Lévitique

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Lévitique 19

S'approcher de Dieu

Introduction 1 - 2 La sainteté de Dieu est le point de départ 3 - 4 L’attitude envers les parents, le sabbat et les idoles 5 - 8 Règlements pour le sacrifice de prospérités 9 - 10 Ce qui reste après la moisson 11 Pas voler, pas tromper, pas mentir 12 - 13 Faux serment, opprimer, piller, payer le salaire 14 Soigner le sourd et l’aveugle 15 - 16 Juger avec justice 17 L’obligation de reprendre son prochain 18 Aimer son prochain 19 Mélanges interdits 20 - 22 Des relations sexuelles avec une servante 23 - 25 Manger les fruits du pays 26 - 31 Pratiques idolâtres 32 - 37 Honorer, aimer et faire justice

Introduction

La variété des sujets abordés dans ce chapitre nous montre les multiples aspects de la vie. Nous voyons ici que tous les aspects de la vie humaine sont sous l’autorité de la loi de Dieu.

1 - 2 La sainteté de Dieu est le point de départ

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 2 Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël, et dis-leur : Vous serez saints, car moi, l’Éternel votre Dieu, je suis saint.

Lévitique 18 est principalement négatif ; ce chapitre 19 nous montre aussi des éléments positifs. La séparation n’est pas seulement le fait de s’éloigner de certaines formes de mal, ce qui ressort fortement en Lévitique 18, mais la séparation se fait aussi vers un but ou une personne en particulier. Ici, il s’agit d’une séparation pour Dieu, d’une consécration positive à son égard.

Ce chapitre concerne l’ensemble du peuple de Dieu, et pas seulement Aaron et ses fils. Il concerne la vie quotidienne de l’ensemble du peuple de Dieu, et pas seulement le service sacerdotal. Pour mettre en pratique ces préceptes, tous les membres du peuple de Dieu sont nécessaires. Nulle part en Lévitique, le peuple tout entier n’est concerné comme ici. Dieu veut voir sa sainteté se refléter dans tous les membres de son peuple. C’est comme pour le nouvel homme créé selon Dieu (Éph 4:24). Pour qu’il se manifeste, on a besoin de tous les croyants.

En Lévitique 18, l’accent est mis sur l’Éternel, c’est-à-dire sur celui qui a fait alliance avec son peuple. Dans ce chapitre, l’accent est mis sur la sainteté de l’Éternel. Nous devons être conscients que le Dieu saint de l’Ancien Testament est le même Dieu saint du Nouveau Testament (1Pie 1:15-16). Le fait que nous ne soyons plus sous la loi, mais sous la grâce, ne change rien à la sainteté de Dieu. Tous les commandements de Dieu se réfèrent à sa sainteté.

3 - 4 L’attitude envers les parents, le sabbat et les idoles

3 Vous craindrez chacun sa mère et son père ; et vous garderez mes sabbats. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 4 Vous ne vous tournerez pas vers les idoles, et vous ne vous ferez pas de dieux de métal coulé. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.

Les deux commandements mentionnés au verset 3 résument l’ensemble de la loi. Ils impliquent la reconnaissance de l’autorité accordée par Dieu et de l’autorité de Dieu Lui-même.

La crainte de Dieu, que nous ne pouvons pas voir, se manifeste tout d’abord par la crainte du père et de la mère, que nous pouvons voir (cf. Mal 1:6a). Le père et la mère sont la première autorité donnée par Dieu sur la terre à laquelle tout être humain doit être soumis dès sa naissance. Honorer son père et sa mère s’applique tant qu’ils sont en vie et pas seulement lorsqu’ils vivent ensemble dans la maison. La mère est mentionnée en premier. Si le père décède, le commandement de l’honorer demeure.

À ce commandement du respect de la première autorité à laquelle un être humain a affaire sur la terre est lié le commandement du sabbat. En observant les sabbats de Dieu, l’Israélite démontre qu’il respecte Dieu. Avec tous les commandements, on peut supposer une certaine utilité. Dans le cas du commandement du sabbat, cela n’est pas évident directement. Une personne pourrait le considérer comme un jour de perte de productivité. Mais celui qui respecte ce commandement le fait parce que Dieu l’a dit.

Au sens spirituel, le commandement du sabbat pose la base de toutes les relations. Si nous nous reposons dans le repos de Dieu, c’est-à-dire dans l’œuvre de Christ, il y aura aussi repos dans les relations familiales avec reconnaissance des obligations que Dieu y a données.

