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Luc 5

Voici l'homme

Introduction 1 - 7 La pêche miraculeuse de poissons 8 - 11 Pêcheurs d’hommes 12 - 16 La purification d’un lépreux 17 - 26 La guérison d’un paralysé 27 - 32 L’appel de Lévi 33 - 35 Le jeûne 36 - 39 L’ancien et le nouveau

Introduction

Ce chapitre présente en quatre étapes comment une personne devient disciple, selon l’exemple du Seigneur Jésus. Pour cela, les événements sont regroupés sans tenir compte de l’ordre chronologique. Il débute par la condamnation de soi (versets 1-11), suivie de la purification (versets 12-16), puis du pardon et de la puissance (versets 17-25), après quoi vient l’appel au service (versets 27-32). Le chapitre se conclut par le résultat de tous les événements précédents, c’est-à-dire la présentation du nouveau qui remplace l’ancien (versets 35-39).

1 - 7 La pêche miraculeuse de poissons

1 Or il arriva, comme la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, que lui-même se tenait sur le bord du lac de Génésareth. 2 Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 3 Montant dans l’une des barques, qui était à Simon, il lui demanda de s’éloigner un peu de terre ; et après s’être assis, depuis la barque, il enseignait les foules. 4 Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. 5 Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole, je lâcherai le filet. 6 L’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se déchirait. 7 Alors ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider ; ceux-ci vinrent et remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient.

Le Seigneur prêche la parole de Dieu sur le bord du lac de Génésareth. Comme la foule se presse autour de Lui, Il manque de peu d’ être précipité dans le lac. Ici, Il n’utilise pas son pouvoir divin pour tenir les gens à distance, comme dans Luc 4 (Lc 4:30), mais Il se réfugie dans l’une des deux barques qu’Il aperçoit au bord du lac.

Alors qu’Il apporte la parole de Dieu, les pêcheurs lavent leurs filets. Ils semblent revenir de la pêche. Ils arrivent à point nommé, bien qu’ils soient déçus qu’une nuit entière de travail n’ait rien donné. Mais ils vont vivre de grandes choses. Le Seigneur monte à bord de l’une des barques sans rien demander. Il est le Seigneur. C’est la barque de Simon Pierre. Simon ne Lui demande pas ce qu’Il fait.

Le Seigneur demande à Simon de s’éloigner un peu de la terre. Simon obéit immédiatement. Il met à disposition sa barque, ses forces et son temps. Il devait être fatigué après une nuit de pêche, mais lorsque le Seigneur le demande, il fournit à nouveau un effort. Simon coopère ainsi à l’œuvre du Seigneur. Il lui donne l’occasion de s’asseoir dans sa barque et d’enseigner les multitudes depuis celle-ci. Mettons-nous aussi nos ressources, nos forces et notre temps à disposition pour permettre au Seigneur d’accomplir son œuvre et bénir autrui ?

Le discours du Seigneur prend fin. Il sait ce que les foules peuvent supporter. Maintenant, il est temps de passer à autre chose. Il va récompenser Simon pour sa coopération. Il lui dit d’aller en eau profonde et de lâcher ses filets pour la pêche. Il ne s’agit pas d’essayer de pêcher quelque chose, car Il a déjà fixé le résultat.

En tant que pêcheur expérimenté, Pierre ne peut s’empêcher de Lui faire remarquer qu’ils ont pêché toute la nuit, mais que tous leurs efforts n’ont rien donné. Ils ont agi comme d’habitude et ce sont des pêcheurs expérimentés. Il sait qu’ils ne réussiront certainement pas pendant la journée s’ils ont déjà échoué pendant la nuit. Toutefois, Simon commence sa réponse en reconnaissant le Seigneur comme « maître », c’est-à-dire son supérieur. C’est le titre de quelqu’un qui est au-dessus des autres. Le mot ‘maître’ utilisé ici n’apparaît que dans cet Évangile (Lc 5:5 ; 8:24,45 ; 9:33,49 ; 17:13).

