1 - 8 La grandeur de Salomon
1 Salomon domina sur tous les royaumes, depuis le fleuve Euphrate jusqu’au pays des Philistins, et jusqu’à la frontière d’Égypte : ils apportèrent un tribut et servirent Salomon tous les jours de sa vie. 2 L’ordinaire de Salomon, pour un jour, était de trente cors de fleur de farine et soixante cors de farine, 3 dix bœufs gras, vingt bœufs de pâturages et cent moutons, sans compter les cerfs, les gazelles, les daims et la volaille engraissée. 4 Car il dominait sur tout [ce qui était] de ce côté-ci du fleuve, depuis Thiphsakh jusqu’à Gaza, sur tous les rois de ce côté-ci du fleuve ; et il était en paix avec tous les pays qui l’entouraient. 5 Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, tous les jours de Salomon. 6 Salomon avait 40000 stalles pour les chevaux de ses chars, et 12000 cavaliers. 7 Ces intendants pourvoyaient à l’entretien du roi Salomon et de tous ceux qui venaient à la table du roi Salomon, chacun en son mois ; ils ne les laissaient manquer de rien. 8 Ils faisaient venir l’orge et la paille pour les chevaux et les coursiers au lieu où était [l’intendant], chacun selon sa consigne.
La caractéristique suivante du royaume, après les princes et l’alimentation, est son étendue (verset 1), qui constitue aussi un accomplissement provisoire de l’étendue promise (Gen 15:18-21). La frontière s’étend de l’Euphrate au nord-est jusqu’à la région des Philistins à l’ouest, et de l’Égypte au sud-ouest.
La quantité de nourriture dont Salomon a besoin (versets 2-3) témoigne également de sa grandeur. Cela contraste fortement avec la quantité dont disposera Néhémie plus tard (Néh 5:17-18). Assuérus a un jour organisé un festin pour étaler sa gloire royale devant ses serviteurs. Ce repas a duré 180 jours (Est 1:3-4). La gloire de Salomon est d’avoir une table, pour ainsi dire, pour tout le peuple, et cela tout au long de sa vie (verset 25). Mais Christ, Lui, transcende tout. Il a une table – image de la communion – à laquelle tous les siens peuvent se trouver pour l’éternité afin de se nourrir des gloires inépuisables de sa personne.
Soit dit en passant, le fait que le peuple fournisse ces grandes quantités de nourriture et toutes les autres nécessités pour une telle cour signifie que le peuple est prospère. Les revenus de Salomon proviennent aussi du tribut que les nations environnantes devaient payer. Trente cors de fleur de farine représentent environ 6 500 litres et soixante cors, le double. À partir de ces quantités, on estime que la cour de Salomon se composait d’environ 14 000 personnes.
Nous voyons comment le royaume de paix prend forme, même si ce n’est pas sous sa forme finale et définitive (versets 4-5). Il n’y a jamais eu de royaume qui se réfère aussi clairement au royaume du Seigneur Jésus que celui de Salomon. Le peuple habite en sécurité, « chacun sous sa vigne et sous son figuier ». Cette expression est utilisée pour le royaume de paix sous le règne du Messie par les prophètes Michée et Zacharie (Mic 4:4 ; Zac 3:10). La paix et la justice (Jér 23:5-6), représentées par le figuier, et la joie, représentée par la vigne (Jug 9:13a), sont généralement appréciées dans le royaume de paix.
Le peuple est à l’aise ; il habite en sécurité. Personne n’envie ce que possède l’autre. Il n’y a pas de mécontentement. Il n’y a pas non plus de crainte de danger de la part d’ennemis, extérieurs ou intérieurs. Tout le monde est heureux. Chacun habite sous sa vigne et sous son figuier. Salomon ne revendique pour lui-même les biens de personne, il ne prend le champ ou la vigne de personne, il avait été prédit que le roi ferait, ce que le peuple avait convoité (1Sam 8:14). Quiconque possède une vigne et un figuier en mange les fruits pour lui-même. La paix est si grande dans le pays que chacun vit aussi sûrement à l’ombre de sa vigne et de son figuier qu’à l’intérieur des murs d’une ville.