Père et mère (famille) et sabbat (repos après le travail) ont été institués par Dieu avant la chute. Ces institutions sont les piliers d’un ordre mondial pacifique et de la prospérité civile. Tous ceux qui appartiennent au peuple de Dieu peuvent rétablir ces piliers dans un sens spirituel.

Le commandement d’honorer son père et sa mère s’applique aussi à l’église (Éph 6:2). Le commandement du sabbat ne peut pas être respecté au sens littéral parce que le repos de Dieu à l’égard de la création a été perturbé par le péché (Jn 5:16-17). Pour la création, ce repos est encore à venir (Héb 4:9). Dans un sens spirituel, Dieu se repose en l’œuvre de son Fils et nous pouvons nous aussi nous reposer en cette même œuvre.

L’enfant qui apprend à craindre son père et sa mère craindra aussi Dieu et se tenir loin des idoles. Nos relations avec le prochain ne seront bonnes que si nous entretenons de bonnes relations avec Dieu. Si toutes sortes d’idoles sont plus importantes pour nous et prennent la place de Dieu, les relations avec les membres de notre famille, nos proches parents, se refroidiront.

5 - 8 Règlements pour le sacrifice de prospérités

5 Et si vous sacrifiez un sacrifice de prospérités à l’Éternel, vous le sacrifierez pour être agréés. 6 Il sera mangé le jour où vous l’aurez sacrifié, et le lendemain ; et ce qui restera le troisième jour, sera brûlé au feu. 7 Et si on en mange de quelque manière que ce soit le troisième jour, ce sera une chose impure ; il ne sera pas agréé. 8 Et celui qui en mangera portera son iniquité, car il a profané ce qui est consacré à l’Éternel ; et cette âme-là sera retranchée de ses peuples.

Toutes les formes de communion avec nos frères et sœurs n’ont de sens que sur la base du sacrifice de prospérités. C’est sans doute la raison pour laquelle les conditions concernant le sacrifice de prospérités sont à nouveau mentionnées ici. Le sacrifice de prospérités, l’offrande de communion, doit être renouvelé chaque fois (cf. Lév 7:15-18).

Nous devons sans cesse réaliser que notre communion les uns avec les autres et avec Dieu est fondée sur l’œuvre du Seigneur Jésus. Si la communion, que nous vivons avec nos frères et sœurs grâce à l’œuvre du Seigneur Jésus, est descendue au niveau du monde, alors cette communion est une abomination pour Dieu. Pour Lui, il n’y a qu’une seule communion : la communion caractérisée par son Fils Jésus Christ (1Cor 1:9).

9 - 10 Ce qui reste après la moisson

9 Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ et tu ne glaneras pas les épis qui restent après ta moisson. 10 Et tu ne grappilleras pas ta vigne, ni ne recueilleras les grains tombés de ta vigne ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.

Le soin et la protection du prochain suivent l’hommage rendu à Dieu dans le sacrifice de prospérités. Les sacrifices de louange et d’actions de grâce sont directement liés aux sacrifices de bienfaisance (Héb 13:15-16). Le temps de la moisson est un temps de joie, que nous désirons partager avec les autres. Ce que les autres reçoivent de nous n’est pas une perte ni un gaspillage, mais nous apporte à nous aussi de la bénédiction (cf. Rut 2:19).

C’est notre devoir de nourrir notre prochain qui est pauvre. Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’il y ait des Israélites pauvres. S’il y en, cela est peut-être dû à leur propre faute. Mais Dieu veut que les personnes riches donnent aux pauvres. Il en est de même du point de vue spirituel. Si les croyants ont été paresseux à connaître leurs richesses, le Seigneur veut quand même que nous partagions quelque chose avec eux pour leur faire jouir des richesses que nous avons appris à connaître.

11 Pas voler, pas tromper, pas mentir

11 Vous ne volerez pas, et vous ne vous tromperez pas [l’un l’autre], et vous ne vous mentirez pas l’un à l’autre.

Ces exhortations sont adressées au peuple de Dieu qui en a besoin. Elles se trouvent aussi dans la lettre aux Éphésiens, à qui les plus hautes bénédictions ont été communiquées. Dans cette lettre, non seulement quelque chose est interdit, mais on souligne aussi le revers positif de la médaille. Au lieu de mentir, il faut parler la vérité : « C’est pourquoi, ayant renoncé au mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (Éph 4:25 ; cf. Col 3:9). Au lieu de voler, il faut donner : « Que celui qui volait ne vole plus, mais plutôt qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin » (Éph 4:28).