Cette reconnaissance ouvre la voie à la bénédiction. Pierre a déjà constaté que la vieille méthode éprouvée ne fonctionne pas. Il doit désormais agir comme le Seigneur le lui indique. Parce que le maître le dit, il lâchera le filet. Il s’agit de la foi en la parole du Seigneur. Le résultat de l’obéissance est une bénédiction, une grande bénédiction. Le Seigneur a apporté tellement de poissons dans leurs filets qu’ils ne peuvent plus tous les contenir. Les ressources humaines sont trop limitées pour recevoir la bénédiction donnée par le Fils de Dieu.

Il y a tellement de poissons que l’autre barque est aussi remplie. Les deux barques sont pleines à ras bord. Elles sont si chargées qu’elles risquent de sombrer. Le Fils de Dieu bénit avec une mesure pleine et débordante.

Après la résurrection du Seigneur, Pierre reçoit à nouveau l’ordre de lâcher le filet, et cette fois le filet ne se déchire pas (Jn 21:11). Le fait que ce soit après la résurrection du Seigneur Jésus indique que le nouveau est arrivé. Là, seuls les poissons comptés sont retenus dans le filet.

8 - 11 Pêcheurs d’hommes

8 En voyant cela, Simon Pierre se jeta aux genoux de Jésus, disant : Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. 9 En effet, la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; 10 de même aussi Jacques et Jean, fils de Zébédée, associés de Simon. Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes. 11 Ayant alors mené les barques à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.

Simon Pierre reconnaît que le Seigneur a amené les poissons dans le filet. Il se retrouve soudain face à Dieu tout-puissant et omniscient. L’évidence de sa puissance le met à genoux. À sa lumière, il se voit comme un homme pécheur. Il reconnaît qu’il n’a pas sa place auprès de Lui. En même temps, il est aux genoux du Seigneur. Il est proche de Lui. Par conséquent, il sent que le Seigneur ne le renverra pas. Il sait que le Seigneur accepte un esprit brisé et ne méprise pas un cœur brisé et humilié (Psa 51:19). Cette conviction est l’œuvre du Saint Esprit. Le Saint Esprit présente la grandeur du Christ. L’homme qui voit cela se voit comme un pécheur.

En même temps, le Saint Esprit présente aussi l’attrait de Christ. Il est l’Homme auquel s’applique parfaitement la parole de Proverbes 19 : « Ce qui attire dans un homme, c’est sa bonté » (Pro 19:22). Cette parole peut très bien servir de titre à cet Évangile qui Le présente en tant qu’Homme. Le Seigneur est plein de bonté pour accueillir les pécheurs convaincus. Il les désire ardemment. L’homme qui voit cela sait qu’Il ne rejette pas un pécheur convaincu, mais qu’Il l’accepte. Plusieurs ont dit qu’ils avaient péché ou qu’ils étaient un homme pécheur, mais ils ne l’ont pas fait aux genoux du Seigneur Jésus, en se confiant à Lui, et c’est pourquoi ils n’ont jamais trouvé la paix.

La barque de Pierre a remonté le lac deux fois en vingt-quatre heures : une fois la nuit, car c’est à ce moment-là que les chances de faire une bonne pêche sont les plus élevées, et une fois pendant la journée, alors que les chances de faire une bonne pêche sont considérablement plus faibles. L’environnement est le même à ces deux occasions, les hommes aussi et les outils également. Seule une chose est différente : la deuxième fois, c’est Christ à bord. C’est ce qui fait toute la différence dans le résultat.

L’émerveillement devant la grande pêche s’est emparé de Simon et de tous ceux qui l’accompagnaient. Ils sont profondément impressionnés. Jacques et Jean sont encore mentionnés par leur nom. Ce sont des collègues professionnels de Simon et même des compagnons. Ils partagent la pêche et l’étonnement. Ils seront aussi appelés par le Seigneur à Le suivre en même temps que Pierre.

