1 Samuel

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1 Samuel 7

Le roi de Dieu

1 - 2 L’arche à Kirjath-Jearim 3 - 4 Les Israélites servent l’Éternel seul 5 - 9 Samuel prie pour le peuple 10 - 14 Israël bat les Philistins 15 - 17 Samuel juge Israël

1 - 2 L’arche à Kirjath-Jearim

1 Les hommes de Kiriath-Jéarim vinrent et firent monter l’arche de l’Éternel ; ils l’apportèrent dans la maison d’Abinadab, sur la colline ; et ils sanctifièrent Éléazar, son fils, pour garder l’arche de l’Éternel. 2 Depuis le jour où l’arche vint demeurer à Kiriath-Jéarim, il se passa un long temps, 20 années ; alors toute la maison d’Israël se lamenta après l’Éternel.

La peur de l’arche n’est pas justifiée tant l’on ne regarde pas à l’intérieur. La vérité du Seigneur Jésus n’est pas à analyser, mais à adorer. Même si le peuple dans son ensemble ne s’intéresse pas à l’arche, elle peut être placée chez quelques personnes qui l’apprécient.

Pourquoi Samuel n’a-t-il pas fait monter l’arche ? Il voit l’état dans lequel se trouve le peuple. Il comprend qu’il vit une période de transition. Il sait qu’en son temps, Dieu placera l’arche au lieu qu’Il aura choisi. Samuel attend le temps de Dieu, il attend David. David est le premier à rechercher l’arche, qu’il trouve (Psa 132:6).

Dieu Lui-même a délivré l’arche du pouvoir et du pays des Philistins. Mais Il ne peut pas délivrer son peuple du pouvoir des Philistins tant qu’il n’a pas pris sa vraie place devant Lui. Vingt années s’écoulent avant que cela puisse se produire. Au bout de ces 20 années, le peuple se rend auprès de l’Éternel, non pas pour se plaindre, mais pour confesser sa condition. L’absence de Dieu fait souvent ressentir la valeur de Celui dont la présence n’était pas appréciée. Pendant tout ce temps, Samuel a lui aussi attendu. Il a attendu le moment où l’Esprit de Dieu pourra agir au sein du peuple.

La première chose que fait l’Esprit, c’est de révéler le peuple à lui-même. Le temps d’attente n’est pas du temps perdu. Cette œuvre de l’Esprit de Dieu sera le résultat de l’intercession constante de Samuel. Samuel reste dans l’ombre pendant les années de sa vie qui, à en juger par son âge, sont les plus ambitieuses pour les autres, aujourd’hui aussi.

Le peuple demande non pas l’arche en tant que symbole, mais l’Éternel Lui-même. Ce faisant, ils sont très en avance sur la masse de la chrétienté moderne avec son penchant pour les images de saints et d’autres folies, et la confiance qu’elle leur accorde.

3 - 4 Les Israélites servent l’Éternel seul

3 Samuel dit à toute la maison d’Israël : Si de tout votre cœur vous retournez à l’Éternel, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers et les Ashtoreths, attachez fermement votre cœur à l’Éternel et servez-le lui seul ; et il vous délivrera de la main des Philistins. 4 Les fils d’Israël ôtèrent les Baals et les Ashtoreths, et ils servirent l’Éternel seul.

Quand l’œuvre de l’Esprit de Dieu se manifeste, Samuel arrive. Le moment d’agir est venu. Samuel transmet les paroles du prophète. Il précise toutes les mauvaises choses qui sont la cause de la domination des Philistins sur eux. Les Philistins sont une verge disciplinaire dans la main de Dieu pour son peuple.

Dans ce que Samuel dit au peuple, nous voyons que la repentance a trois caractéristiques :

1. ôter les dieux étrangers, c’est-à-dire se séparer du mal ;

2. attacher le cœur à l’Éternel pour se laisser enseigner par Lui sur la cause du mal, avoir la bonne disposition : un esprit brisé et un cœur brisé et humilié ;

3. servir l’Éternel seul, c’est-à-dire se consacrer entièrement à Lui.

Si ces caractéristiques sont présentes, nous pouvons avoir la certitude d’être délivrés du joug des ennemis.