12 - 13 Faux serment, opprimer, piller, payer le salaire

12 Et vous ne jurerez pas par mon nom, en mentant ; et tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 13 Tu n’opprimeras pas ton prochain, et tu ne le pilleras pas. Le salaire de ton ouvrier ne passera pas la nuit chez toi jusqu’au matin.

C’est un grand péché si nous négligeons de donner aux autres ce que nous leur devons. Cela s’applique aussi bien au sens littéral (Jac 5:4) qu’au sens spirituel (Mt 18:32b-33). Ce que nous faisons à notre prochain, nous le faisons à nous-mêmes. Dans le corps de Christ, nous sommes unis, membres les uns des autres. Ce que fait un membre affecte l’autre membre. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. Même si on ne l’expérimente pas toujours de cette façon, cela reste vrai.

14 Soigner le sourd et l’aveugle

14 Tu ne maudiras pas le sourd, et tu ne mettras pas d’obstacle devant l’aveugle, mais tu craindras ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel.

Une personne peut être sourde à cause d’un handicap physique ; elle peut être sourde parce qu’elle est trop loin de celui qui maudit ; elle peut aussi faire semblant d’être sourde (Psa 38:14a). Même si une personne sourde n’entend pas, Dieu entend et peut blâmer sévèrement celui qui maudit. Dieu entend et voit celui qui insulte des personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas se défendre.

Mettre un obstacle sur le chemin d’un aveugle est aussi méprisable. Si nous pouvons voir spirituellement une certaine vérité, nous pouvons mettre un obstacle sur le chemin d’autres personnes qui peuvent être aveugles à cette vérité particulière (cf. 1Cor 8:8-9 ; Rom 14:13).

Nous sommes capables d’une telle bassesse. Même David exprime une profonde aversion pour les boiteux et les aveugles (2Sam 5:8). Dieu n’agit jamais de cette manière. Nous devrions Le montrer dans notre comportement. Après tout, nous avons été créés selon Lui.

15 - 16 Juger avec justice

15 Vous ne ferez pas d’injustice dans le jugement : tu n’avantageras pas la personne du pauvre, et tu ne favoriseras pas la personne du riche ; tu jugeras ton prochain avec justice. 16 Tu n’iras pas çà et là médisant parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras pas contre la vie de ton prochain. Moi, je suis l’Éternel.

Juger avec justice, sans partialité, c’est agir selon l’exemple de Dieu. Quand Josaphat établit des juges, il agit selon ce précepte. Il dit : « Et maintenant, que la frayeur de l’Éternel soit sur vous : prenez garde en agissant ; car auprès de l’Éternel, notre Dieu, il n’y a pas d’iniquité, ni favoritisme, ni acceptation de cadeaux » (2Chr 19:7). Jacques met en garde contre cette façon de faire des distinctions, parlant de « mauvais raisonnements » (Jac 2:1-4).

Nous ne nous élèverons pas contre la vie de notre prochain, ce qui est le cas lorsque nous lui rendons la vie impossible en médisant à son sujet. Ceux qui se promènent en médisants sèment la mort et la destruction parmi le peuple de Dieu. En Ézéchiel 22, la médisance et le meurtre sont liés (Ézé 22:9a). Celui qui cherche à faire du bien à son frère ou à sa sœur veut que l’autre jouisse de la vie dans sa forme la plus riche, au milieu de la compagnie des enfants de Dieu. Le Seigneur Jésus est la vie.

17 L’obligation de reprendre son prochain

17 Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Tu ne manqueras pas à reprendre ton prochain, et tu ne porteras pas de péché à cause de lui.

Reprendre un autre est aussi une forme d’amour et de soin pour son prochain (Psa 141:5 ; Pro 27:5-6). Tolérer le péché chez lui en ne disant rien, c’est le haïr. Si le prochain continue à vivre dans son péché, il ne jouit plus de la communion avec Dieu, ni avec ses frères et sœurs dans la foi. Cependant, reprendre celui qui a péché doit être faite dans l’amour. L’amour couvre le péché pour les autres, mais pas pour le pécheur lui-même. L’attitude « suis-je, moi, le gardien de mon frère ? » (Gen 4:9) est celle de Caïn et cela est à l’opposé de ce que Dieu dit ici.

18 Aimer son prochain

18 Tu ne te vengeras pas, et tu ne garderas pas rancune aux fils de ton peuple ; mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Moi, je suis l’Éternel.

Comme le verset 17, ce verset montre qu’il ne s’agit pas seulement de notre comportement extérieur, mais aussi de notre disposition de cœur pour agir.