L’appel demeure toujours personnel. Luc montre comment le Seigneur appelle Simon. Il en est de même pour les autres. Le Seigneur rassure Simon, qui est à ses genoux. Il ne doit pas craindre sa grandeur. Regarder Christ et faire confiance à sa parole, c’est donner de l’espace à l’amour parfait qui chasse la crainte (1Jn 4:18). En même temps, c’est la bonne attitude avec laquelle le Seigneur peut agir. C’est pourquoi Il dit ensuite à Pierre qu’à partir de ce moment, il deviendra pêcheur d’hommes. Grâce à son expérience personnelle, Pierre est maintenant en mesure d’aller prendre les hommes en leur faisant comprendre la grandeur de Christ et leur propre état de péché.

Les pêcheurs terminent proprement leur travail quotidien, mènent les barques à terre. Puis ils quittent tout et Le suivent. Cela est dit si simplement, mais quel événement ! La rencontre avec le Seigneur Jésus et son appel entraînent un énorme changement dans leur vie. Il n’y a pas de considération, pas question de dire au revoir d’abord. L’appel du Seigneur est décisif. Ils peuvent s’en remettre à Lui pour les conséquences.

12 - 16 La purification d’un lépreux

12 Il arriva, comme il était dans une des villes, que voici un homme plein de lèpre. Voyant Jésus, il se jeta sur sa face et le supplia, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. 13 Jésus étendit la main, le toucha et dit : Je veux, sois net. Et aussitôt la lèpre se retira de lui. 14 Et il lui commanda de ne le dire à personne : Mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification selon ce que Moïse a ordonné, pour que cela leur serve de témoignage. 15 Mais sa renommée se répandait de plus en plus ; et de grandes foules s’assemblèrent pour l’entendre et pour être guéries de leurs infirmités ; 16 mais lui se tenait à l’écart dans les déserts et priait.

La reconnaissance des péchés, comme nous l’avons vu avec Pierre dans le récit précédent, ne suffit pas. Bien que ce soit la première étape nécessaire, quelque chose doit suivre. Il doit aussi y avoir la connaissance de la purification. C’est ce que nous enseigne la guérison du lépreux. Ainsi, la première expérience des disciples en suivant le Seigneur est la rencontre avec « un homme plein de lèpre ». La lèpre est une image des péchés dans lesquels l’homme vit. L’homme est plein de lèpre. Il est parvenu à un stade où il n’y a plus rien de pur en lui. C’est dans cet état qu’il peut être déclaré pur (Lév 13:12-13).

Dans cette image, c’est le pécheur qui ne cherche plus d’excuse pour ses péchés. Il reconnaît qu’il est irrémédiablement perdu. La seule chose qu’il peut encore espérer, c’est la grâce du Seigneur. La loi ne peut qu’établir la lèpre et fixer les conditions pour une personne qui a été purifiée de la lèpre. Il est impossible pour la loi de purifier un lépreux de sa lèpre. Cependant, cela est possible par la puissance de la grâce présente en Christ.

Lorsque le lépreux Le voit, il se jette sur sa face et Le supplie de le rendre pur. Le lépreux est convaincu que le Seigneur peut le faire, mais il ne sait pas s’Il le veut. L’homme ne fait pas appel à sa grâce en vain. Le Seigneur le touche et parle avec une autorité divine : « Je le veux, sois pur. » À cet ordre, la lèpre quitte immédiatement l’homme. Ici, la grâce opère une purification, comme d’abord avec la conviction du péché chez Pierre (verset 8). Ainsi, le Seigneur est capable de résoudre le problème du péché dans la vie de chaque homme et de le purifier de ses péchés. Pour cela, Il a accompli l’œuvre sur la croix.

