1 Samuel

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1 Samuel 6

Le roi de Dieu

1 - 2 Que faire de l’arche ? 3 - 6 L’arche doit être renvoyée avec un sacrifice pour le délit 7 - 12 Un chariot neuf et deux vaches qui allaitent 13 - 15 L’arche arrive dans le pays 16 - 18 Les princes retournent chez eux 19 La sainteté de l’arche 20 - 21 L’arche est indésirable

1 - 2 Que faire de l’arche ?

1 L’arche de l’Éternel fut sept mois dans le pays des Philistins ; 2 et les Philistins appelèrent les sacrificateurs et les devins, disant : Que ferons-nous de l’arche de l’Éternel ? Faites-nous savoir comment nous la renverrons chez elle.

Après une période de sept mois, un temps plein, les Philistins consultent leurs esprits les plus brillants. Auparavant, les princes des Philistins avaient agi. Maintenant, ils font appel à leurs sacrificateurs et à leurs devins. En aucun cas, l’homme religieux et naturel ne se tourne vers le vrai Dieu, seule source de lumière existante. Après l’aspect politique, voici l’aspect religieux. On retrouve aussi cette association politique et religieuse chez Pilate et les principaux sacrificateurs lors de la condamnation du Seigneur Jésus, dont l’arche est une belle image.

Dans chaque cas, ils cherchent à se débarrasser de l’arche, donc à se débarrasser de Dieu. C’est toujours ce que veut l’homme qui refuse de se prosterner devant le Seigneur Jésus, bien qu’il doive reconnaître sa majesté, car il ne peut la nier. Il peut réussir à exclure Dieu pendant un certain temps, mais pas éternellement. La rencontre finale aura lieu, puis il sera envoyé en enfer.

3 - 6 L’arche doit être renvoyée avec un sacrifice pour le délit

3 Ils dirent : Si vous renvoyez l’arche du dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide ; ne manquez pas de lui rendre un sacrifice pour le délit ; alors vous serez guéris et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. 4 Ils dirent : Quel est le sacrifice pour le délit que nous lui rendrons ? Ils répondirent : Selon le nombre des princes des Philistins, cinq hémorroïdes d’or et cinq souris d’or ; car un même fléau a été sur vous tous et sur vos princes. 5 Vous ferez des représentations de vos hémorroïdes, et des représentations de vos souris qui détruisent le pays, et vous donnerez gloire au dieu d’Israël. Peut-être allégera-t-il sa main sur vous, sur vos dieux, et sur votre pays. 6 Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme les Égyptiens et le Pharaon ont endurci leur cœur ? Après que [le dieu d’Israël] eut agi puissamment parmi eux, ne laissèrent-ils pas aller [les Israélites] ? et ils s’en allèrent !

Bien qu’ils ne connaissent rien du service rendu à Dieu en Israël, ils proposent d’offrir un sacrifice pour le délit. Cela signifie que leur conscience a été touchée. Dans leur folie, ils croient qu’une représentation suffit. Leur sacrifice pour le délit n’est pas non plus un sacrifice sanglant, mais consiste à présenter des figurines représentant leurs fléaux. On peut comparer cela à l’utilisation de figurines, qui ont aujourd’hui une grande importance dans le catholicisme romain. Ce qui est concret, tangible, est souvent préféré au spirituel, qui ne l’est pas. Les représentations impliquent aussi des impuretés.

De toute manière, leur sacrifice est une insulte et une abomination pour Dieu. Leur proposition correspond à leur idolâtrie, mais n’est pas selon Dieu. Ils n’ont aucune idée de la signification du véritable sacrifice pour le délit. Les Philistins sont plus préoccupés par leurs corps souffrants que par leurs âmes malades. Ils n’agissent que dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. Leur ‘sacrifice’ n’est rien d’autre qu’un rappel de leurs afflictions.

Ils décident que le sacrifice pour le délit doit consister en une hémorroïde et une souris par prince. Les hémorroïdes touchaient leur corps, et les souris leur pays. Les souris étaient probablement le fléau qui a provoqué la désolation de leur moisson, car c’était la période de la moisson (verset 13). Ils comprennent que les hémorroïdes et les souris leur ont été envoyées par Dieu. En se faisant une représentation de chacune et en l’envoyant en guise de sacrifice pour le délit, ils le reconnaissent.