Ce qui se passe ici à l’époque du dernier juge ne s’est pas produit pendant toute la période des juges. Dans la chrétienté, certaines choses répréhensibles ont été ôtées, mais pas toutes. Cela n’arrive que dans le cas d’un jugement complet de soi, comme ici avec Israël. Le peuple renonce à ses mauvaises relations, les rompt et devient ainsi libre d’aller faire l’œuvre de l’Éternel, ou plutôt de laisser cette œuvre se faire d’abord en lui-même. Un tel sentiment se retrouve aussi au début de l’église.

5 - 9 Samuel prie pour le peuple

5 Samuel dit : Assemblez tout Israël à Mitspa, et je prierai l’Éternel pour vous. 6 Ils s’assemblèrent à Mitspa et ils puisèrent de l’eau qu’ils répandirent devant l’Éternel ; ils jeûnèrent ce jour-là et dirent en ce lieu : Nous avons péché contre l’Éternel. Samuel jugea les fils d’Israël à Mitspa. 7 Les Philistins apprirent que les fils d’Israël s’étaient assemblés à Mitspa, et les princes des Philistins montèrent contre Israël ; les fils d’Israël l’apprirent et eurent peur des Philistins. 8 Les fils d’Israël dirent à Samuel : Ne cesse pas de crier pour nous à l’Éternel, notre Dieu, afin qu’il nous sauve de la main des Philistins. 9 Samuel prit un agneau de lait et l’offrit tout entier à l’Éternel en holocauste ; Samuel cria à l’Éternel pour Israël, et l’Éternel l’exauça.

Voici l’étape suivante. Le peuple est appelé à Mitspa, et non plus à Silo. C’est ici que commence quelque chose de nouveau. Mitspa signifie ‘tour de guet’. Le peuple se tourne vers quelque chose de nouveau, qui se trouve dans l’avenir, mais dont il ignore encore le contenu. Ce nouveau commencement débute par la prière. C’est toujours ainsi lors d’un réveil. L’origine se trouve toujours dans une prière fervente. Dans l’Ancien Testament, Moïse et Samuel sont des exemples de grands intercesseurs en faveur du peuple de Dieu (Psa 99:6 ; Jér 15:1a).

L’homme qui parle au peuple de la part de Dieu est aussi homme qui va vers Dieu de la part du peuple. L’homme en qui réside la Parole de Dieu et qui l’utilise fidèlement sait aussi comment user du privilège de l’intercession sacerdotale. Ce qu’il a d’abord fait personnellement et en secret, il veut maintenant le faire publiquement. La détresse générale, le danger général et, surtout, le recours général à Dieu rassemblent le peuple. Toutes les autres rencontres sont inutiles dans ce cas.

Puiser l’eau et la répandre est aussi un acte inédit. Cela ne signifie pas que c’est mal. Ce n’est pas un sacrifice pour le péché, mais l’esprit du sacrifice pour le péché est confirmé par cet acte. C’est cela que nous devrions juger, et non le fait que quelque chose corresponde à notre idée de ce qui est bien. L’Esprit de Dieu est libre dans son œuvre (cf. Jn 3:8) et nous ne devrions pas vouloir Lui imposer notre intelligence dans le processus.

Le sens est évident en 2 Samuel 14 : « Car nous mourrons, c’est certain, nous qui sommes comme de l’eau versée sur la terre, qu’on ne peut recueillir » (2Sam 14:14a ; cf. 1Sam 1:15 ; Psa 62:9a ; Lam 2:19). L’eau répandue représente la faiblesse de l’homme dans sa nature. Lorsque l’eau a été répandue, on ne peut plus la recueillir. Cela s’applique au Seigneur Jésus lorsqu’Il répand son âme, sa vie, dans la mort (Psa 22:15 ; Ésa 53:12). Il semble que tout soit fini pour Lui. Mais Dieu a recueilli cette eau, pour ainsi dire, en Le ressuscitant d’entre les morts. Par conséquent, nous pouvons maintenant puiser « de l’eau avec joie aux fontaines du salut » (Ésa 12:3).

La confession « nous avons péché contre l’Éternel » est générale et donc vague. Sous cette confession peuvent se cacher des formes de mal spécifiques qui n’ont pas encore été révélées et qui doivent encore être jugées selon la sainte parole de Dieu. C’est ce que fait Samuel lorsqu’il les juge. Il les juge en leur expliquant la parole de Dieu. Ce même Samuel qui prie est aussi le docteur qui enseigne. Son enseignement est accompagné de ses prières.