Dans le sacrifice que l’homme doit offrir pour sa purification, Il en témoigne. Il n’est pas autorisé à rendre publique sa guérison. Cependant, le Seigneur veut que le témoignage de la purification soit rendu aux chefs religieux. C’est pourquoi Il envoie l’homme aux sacrificateurs. Les sacrificateurs devront reconnaître ce qui est arrivé au lépreux. Par conséquent, ils devront reconnaître l’intervention de Dieu, c’est-à-dire que le Seigneur Jésus est Dieu. Après tout, qui peut purifier la lèpre si ce n’est Dieu seul (2Roi 5:7) ? Dans le sacrifice que l’homme doit offrir, il honore aussi Dieu pour la purification.

La guérison du lépreux ne passe pas inaperçue. Tous ceux qui le connaissaient voient par lui qu’il est guéri. En conséquence, on parle du Seigneur dans un cercle de plus en plus large. Beaucoup veulent L’entendre et être guéris de leurs maladies par Lui. La grâce attire les hommes. La grâce s’écoule aussi généreusement de Lui.

En tant qu’Homme dépendant, le Seigneur prend aussi du temps pour la communion avec Dieu dans la prière. Pour cela, Il se retire dans la solitude. Ensuite, Il se remet au service de l’homme.

17 - 26 La guérison d’un paralysé

17 Il arriva, l’un de ces jours-là, qu’il enseignait. Des pharisiens et des docteurs de la Loi, qui étaient venus de chaque village de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem, étaient assis [là], et la puissance du Seigneur était [là] pour les guérir. 18 Et voici des hommes portant sur un lit un homme qui était paralysé : ils cherchaient à l’introduire et à le mettre devant lui. 19 Comme ils ne trouvaient pas par quel moyen l’introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et ils le descendirent au travers des tuiles avec son petit lit, au milieu, devant Jésus. 20 Voyant leur foi, il dit : Homme, tes péchés te sont pardonnés. 21 Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? 22 Jésus, connaissant leurs raisonnements, répondit et leur dit : Pourquoi raisonnez-vous dans vos cœurs ? 23 Qu’est-ce qui est le plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ? 24 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés – il dit au paralysé : Je te dis, lève-toi, prends ton petit lit et va dans ta maison. 25 Et à l’instant, il se leva devant eux, prit le lit sur lequel il était couché et alla dans sa maison, glorifiant Dieu. 26 Ils furent tous saisis d’étonnement et glorifiaient Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : Nous avons vu aujourd’hui des choses extraordinaires.

Le Seigneur continue de servir les hommes. Nous le voyons dans cette histoire, où apparaît un nouvel élément important pour former les sujets du royaume. Les deux récits précédents évoquent chacun un élément qui doit être ôté : la crainte engendrée par le péché et la lèpre, image du péché. Cette histoire parle également de ce qui est ôté, mais aussi de ce qui est donné. Les péchés sont pardonnés et la force est accordée.

Pour la troisième fois dans ce chapitre, une histoire commence par les mots « il arriva » (versets 1,12). Lorsque le Seigneur est présent, il ‘arrive’ toujours quelque chose. Ce qui arrive découle de son enseignement. Les circonstances sont d’abord Le Seigneur enseigne. Parmi son auditoire, il y a des pharisiens et des docteurs de la loi venus de loin pour L’écouter. La puissance du Seigneur pour guérir est également présente. C’est une scène pleine de vie spirituelle.

Nous voyons ensuite quatre hommes qui veulent amener leur ami paralysé auprès du Seigneur. Ces hommes se préoccupent de lui. Ils le transportent sur un lit, c’est-à-dire qu’ils ne le traînent pas jusqu’au Seigneur, mais utilisent un moyen confortable pour le paralysé. Ils savent que la seule chance de guérison est d’être auprès de Lui. C’est pourquoi il doit s’y rendre. Ils s’engagent pour leur ami et agissent dans la foi en Christ.