Ce qui leur arrive leur rappelle ce qui s’était passé en Égypte. Cependant, cela n’a pas eu d’effet pour les amener à se convertir, pas plus que cela n’en avait eu pour le Pharaon à l’époque. Telle est la nature de l’homme. Sans se repentir, ils veulent se débarrasser des fléaux. Les Égyptiens aussi voulaient se débarrasser au plus vite des Israélites et leur apportaient des présents.

La partie du monde dans laquelle nous vivons est aussi ravagée par des fléaux. De nouvelles maladies apparaissent sans cesse. Cependant, il ne vient pas à l’esprit des gens que ces fléaux soient permis par Dieu pour parler aux hommes. On peut supposer que les fléaux qui s’abattent sur les pays chrétiens sont en partie la conséquence du rejet du Seigneur Jésus et de la parole de Dieu par les théologiens libéraux.

7 - 12 Un chariot neuf et deux vaches qui allaitent

7 Maintenant, faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent, sur lesquelles le joug n’a jamais été mis. Attelez les vaches au chariot et faites ramener à la maison leurs petits d’auprès d’elles. 8 Prenez l’arche de l’Éternel et mettez-la sur le chariot, mettez dans un coffret, à côté d’elle, les objets d’or que vous lui rendez comme offrande pour le délit ; puis vous la renverrez, et elle s’en ira. 9 Alors vous verrez : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Shémesh, c’est [l’Éternel] qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, [mais] que c’est une chose accidentelle qui nous est arrivée. 10 Les hommes firent ainsi : ils prirent deux vaches qui allaitaient, les attelèrent au chariot et enfermèrent leurs petits dans la maison ; 11 ils mirent sur le chariot l’arche de l’Éternel et le coffret, avec les souris d’or et les représentations de leurs hémorroïdes. 12 Et les vaches allèrent tout droit par le chemin, du côté de Beth-Shémesh ; elles suivirent une seule route, marchant et mugissant, et elles ne se détournèrent ni à droite ni à gauche ; les princes des Philistins allèrent après elles jusqu’à la frontière de Beth-Shémesh.

Les Philistins veulent désormais avoir la certitude absolue qu’ils ont affaire à Dieu. Eux-mêmes ne veulent pas ramener l’arche. Ils pensent ne pas pouvoir le faire, car chaque déplacement leur a causé des ennuis. Leur solution convient à l’homme naturel qui ne possède pas la lumière de Dieu.

Il leur semble indécent et inapproprié d’utiliser pour le culte de Dieu quelque chose qui a déjà servi à un usage profane. Dans le culte de Dieu, tout doit être saint, c’est-à-dire mis à part de l’usage courant et consacré entièrement au service de Dieu. C’est pourquoi ils utilisent un chariot neuf. Ils ne sont pas punis pour cette raison, contrairement à David qui le sera plus tard par la mort d’Uzza, lorsqu’il touchera l’arche (2Sam 6:3,6-7). En tant qu’Israélites, ils auraient dû être mieux informés.

Les Philistins se demandent encore si tout ce qui est arrivé jusqu’ici n’était qu’une coïncidence. Un vrai chrétien ne ferait pas cela. Les Philistins veulent des confirmations. Dieu se joint à eux et leur montre clairement qu’Il est à l’œuvre. Mais cela n’a aucun effet sur leur relation avec Lui.

En utilisant des vaches qui allaitent pour tirer le chariot, il est humainement impensable que l’arche puisse quitter le pays en toute sécurité. Cela ressort clairement des faits décrits. Il s’agit de vaches qui :

1. ne sont pas habituées au joug,

2. ne connaissent pas le chemin menant à Beth-Shémesh,

3. n’ont personne pour les guider,

4. possèdent le fort instinct de retourner auprès de leurs petits – c’est pourquoi elles marchent en « mugissant » – et

5. ont aussi l’instinct de rentrer à leurs propres étables.

Pourtant, elles « allèrent tout droit par le chemin, du côté de Beth-Shémesh ; elles suivirent une seule route ». Cela prouve qu’une main invisible et puissante les conduit, la main irrésistible de leur Créateur. Les pulsions naturelles sont vaincues par la puissance spirituelle.