La norme plus élevée pour nous est de nous aimer les uns les autres, comme Dieu et Christ nous ont aimés. Dans la loi, je suis la norme ; dans le christianisme, c’est Christ qui est la norme. Si je suis la norme, je ne ferai pas de tort à autrui. Si Christ est la norme, je me donnerai pour un autre (1Jn 3:16). Cela est possible grâce à ma nouvelle vie, parce que cette vie est Christ Lui-même et qu’elle n’agit pas en moi autrement qu’en Lui.

19 Mélanges interdits

19 Vous garderez mes statuts. Tu n’accoupleras pas, parmi ton bétail, deux espèces différentes. Tu ne sèmeras pas ton champ de deux espèces [de semence] ; et tu ne mettras pas sur toi un vêtement d’un tissu mélangé de deux espèces de fil.

Avec le commandement « vous garderez mes statuts », commence une deuxième série de commandements. Dieu interdit ici trois formes de mélange : de deux espèces de bétail, de deux espèces de semences et de deux espèces de fil. Lorsque nous pensons au mélange de deux espèces de bétail, nous ne devons probablement pas penser en premier lieu à l’« accouplement », mais au fait d’aller ensemble sous un joug mal assorti (cf. Deu 22:9-11). Tout comme nous ne devrions pas séparer ce que Dieu a uni dans son ordre de création, nous ne devrions pas unir ce que Dieu a séparé dans son ordre de création. Il a créé chaque chose selon son espèce (Gen 1:25). Dans les deux cas, ce que Dieu a donné est corrompu.

La leçon spirituelle est qu’il est interdit de mélanger des choses qui ne vont pas ensemble. Nous le constatons dans la chrétienté où la loi et la grâce ou la chair et l’Esprit sont mélangés. Ce mal est dénoncé dans la lettre aux Galates. Nous le voyons aussi dans le mélange de la foi au Seigneur Jésus avec les philosophies païennes, dont traite la lettre aux Colossiens. Il existe encore d’autres formes de mélange interdites dans la seconde lettre aux Corinthiens, chapitre 6 (2Cor 6:14-18).

20 - 22 Des relations sexuelles avec une servante

20 Et si un homme couche avec une femme et a des relations sexuelles avec elle, et qu’elle soit servante, fiancée à un homme, et qu’elle n’ait aucunement été rachetée ni mise en liberté, ils seront châtiés ; on ne les mettra pas à mort, car elle n’avait pas été mise en liberté. 21 Et l’homme amènera à l’Éternel, à l’entrée de la tente de rassemblement, son sacrifice pour le délit, un bélier en sacrifice pour le délit. 22 Et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l’Éternel, avec le bélier du sacrifice pour le délit, à cause de son péché qu’il a commis ; et son péché qu’il a commis lui sera pardonné.

Les servants doivent aussi être reconnus dans leur droit en tant qu’êtres humains. Une servante ne doit pas être réduite à une possession. Dans un sens spirituel, nous voyons ici un autre exemple de mauvais mélange : un homme ayant des relations sexuelles avec une servante. Cela s’applique également à ceux qui se conforment aux principes légalistes qui permettent cela dans la vie. Ceux qui agissent ainsi s’attirent la culpabilité.

23 - 25 Manger les fruits du pays

23 Et quand vous serez entrés dans le pays, et que vous y aurez planté toute sorte d’arbres dont on mange, vous en regarderez le fruit comme incirconcis ; il sera incirconcis pour vous pendant trois ans : on n’en mangera pas. 24 Et la quatrième année tout leur fruit sera une chose sainte à la louange de l’Éternel. 25 Et la cinquième année vous mangerez leur fruit, afin qu’ils vous multiplient leur rapport. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.

Quand le peuple est entré dans le pays, le fruit des arbres qu’il y plante est d’abord impur – le fruit doit être considéré comme « incirconcis » parce qu’il est encore lié au vieux pays. Ce fruit est encore nourri, pour ainsi dire, par le sol qui est labouré par les Cananéens. Pendant trois ans, il est interdit au peuple de Dieu d’en manger, car le fruit est encore trop associé à la souillure qui adhère au pays.

La quatrième année, le fruit peut être mangé mais doit être offert à Dieu. Il affirme aussi son droit aux prémices des fruits des arbres, comme pour les animaux et les enfants. La reconnaissance de ce droit d’aînesse augmentera le rendement pour le peuple.