Quand ils arrivent à l’endroit où Il se trouve, ils rencontrent une foule qui bloque le chemin vers Lui. Souvent, les hommes constituent un obstacle pour aller vers Christ. Mais leur foi reste persévérante et ingénieuse. Si le chemin habituel, la porte, est inaccessible, ils en trouvent un autre, par le toit. Les amis ouvrent le toit et descendent devant le Seigneur le lit sur lequel repose leur ami paralysé. C’est là qu’ils voulaient l’amener, et c’est là qu’il se trouve.

Le Seigneur Jésus a suivi en esprit toute l’action des amis. Il connaît et voit leur foi. Il répond à leur foi en adressant à leur ami ces paroles merveilleuses et bénéfiques de pardon. Il voit le vrai problème de leur ami et le résout en premier. Il est possible que sa paralysie soit le d’un péché. Le lépreux du récit précédent avait besoin de purification ; cette personne a besoin de pardon. La lèpre entraîne l’impossibilité d’avoir des relations avec les autres, car le lépreux est un paria. Avec cet homme, nous voyons que le péché paralyse, de sorte qu’il ne peut y avoir de rapports avec les autres.

Cette parole sur le pardon des péchés suscite la réaction des scribes et des pharisiens. Ils perçoivent ce qui leur semble être un blasphème. Cela ne correspond pas à leur théologie : seul Dieu peut pardonner les péchés. Pour qui se prend-Il ? Pour eux, il est évident qu’il s’agit d’une personne qui parle et prétend être Dieu. Ils ont raison d’affirmer que seul Dieu peut pardonner les péchés. En même temps, avec toutes leurs connaissances théologiques, ils sont aveugles à la gloire du Seigneur Jésus, au fait que Celui qui se tient devant eux est vraiment Dieu. Ils n’ont pas besoin d’exprimer à haute voix leur aversion pour Lui faire savoir ce qu’ils pensent. En tant que vrai Dieu, Il connaît les pensées de leurs cœurs. En le disant, Il prouve qui Il est.

Il les remet à leur place en leur posant quelques questions. Qu’est-ce qui serait le plus facile à dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou : Lève-toi et marche ? Pour ces hommes, l’un et l’autre sont impossibles. Pour Lui, les deux sont possibles. Seul Dieu peut pardonner les péchés. Le Seigneur Jésus les pardonne. Il est Dieu, mais Il pardonne en tant que Fils de l’homme, Celui qui est sur la terre pour y apporter la bonté de Dieu. Il ne se contente pas de pardonner, Il guérit aussi. Il montre ainsi qu’Il est le Messie, car il accomplit ce qui est écrit dans le Psaume 103 : « C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités » (Psa 103:3). Il est la preuve que Dieu visite son peuple.

Il ordonne à l’homme de prendre son lit et de rentrer chez lui. Le résultat est immédiat : l’homme se lève sous leurs yeux. Par les paroles que le Seigneur prononce, il donne aussi à l’homme la force d’obéir. L’homme ne s’assoit pas et ne délibère pas pour savoir s’il sera capable de le faire. Il croit à sa parole et la met en pratique.

Les pharisiens et les scribes l’observent. Ils ne peuvent pas nier ce miracle, mais cela ne change pas leur inimitié. Cela ne les pousse pas à se repentir. L’homme pardonné et guéri porte avec lui le résultat complet de ce que le Seigneur a accompli. Son cœur a été libéré et son corps guéri. Il porte maintenant le lit qui l’a porté. Le Seigneur lui a pardonné ses péchés et lui a donné la force de marcher. Il rentre donc chez lui, glorifiant Dieu. Comme il a dû raconter chez lui tout ce que le Seigneur Jésus a dit et fait ! Le premier domaine où la gloire de Dieu doit être mentionnée est celui où nous sommes ‘chez nous’.