Toutes « les bêtes sur mille montagnes » appartiennent à Dieu (Psa 50:10). Les bêtes font ce qu’Il veut. Un poisson délivre une pièce de monnaie lorsque le Seigneur Jésus en a besoin (Mt 17:27). De même, un âne se tient prêt à Le porter (Mc 11:2-6). Il ordonne à un poisson d’héberger Jonas pendant trois jours et trois nuits, et à un ver de lui donner une leçon (Jon 2:1 ; 2:10 ; 4:7). Il utilise un lion pour tuer un prophète désobéissant, et interdit au lion de mettre le prophète en pièces (1Roi 13:24,28). Il a aussi fermé la gueule des lions dans la fosse où se trouvait Daniel (Dan 6:23).

Les princes de la ville, qui ont cherché à dominer l’arche, n’ont d’autre choix que de la suivre, comme des esclaves. Là où ils ont agi avec orgueil, Dieu s’est montré bien au-dessus d’eux. Nous pouvons tirer un enseignement des bêtes envoyées par les princes de la ville, mais gouvernées par Dieu.

Avons-nous suffisamment de discernement spirituel pour nous laisser guider par l’Esprit de Dieu, malgré nos motivations naturelles ? L’intention de Dieu est de ramener l’arche à son peuple. Il le fait spirituellement aujourd’hui, en faisant prêcher le Seigneur Jésus par des personnes qui se laissent guider par Lui.

Il se peut qu’il y ait peu d’intelligence, mais s’il y a un abandon à Lui, Il ramènera le Seigneur Jésus à son peuple. C’est ainsi que Dieu a toujours trouvé des personnes pour que son Fils soit à nouveau le centre de l’église. Un réveil implique que son Fils redevienne le centre du cœur des siens. Lorsque le Seigneur Jésus n’est plus au centre, la consécration disparaît.

13 - 15 L’arche arrive dans le pays

13 Ceux de Beth-Shémesh moissonnaient les blés dans la vallée ; ils levèrent leurs yeux et virent l’arche, et se réjouirent en la voyant. 14 Le chariot vint au champ de Josué, le Beth-Shémite, et s’arrêta là. Il y avait là une grande pierre ; ils fendirent le bois du chariot et offrirent les vaches en holocauste à l’Éternel. 15 Les Lévites avaient descendu l’arche de l’Éternel et le coffret qui était auprès, dans lequel étaient les objets d’or ; ils les mirent sur la grande pierre. Les hommes de Beth-Shémesh offrirent en ce jour des holocaustes et sacrifièrent des sacrifices à l’Éternel.

L’arche arrive à Beth-Shémesh, une ville lévitique où vivent les Kehathites. Ce sont précisément ces Lévites que Dieu a désignés pour porter l’arche (Nom 3:29-31 ; Jos 21:10,16). C’est là que Dieu conduit l’arche, et non à Silo. Dieu sait à qui Il peut confier la gloire de son Fils. Lorsque l’arche arrive à Beth-Shémesh, les habitants de la ville, les Lévites, sont occupés à rentrer la moisson de blé.

Ici, les Lévites travaillent dans les champs. Ils s’affairent à moissonner le blé. Le blé évoque le résultat de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus (Jn 12:24). Ce résultat, ce sont tous les croyants, tous ceux qui, par la foi au Seigneur Jésus, L’ont reçu comme leur vie. Le Seigneur Jésus est le grain de blé tombé en terre et mort. En conséquence, Il a produit beaucoup de fruit.

L’arche vient là où les gens rentrent la moisson, là où ils sont occupés par les bénédictions que Dieu a accordées au pays. Nous retrouvons une situation semblable avec Gédéon (Jug 6:11), puis avec les bergers qui veillent sur leurs troupeaux la nuit de la naissance du Sauveur, à qui la bonne nouvelle est annoncée (Lc 2:8-10), et aussi avec les disciples occupés à leur travail quotidien lorsque le Seigneur les appelle (Mt 4:18-22). Les habitants de Beth-Shémesh se réjouissent en voyant l’arche (cf. Jn 20:20). Mais l’arche leur a-t-elle vraiment manqué et l’ont-ils cherchée, comme David plus tard (Psa 132:3-5) ?

C’est une grâce imméritée lorsque la présence de l’Éternel se manifeste à nouveau. Sans l’avoir cherchée, sans s’être battus pour elle, sans avoir payé de rançon, l’arche, symbole de la présence de Dieu, leur est revenue. Ils ne l’avaient jamais vue, mais d’après la description qu’ils en connaissaient et son éclat, ils doivent comprendre qu’il s’agit bien de l’arche. Il en sera toujours ainsi avec la foi.