Application : tout ce qui vient du monde est impur. Tout ce qui ne vient pas de Dieu lui-même est impur. Par conséquent, nous devons relier les choses terrestres à la parole de Dieu et à la prière. De cette façon, nous sanctifions les choses du monde que nous utilisons (1Tim 4:4-5). Tous ces bienfaits ont plus de valeur, avec un meilleur rendement et tout à la gloire de Dieu.

26 - 31 Pratiques idolâtres

26 Vous ne mangerez rien avec le sang. – Vous ne pratiquerez pas d’enchantements, et ne rechercherez pas de présages. 27 – Vous n’arrondirez pas les coins de votre chevelure, et vous ne taillerez pas les coins de votre barbe. 28 Et vous ne ferez pas d’incisions dans votre chair pour un mort, et vous ne vous ferez pas de tatouages. Moi, je suis l’Éternel. 29 – Tu ne profaneras pas ta fille, pour la faire se prostituer, afin que le pays ne se prostitue pas et que le pays ne se remplisse pas d’infamie. 30 – Vous garderez mes sabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Moi, je suis l’Éternel. 31 – Ne vous tournez pas vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les diseurs de bonne aventure ; n’ayez pas recours à eux pour vous rendre impurs. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.

Au vu du contexte dans lequel se trouve ce commandement de ne rien manger avec du sang, manger la chair avec le sang semble être une coutume païenne. Les autres interdictions sont liées au fait que Dieu veut maintenir la distinction entre les coutumes païennes et ce qui convient à un peuple auquel Il est lié en tant que Dieu de l’alliance.

A nous aussi, Dieu ne permet aucune incursion dans le domaine des ténèbres, par exemple la lecture d’un horoscope. Les chrétiens qui pensent que lire un horoscope, même si c’est ‘pour s’amuser’, ne leur fait rien, se trompent fortement. Toute entrée dans le domaine des ténèbres est une prostitution spirituelle et inadmissible pour un Dieu jaloux.

Aussi, cette interdiction est une preuve de son amour pour son peuple qui se conduira à la ruine avec ces choses. Le pays se couvrira d’opprobre et deviendra un anti-témoignage pour les nations environnantes. Saül n’a pas respecté l’interdiction du verset 31 et a péri (1Chr 10:13).

32 - 37 Honorer, aimer et faire justice

32 Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard, et tu craindras ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 33 Si quelque étranger séjourne avec toi dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas. 34 L’étranger qui séjourne parmi vous sera pour vous comme l’Israélite de naissance, et tu l’aimeras comme toi-même ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 35 Et vous ne ferez pas d’injustice dans le jugement, ni dans la mesure de longueur, ni dans le poids, ni dans la mesure de capacité. 36 Vous aurez des balances justes, des poids justes, l’épha juste, et le hin juste. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte. 37 Et vous garderez tous mes statuts et toutes mes ordonnances, et vous les ferez. Moi, je suis l’Éternel.

Honorer un vieillard, c’est honorer Dieu. Les personnes âgées qui vivent avec Dieu peuvent compter sur la reconnaissance de Dieu (Pro 16:31 ; 20:29). C’est faire preuve de sagesse que de Le suivre. Nous pouvons apprendre de leurs expériences (Job 32:6-7). Aujourd’hui, les vieillards sont peu considérés. L’euthanasie est un remède socialement accepté comme solution au problème des personnes âgées. Une nation qui traite ses vieillards de cette façon dégénérera en désordre (Ésa 3:5).

Le peuple de Dieu ne doit pas seulement aimer son prochain, c’est-à-dire son compatriote. Il doit aussi aimer tout étranger qui se trouve dans leur pays. Le peuple de Dieu représente Dieu qui est Lui-même amour. Après tout, ils en ont fait eux-mêmes l’expérience lorsqu’ils étaient étrangers en Égypte et qu’Il a pris soin d’eux et les a fait sortir de l’esclavage. Pour nous aussi, aimer et donner de l’amour devient plus facile lorsque nous nous rappelons combien l’amour nous a été prouvé. « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1Jn 4:19).

Le juste jugement et mesurer avec une mesure juste témoigne du respect pour l’Éternel, pour son salut et pour le prochain qui est aussi relié à Lui sur la base de la même œuvre de salut. Agir injustement au nom de la justice, c’est de la tromperie et de l’hypocrisie. Utiliser une grande mesure pour acheter des biens et une petite mesure pour les vendre produit certes beaucoup de profit, mais ces biens sont obtenus de manière illégale, et au détriment des biens de son prochain. Ce mal est souvent dénoncé par Dieu (Pro 20:10 ; Am 8:5b ; Pro 20:23 ; Mic 6:10).

Lis la suite dans Lévitique 20

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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