Tous ceux qui ont vu ce qui s’est passé sont saisis d’étonnement. Ils glorifient Dieu et, en même temps, la crainte les remplit. Intérieurement, ils n’ont rien en commun avec Christ. Ils entendent des paroles avec leurs oreilles et perçoivent des événements avec leurs yeux, mais cela n’a aucun effet sur leur cœur. Tout ce qu’ils disent, c’est qu’ils ont vu aujourd’hui des choses extraordinaires. Ce sont des gens du jour. Demain, les impressions se seront estompées.

27 - 32 L’appel de Lévi

27 Après cela, Jésus sortit et vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. 28 Quittant tout, il se leva et se mit à le suivre. 29 Lévi lui fit un grand festin dans sa maison ; et il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens qui étaient avec eux à table. 30 Leurs scribes et les pharisiens murmuraient contre ses disciples : Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? 31 Jésus leur répondit : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. 32 Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance.

Le Seigneur sort de la maison où Il a enseigné la Parole et guéri un paralysé. En sortant, il voit un publicain assis. Il s’appelle Lévi. C’est lui qui écrira plus tard l’Évangile selon Matthieu. Lévi est assis au bureau des impôts. Il est en train de collecter de l’argent. C’est son travail et il le. En effet, les publicains ont l’occasion de s’enrichir considérablement lorsqu’ils collectent les impôts sur ordre des Romains.

Alors que Lévi collecte de l’argent ou attend que les gens viennent payer les impôts, le Seigneur l’appelle. Le Seigneur le connaît. Il sait que son cœur est vide. Il lui dit : « Suis-moi. » Cet appel est libérateur. Dès que Lévi entend l’appel, son cœur et son esprit se détournent de l’argent.

L’ordre que Luc rapporte est remarquable. Nous lisons d’abord que Lévi quitte tout, c’est-à-dire que son cœur abandonne l’argent. Ensuite, nous lisons qu’il se lève et suit le Seigneur. Après les leçons de la condamnation de soi chez Pierre (verset 8), de la purification chez le lépreux (verset 13) et du pardon apportant la force de marcher chez le paralysé (verset 24), nous voyons ici la quatrième action de la grâce : elle offre un objet nouveau et attrayant dans la personne de Christ.

Lévi montre immédiatement qu’il est converti. Nous voyons en lui le résultat de suivre le Seigneur. Il est passé de celui qui reçoit des autres à celui qui donne aux autres (Psa 112:9). Après avoir reçu la grâce, il fait désormais preuve de grâce envers autrui. Le Seigneur devient l’objet de son service. Il « lui » fait un grand festin dans sa maison. Il met sa maison à sa disposition. Le Seigneur Jésus est le centre et le point d’attraction pour les autres qui sont aussi attirés par Lui.

Dans l’attitude de Lévi, les pharisiens et les scribes trouvent une nouvelle occasion de critiquer le Seigneur Jésus. Ils murmurent contre les disciples, sans s’adresser directement au Seigneur, mais à ses disciples. À leurs yeux, ceux-ci sont aussi mauvais que leur maître. Bien sûr, ils pensent ainsi pour critiquer le Seigneur. Ils ne comprennent rien à la fête organisée par Lévi. Ils murmurent à cause de la compagnie dans laquelle se trouvent les disciples. Comment peuvent-ils, eux qui prétendent vouloir vivre pour Dieu, manger avec des personnes d’une condition si inférieure ! C’est ainsi que réagissent ceux qui n’ont pas le sens de la grâce. Ils s’exaltent eux-mêmes et regardent les autres avec condescendance.

Le Seigneur leur répond. Il leur montre qu’en tant que personnes en bonne santé, ils n’ont pas besoin d’un médecin. On n’appelle pas un médecin si l’on se sent bien. Ils se portent bien, ne sont ni lépreux ni paralysés, ne se considèrent pas comme pécheurs et ne cherchent donc pas d’aide. Ceux qui vont mal et en ont conscience ont besoin d’un médecin. Le Seigneur Jésus est le grand médecin. Il n’a pas de message pour ceux qui se croient justes.