Les Philistins se trompent complètement sur ce qui se passe en Israël. Ils pensent que le peuple se rassemble pour se battre contre eux. Mais Israël a peur des Philistins. Bien que les ennemis se trompent, il ne peut en être autrement, ils ont donc aussi raison. L’humiliation devant Dieu est en réalité une déclaration de guerre contre l’ennemi. L’humilité impressionne l’ennemi ; sur elle, il n’a aucune prise. L’humilité ne peut être vaincue, car en elle, le Seigneur est du côté de son peuple.

L’ennemi réagit lorsqu’il constate que le peuple de Dieu reste uni à Dieu. L’ennemi ne tolère aucune action qui place le peuple de Dieu dans une position reconnue par Dieu. Dans leur détresse, les Israélites font appel au prophète de Dieu et à l’intercesseur auprès de Dieu, et demandent qu’il prie pour eux. Ils ont une grande confiance en Samuel parce qu’ils reconnaissent en lui un homme de prière et un saint homme de Dieu. Ils font appel à lui comme intercesseur parce qu’ils savent que l’intercession sera plus efficace que n’importe quelle grande armée.

Samuel a déjà prié, mais le peuple attend qu’il continue à intercéder. Ils reconnaissent la puissance de « la fervente supplication du juste » car elle « peut beaucoup » (Jac 5:16b). Ils savent que leur salut doit venir de l’Éternel, qui seul peut les délivrer, et qu’il faut Le rechercher pour cela. Ils reconnaissent le lien de Samuel avec l’Éternel.

C’est une meilleure attitude que lorsqu’ils pensaient, dans leur orgueil, pouvoir aller au combat en utilisant l’arche (1Sam 4:1-3). Maintenant, ils réalisent leur impuissance et ont recours à la prière. Ainsi, un Josaphat en prière, entouré de femmes et d’enfants (2Chr 20:3-5,13), et un Ézéchias en prière, vêtu d’une robe de deuil (Ésa 37:1), sont plus dangereux pour l’ennemi que tous les soldats prêts pour la guerre.

Samuel offre un holocauste. C’est un agneau de lait, un nouveau-né qui boit encore le lait de sa mère. Cela est une image de la faiblesse. Le seul autre endroit où on la trouve est dans une scène qui décrit le royaume de paix (Ésa 65:25a). Sur la base de cet agneau de lait, Samuel s’adresse à Dieu pour intercéder en faveur du peuple. L’agneau est aussi sacrifié pour rétablir le peuple et le ramener dans la faveur de Dieu.

Le Seigneur Jésus « a été crucifié en faiblesse » (2Cor 13:4). Nous avions besoin de quelqu’un d’aussi faible parce que nous étions nous-mêmes si petits. Dieu ne méprise pas notre faible foi, mais dans sa grâce, Il vient jusqu’à nous, dans notre faiblesse. Le Seigneur Jésus a vécu dans une totale dépendance à l’égard de Dieu, Il Lui était entièrement consacré et, en tant que bébé, Il était dépendant des soins de sa mère. C’est ainsi que Dieu a préparé le salut de l’homme.

10 - 14 Israël bat les Philistins

10 Comme Samuel offrait l’holocauste, les Philistins s’approchèrent pour livrer bataille à Israël. L’Éternel fit tonner ce jour-là un grand tonnerre sur les Philistins et les mit en déroute ; ils furent battus devant Israël. 11 Les hommes d’Israël sortirent de Mitspa, poursuivirent les Philistins et les frappèrent jusqu’au-dessous de Beth-Car. 12 Samuel prit une pierre qu’il plaça entre Mitspa et le rocher ; il l’appela du nom d’Ében-Ézer et dit : L’Éternel nous a secourus jusqu’ici. 13 Les Philistins furent abaissés et ils n’entrèrent plus dans le territoire d’Israël ; la main de l’Éternel fut sur les Philistins pendant tous les jours de Samuel. 14 Les villes que les Philistins avaient prises sur Israël retournèrent à Israël, depuis Ékron jusqu’à Gath ; Israël délivra aussi leur territoire de la main des Philistins. Et il y eut paix entre Israël et l’Amoréen.

