. Elles n’ont aucune considération pour la puissance de la vie en Lui.

Le Seigneur ne leur répond pas, mais saisit la main de l’enfant. Puis il crie : « Enfant, réveille-toi. » Il crie, car il faut qu’elle se réveille. Il crie, car sa voix la réveille à la vie. La jeune fille entend la voix du Fils de Dieu, son esprit revient en elle et elle devient vivante (Jn 5:25). Tout comme la perte de sang a cessé « instantanément » (versets 44,47), il y a ici aussi un résultat « immédiatement ». Il n’y a pas de processus de réveil. Elle se lève immédiatement.

Les soins du Seigneur ne se limitent pas à lui donner la vie. Il ordonne de lui donner à manger. Elle a beaucoup souffert et a besoin de reprendre des forces. Il est aussi important que quiconque reçoit une nouvelle vie de lui donner à manger. La nouvelle vie doit être nourrie avec une nourriture spirituelle saine. Il s’agit avant tout de la parole de Dieu.

Les parents qui vivaient dans l’atmosphère de la loi et élevaient leur enfant selon la loi ont été profondément impressionnés par la grâce du Seigneur. Toutes leurs bonnes intentions visaient à faire vivre leur enfant, mais ils ont dû constater que le seul résultat était la mort. Maintenant, ils ont fait appel à Celui qui fait preuve de grâce et ils ont obtenu la vie pour leur fille.

La grâce est toujours source de consternation pour ceux qui vivent dans une atmosphère légaliste. En relation avec son service, le Seigneur veut que ce miracle reste caché, car il doit être accepté sur la base du témoignage qu’Il donne à la conscience et au cœur. La résurrection de la fille de Jaïrus est un acte éphémère, bien que plein de force vitale. Il s’agit d’un événement fortuit. Le temps qui sera marqué par une bénédiction générale n’est pas encore arrivé. C’est pourquoi le Seigneur leur ordonne de ne raconter à personne ce qui s’est passé. Si Lui-même n’est pas accepté, si les gens refusent d’accepter sa parole, il est vain de rendre publique sa puissance.

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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