Pour les pécheurs conscients de leur misère, Il a un message. Il leur présente la voie du salut, leur disant qu’ils seront sauvés s’ils se repentent de leurs péchés et croient en Lui. Le Seigneur ne transforme pas des pécheurs repentants en nouveaux observateurs de la loi, mais en compagnons de l’époux, fils de la chambre nuptiale et nouveaux vases dans lesquels le vin de la joie est versé, comme le montrent les versets suivants.

Les pharisiens n’ont aucune considération pour cela. Ils ressemblent au fils aîné qui refuse de se joindre aux réjouissances lors du retour du fils cadet et qui reste délibérément hors de la maison de la musique et de la danse (Lc 15:25,28).

33 - 35 Le jeûne

33 Ils lui dirent : Pourquoi les disciples de Jean jeûnent-ils souvent et font-ils des prières, comme aussi les disciples des pharisiens, tandis que les tiens mangent et boivent ? 34 Mais il leur dit : Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l’époux pendant que l’époux est avec eux ? 35 Des jours viendront, où l’époux leur aura été enlevé ; alors ils jeûneront, en ces jours-là.

Les justes obstinés ne se laisseront pas vaincre. Ils ont une autre question à Lui poser. Ils savent que Jean a des disciples et qu’il leur a donné des préceptes stricts, comme jeûner et prier. Cela correspond parfaitement à leur pratique, car ils enseignent aussi ainsi à leurs propres disciples. Pourtant, lorsqu’ils observent les disciples du Seigneur, ils remarquent un comportement qu’ils jugent inapproprié. Ses disciples ne font que manger et boire. Il suffit de regarder ce grand repas organisé par Lévi, où ils se sont régalés.

Cette réaction est celle de personnes qui ne comprennent rien à la grâce. Les légalistes veulent toujours supprimer la liberté dans laquelle le Seigneur conduit ses disciples. D’ailleurs, dans la section suivante (Lc 6:1), nous voyons que ce genre de repas n’est pas une habitude chez les disciples, car ils ont faim. La liberté donnée par le Seigneur ne mène jamais à la débauche, mais à la jouissance qu’Il donne. Celui qui vit dans la liberté refuse d’accepter la nourriture de la main du diable, comme l’a montré le Seigneur Jésus lors de la tentation dans le désert (Lc 4:4).

Le Seigneur explique pourquoi Il n’impose pas le jeûne à ses disciples. La raison est qu’Il est avec eux. Il est l’époux. Il ne parle pas de l’épouse. Il parle des compagnons de l’époux, c’est-à-dire ses disciples. Le Seigneur précise qu’il viendra des jours où Il ne sera pas avec eux. Il fait référence à sa mort et à son séjour dans le tombeau, quand Il aura été rejeté du monde. Ce seront des jours de profonde tristesse pour ses disciples (Jn 16:16-22). Alors, ils jeûneront.

36 - 39 L’ancien et le nouveau

36 Il leur dit aussi une parabole : Personne ne met une pièce d’un habit neuf à un vieil habit ; autrement, on aura déchiré le neuf, et la pièce tirée du neuf ne sera pas assortie au vieux. 37 Personne ne met non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; sinon, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues ; 38 mais le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves, et les deux se conservent. 39 Et personne, après avoir bu du vieux, ne veut aussitôt du nouveau ; car il dit : Le vieux est meilleur.

Il utilise une parabole pour expliquer à ses adversaires la distinction entre son service, celui de Jean et l’Ancien Testament dans son ensemble. Ce qu’Il dit et ce qu’Il est venu apporter sur la terre, Il le compare à un habit neuf. Cet habit neuf ne va pas avec l’ancien. Le vieil habit, c’est le judaïsme, dans lequel tout était régi par la loi. La loi n’apportait pas la bénédiction au peuple, mais plutôt la perte de celle-ci et la condamnation, parce que le peuple a transgressé la loi.