L’ennemi attaque lorsque l’holocauste est offert. En même temps, c’est précisément pour cela que Dieu intervient et agit en faveur de son peuple, qui ne peut rien faire par lui-même. L’ennemi ne connaît pas les pensées de Dieu concernant son Fils. Dieu apparaît en majesté quand, à l’image de l’holocauste, la gloire du Seigneur Jésus Lui est présentée et qu’Il voit son peuple en son Fils.

Le peuple se tait en voyant le salut de l’Éternel, comme lors du passage de la mer Rouge (Exo 14:13-14). L’Éternel agit en faveur de son peuple par un puissant tonnerre, ce qu’Anne avait prophétisée (1Sam 2:10). Sa voix déconcerte l’ennemi. La victoire appartient à l’Éternel. C’est à Lui que revient l’honneur, et non au peuple.

Le peuple peut bénéficier des résultats de l’œuvre que Dieu a accomplie pour lui. « Beth-Car » signifie ‘maison de l’agneau’. C’est à cet endroit que l’ennemi est vaincu. Cela montre en image que la victoire s’étend aussi loin que la puissance du sacrifice de l’agneau. Concrètement, cela signifie que l’ennemi sera toujours tenu à distance, loin de nous, à mesure que nous connaîtrons Christ, dont cet agneau parle, de plus en plus. C’est là que se trouve le repos de la maison dont les fondations ont été posées par l’agneau. De cette maison, l’agneau est le fondement et, dans cette maison, l’agneau est central.

« Ében-Ézer » signifie ‘pierre de secours’. Par cette appellation, Samuel indique le secours de Dieu que le peuple a pu expérimenter à chaque pas, en suivant le chemin de Dieu. Cette pierre devient un souvenir du secours de l’Éternel. Placer la pierre, c’est comme le témoignage de Paul devant Agrippa : « Ayant donc reçu le secours qui vient de Dieu, me voici debout jusqu’à ce jour » (Act 26:22). Cela peut aussi être notre témoignage chaque fois que nous réalisons que nous avons pu surmonter des difficultés grâce au secours de Dieu, sur notre chemin de foi.

Le lieu où l’arche a d’abord été capturée par les Philistins, et où ils ont vaincu Israël (1Sam 5:1), devient maintenant le lieu du témoignage de l’Éternel qui a vaincu les Philistins. Les Philistins pourraient penser qu’un homme de prière a la même puissance qu’un peuple qui apporte l’arche par superstition dans l’armée. Mais Samuel n’est pas Hophni ni Phinées. La foi de l’homme de Dieu qui offre le sacrifice attribue à Dieu la valeur de ce sacrifice. Il ne s’agit pas d’un signe extérieur, mais d’une foi intérieure. Avec elle, Dieu s’engage et c’est sur cette base qu’Il délivre son peuple de ses ennemis.

Il n’y a probablement pas eu de victoire remportée par Israël aussi remarquable que celle-ci. L’Éternel les avait humiliés, presque exterminés. Ils ne comptaient plus sur leurs propres forces. Et maintenant, par une intercession miraculeuse de Samuel, Il les élève et abaisse les oppresseurs orgueilleux dans la poussière. Dieu pousse les nations et les individus à l’humiliation la plus totale pour montrer sa grâce et sa miséricorde à son peuple. Il le fait par une délivrance soudaine de leur destruction, alors que toute aide humaine a manifestement échoué.

Tant que Samuel est au pouvoir, la main de l’Éternel agit contre l’ennemi. En image, cela nous montre que tant que nous nous consacrons à la parole de Dieu, l’Éternel se battra pour nous contre l’ennemi, ne lui laissant aucune chance de nous nuire. Et ce n’est pas tout. Nous récupérons aussi certaines bénédictions spirituelles que nous avons perdues à cause de notre infidélité. C’est ce que nous voyons ici avec Israël. Israël récupère le territoire qu’il avait perdu.

Le fait qu’ils fassent la paix avec les Amorites n’est cependant pas une question de foi. Ils sont revenus à Dieu, mais leurs œuvres ne sont malheureusement pas parfaites. Une excuse, comme si les temps avaient changé, ne s’applique pas quand Dieu a établi qu’une chose est mauvaise (Deu 7:1-2).