Les vaches sont offertes en holocauste. Elles ont servi à ramener l’arche vers le peuple et sont maintenant offertes à Dieu. Les Lévites, en image, ont offert le Seigneur Jésus comme un holocauste parfait à Dieu. Ils ont aussi offert des sacrifices. Un sacrifice de prospérités est une image de la communion. Cette communion peut être particulièrement vécue par nous, chrétiens, à la table du Seigneur lorsque nous célébrons la cène.

Le bois du chariot est fendu (cf. 1Roi 19:21). Les moyens qui ont servi à ramener l’arche sont aussi utilisés pour honorer Dieu. Maintenant, le bois sert à brûler les sacrifices, les faisant monter vers Dieu comme une odeur agréable (Lév 1:7-9).

16 - 18 Les princes retournent chez eux

16 Les cinq princes des Philistins ayant vu cela s’en retournèrent à Ékron ce jour-là. 17 Ce sont ici les hémorroïdes d’or que les Philistins rendirent à l’Éternel comme offrande pour le délit : une pour Asdod, une pour Gaza, une pour Askalon, une pour Gath, une pour Ékron ; 18 et les souris d’or, selon le nombre de toutes les villes des Philistins appartenant aux cinq princes, depuis les villes fortifiées jusqu’aux villages des campagnards ; et [ils les amenèrent] jusqu’à la grande [pierre d’]Abel, sur laquelle ils posèrent l’arche de l’Éternel ; elle est jusqu’à ce jour dans le champ de Josué, le Beth-Shémite.

Les expressions de joie et le sacrifice des animaux se déroulent sous le regard attentif des Philistins. Nous pouvons y voir l’image du rassemblement à la table du Seigneur, ainsi que l’annonce de sa mort, également observées par les incrédules. Ceux-ci n’y participent pas et s’en détournent. Ils ne veulent pas non plus y prendre part. Leur cœur n’a pas changé, même s’ils ont vu la preuve la plus évidente de l’œuvre de Dieu.

Une fois de plus, le sacrifice pour le délit est mentionné, en précisant en quoi il consiste et au nom de qui il est offert. La réparation, sous la forme de ce sacrifice pour le délit, est le résultat de leur sagesse humaine. Elle demeure aussi un témoignage constant de leur reconnaissance envers Dieu qui est présent, et de leur refus de s’incliner devant Lui, malgré des preuves évidentes.

19 La sainteté de l’arche

19 [L’Éternel] frappa des hommes de Beth-Shémesh, car ils regardèrent dans l’arche de l’Éternel ; il frappa du peuple 70 hommes ; et le peuple mena deuil, parce que l’Éternel avait frappé le peuple d’un grand coup.

Les événements prennent une tournure inattendue. La joie se transforme en deuil, car le peuple est frappé par le jugement de Dieu. Que s’est-il passé ? Le peuple a regardé dans l’arche, ce qui est strictement interdit. Nous avons ici le principe important selon lequel plus une personne ou une société est éclairée sur les choses de Dieu, plus le jugement de Dieu sera sévère en cas de transgression. Ils savent qu’ils ne doivent pas regarder dans l’arche.

Il est possible que, dans leur enthousiasme, les sacrificateurs, les Lévites et le peuple aient oublié la sainteté de Dieu et n’aient pas respecté ses préceptes. Mais un enthousiasme compréhensible ne doit jamais nous pousser à considérer ce qui est saint comme ordinaire. Dieu maintient son honneur envers les Philistins d’une manière qui leur convient. Ici, Il le fait de la manière qui convient à son peuple. Il se sanctifie en ceux qui s’approchent de Lui (Lév 10:1,3,9).

20 - 21 L’arche est indésirable

20 Les hommes de Beth-Shémesh dirent : Qui peut tenir devant l’Éternel, ce Dieu saint ? Et vers qui montera-t-il hors de chez nous ? 21 Ils envoyèrent des messagers aux habitants de Kiriath-Jéarim, disant : Les Philistins ont ramené l’arche de l’Éternel : descendez, faites-la monter vers vous.

Le peuple réagit comme les Philistins. Il veut aussi se débarrasser de l’arche, maintenant qu’il a été en contact avec sa sainteté. En est-il parfois de même pour nous ? Cela nous donne-t-il aussi parfois un sentiment étouffant lorsque nous nous rappelons que nous sommes constamment en présence de Dieu, qu’Il connaît chacune de nos pensées et de nos paroles, et qu’Il voit chacune de nos actions dans notre vie ?

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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