Le Seigneur n’est pas venu pour contraindre le peuple à observer la loi. Il aurait pu le faire, car Il a Lui-même gardé la loi à la perfection. Mais s’Il avait présenté la loi au peuple, cela n’aurait rien changé à la nature de l’homme. L’homme, dans son être entier, est un transgresseur de la loi et donc coupable de punition. Il ne peut recevoir de bénédiction que si on l’aborde sur une base totalement différente, à savoir sur le fondement de la grâce. C’est ce que Christ est venu apporter : la grâce. En Lui, la grâce de Dieu est apparue, apportant le salut à tous les hommes (Tit 2:11). Cette grâce est l’essence du christianisme, tout comme la loi est l’essence du judaïsme.

Il est impossible de faire entrer l’habit neuf du christianisme dans le vieil habit du judaïsme. Ils s’excluent complètement l’un l’autre. Le nouveau doit remplacer l’ancien et non s’y rattacher. C’est comme l’ancienne alliance qui doit céder la place à la nouvelle alliance (Héb 8:13). La loi et la grâce ne vont pas ensemble. Lorsqu’on tente de mélanger la loi et la grâce, on ne prend ni l’une ni l’autre au sérieux et on fait violence à l’une et à l’autre. La loi n’est alors plus la loi et la grâce cesse d’être la grâce. Dans la grâce, la puissance et la joie de l’Esprit, dont le vin est une image, sont à l’œuvre, tout comme dans la loi, c’est la puissance de l’homme qui est à l’œuvre.

Le vin nouveau de l’Esprit ne peut pas être mis dans de vieilles outres. Les vieilles outres représentent l’homme qui vit sur le fondement de la loi. La puissance de l’Esprit de Dieu dans la grâce ne peut se laisser enfermer dans les ordonnances de la loi. Les vieilles choses représentent les aspects de l’homme selon la chair. Le nouveau, c’est la puissance de Dieu selon le Saint Esprit. Le vieil homme doit céder la place à l’homme nouveau.

Le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves. Autrement dit, la puissance et la joie du Saint Esprit ne sont réservées qu’à ceux qui ont reçu la grâce destinée aux pécheurs perdus. Ils ne tentent plus d’être justes devant Dieu sur le fondement de la loi, car ils ont reconnu que vivre selon la loi est impossible, étant donné que l’homme est pécheur. Pour ceux qui reconnaissent cela, Christ est venu avec sa grâce. Celui qui a accepté la grâce est une nouvelle création, une nouvelle outre, dans laquelle le Saint Esprit apporte la force et la joie comme le vin nouveau.

Le Seigneur sait combien il est difficile pour un homme, et surtout pour un Juif, de dépendre uniquement de la grâce. Cela signifie que l’homme se condamne lui-même et reconnaît qu’il est incapable de faire quoi que ce soit de bon. Il est très difficile pour un homme d’arriver à cette conclusion. Il préfère nettement prendre personnellement les choses en main, s’engager à observer la loi, gagner son salut par ses propres moyens. Tant qu’il dit que « le vieux est meilleur », il rejette la grâce.

L’époux est présent. Bien que cela devrait être une cause de joie, étant donné la puissance de Dieu qui est présente, l’homme préfère encore l’ancien, car cela lui confère une certaine importance. La puissance de Dieu ne le fait pas. Nous avons tant d’affection pour l’ancien que nous craignons de l’abandonner pour le nouveau, qui est encore inconnu. Nous délaisserons l’ancien seulement si nous discernons le Seigneur dans le nouveau. La mesure ne doit pas être la façon dont nous l’avons toujours vu, mais la lumière que Dieu donne par sa Parole. Si nous nous fermons à la puissance de la parole de Dieu, nous nous raidirons dans les traditions.

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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