15 - 17 Samuel juge Israël

15 Samuel jugea Israël tous les jours de sa vie. 16 Il allait d’année en année faire le tour, à Béthel, et à Guilgal, et à Mitspa, et jugeait Israël dans tous ces lieux-là ; 17 puis il s’en retournait à Rama, car là était sa maison, et là aussi il jugeait Israël ; il bâtit là un autel à l’Éternel.

Samuel ne se distingue pas par le fait d assis sur un siège, comme nous le lisons à propos d’Éli (1Sam 4:13). Il travaille avec diligence et n’a pas le temps de s’engraisser comme Éli. Tel un père envers son peuple, il rend visite à ses enfants dans différents lieux. Il les enseigne pour le bien de leur âme.

Les quatre villes mentionnées ici représentent en quelque sorte les quatre étapes de la vie du peuple de Dieu. Nos vies aussi se déroulent entre ces étapes.

1. « Béthel » signifie ‘maison de Dieu’. Nous y reconnaissons « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant » (1Tim 3:15), dans laquelle nous nous trouvons. C’est la maison où Dieu habite et où nous pouvons demeurer auprès de Lui (Éph 2:19). La conscience de sa présence sanctifie notre vie. Sa maison est caractérisée par la sainteté. C’est à Béthel que Jacob a rencontré Dieu (Gen 28:10-19 ; 35:1-15). Connaissons-nous cette vérité et est-elle toujours devant nos yeux ? C’est une vérité qui concerne tous les croyants, tous les saints.

2. « Guilgal » signifie ‘roulement’ (Jos 5:9). Chaque année, Samuel se rend à ce lieu pour prêcher. En image, cela montre que le peuple doit vivre dans un jugement de soi permanent. Nous devons rester conscients « qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien » (Rom 7:18a). Nous mettons en pratique la signification de ‘Guilgal’ en nous détachant de la diffamation du monde, ce qui signifie renoncer à tout lien avec lui. C’est réaliser que nous avons été jugés par le jugement tombé sur Christ : « C’est en lui aussi que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ » (Col 2:11). C’est aussi là que s’est déroulé le jugement du monde. Cela devrait se refléter dans le ministère prophétique.

3. « Mitspa » signifie ‘ tour de guet’ et suggère qu’après chaque déclin, Dieu accorde la grâce d’un nouveau départ. Nous ne devons pas nous attarder sur ce qui a été ôté, la chair, sinon nous risquons de retomber sous son pouvoir. C’est pourquoi Mitspa succède à Guilgal. Nous devons rester vigilants et sobres, de peur que l’ennemi ne nous surprenne à nouveau. Dieu nous donne la vision – la fonction d’une tour de guet est de regarder ce qui est à venir – d’un nouveau départ, d’un avenir glorieux. Mitspa enseigne aux croyants à toujours regarder en avant vers la venue du Seigneur Jésus et à organiser leur vie en conséquence.

4. « Rama » signifie ‘hauteur’. Ce n’est pas le lieu où Samuel se rend, mais celui où il habite. Cela montre qu’il s’agit de vivre selon les principes spirituels que nous trouvons dans la lettre aux Éphésiens. En pratique, il s’agit de chercher « ce qui est en haut » (Col 3:1). C’est à cette habitation que nous devons parvenir après notre parcours dans les lieux précédents. Cela conduit à une vie céleste séparée sur terre, « car notre cité à nous se trouve dans les cieux » (Php 3:20).

Dans le lieu où il habite, Samuel bâtit un autel. Samuel est un véritable sacrificateur. Il n’est pas absorbé par son service au point d’oublier sa communion personnelle avec Dieu dans l’adoration, la prière et l’intercession. Cet esprit qui anime le peuple de Dieu ne peut qu’être une bénédiction.

Le service est important et nécessaire, mais il n’est fructueux que s’il découle d’une communion personnelle avec Dieu. Sinon, le service dégénère en activité charnelle. En cas de succès, l’orgueil suit ; en cas d’échec, le découragement et l’abandon s’ensuivent. Il faut espérer que chaque serviteur de Christ ait son autel en rapport avec son travail pour Dieu et son peuple.

Lis la suite dans 1 Samuel 8

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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