Cet agréable état d’Israël s’étend « depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba », c’est-à-dire sur tout le pays, de l’extrême nord à l’extrême sud (Jug 20:1). Dans aucune partie du pays, il n’y a de danger venant de l’extérieur ou d’agitation venant de l’intérieur. Où que l’on se trouve, partout on constate l’abondance, la paix et le contentement. Cette condition persiste pendant toute la durée des jours de Salomon.
Les caractéristiques du royaume s’appliquent à nous dans leur signification spirituelle. Pour nous, il s’agit de paix, de joie (la vigne) et de justice (le figuier) (Rom 14:17). Tout croyant qui se place sous l’autorité du Seigneur Jésus fait l’expérience du royaume de paix dans ses caractéristiques, et cela au milieu d’un monde de misère et de tristesse.
Les nombreux chevaux contribuent aussi à la gloire et à la grandeur de Salomon (versets 6-8). Les nombreux chevaux et chars (2Chr 1:14) sont stationnés, outre à Jérusalem, en divers lieux, dans ce que l’on appelle « les villes à chars » (2Chr 9:25). Les intendants, chacun une fois par an pendant un mois, pourvoient à l’entretien de Salomon et de son peuple, ne laissant rien manquer (verset 7). Ainsi, nous devrions pourvoir à la nourriture des membres du peuple de Dieu, ne rien réserver, mais leur « annoncer tout le dessein de Dieu » (Act 20:27). Souhaitons-nous être un « esclave fidèle et sage » (Mt 24:45) ?
Les intendants pourvoient à la fois aux besoins des chevaux et des coursiers en leur apportant de la nourriture (verset 8). La leçon spirituelle est là : nous pouvons donner à tous les serviteurs du Seigneur, quelle que soit la manière dont ils sont engagés, ce dont ils ont besoin. Il peut s’agir d’un soutien financier, par exemple, mais aussi d’un encouragement spirituel.
9 - 14 La sagesse de Salomon
9 Dieu donna à Salomon de la sagesse et une très grande intelligence, et un cœur large comme le sable qui est sur le bord de la mer. 10 La sagesse de Salomon était plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et que toute la sagesse de l’Égypte. 11 Il était plus sage qu’aucun homme, plus qu’Éthan, l’Ezrakhite, et qu’Héman, Calcol et Darda, les fils de Makhol. Sa renommée était [répandue] parmi toutes les nations alentour. 12 Il énonça 3000 proverbes, et ses cantiques furent [au nombre] de 1005. 13 Il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur ; il parla sur les bêtes, sur les oiseaux, sur les reptiles, et sur les poissons. 14 Et de tous les peuples on venait pour entendre la sagesse de Salomon, de la part de tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse.
Tout ce que Salomon possède en sagesse et en intelligence, il l’a reçu de Dieu. Non seulement il règne grâce à cela, mais il en retire aussi de la « renommée » (verset 11), c’est-à-dire que les hommes parlent de lui avec respect.
Sagesse et intelligence sont des termes différents qui montrent à quel point il est un homme de discernement. La « sagesse » désigne plutôt la sagesse pratique de la vie, la capacité l’agir et de choisir l opportun. L’« intelligence » est l’acuité d’esprit qui permet de juger correctement des problèmes difficiles et complexes.
Il possède aussi un cœur décrit comme « large comme le sable qui est sur le bord de la mer ». Cette expression est également utilisée pour désigner la taille du peuple (1Roi 4:20 ; Gen 22:17a). Cela signifie que son cœur est si grand qu’il englobe tout le peuple. Il s’occupe de tous leurs besoins et fait siennes toutes leurs affaires. C’est ce que le Seigneur Jésus fera pour tous dans le royaume de paix, et c’est ce qu’Il fait maintenant pour tous les siens.
Sa sagesse est comparée à d’autres sagesses. Elle est « plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et que toute la sagesse de l’Égypte ». Il est possible que les peuples de l’Orient soient les Chaldéens ou les Babyloniens. Cette région, ainsi que l’Égypte, est connue pour sa sagesse. Les sages viennent de l’Orient (Mt 2:1) et Moïse « fut instruit de toute la sagesse des Égyptiens » (Act 7:22 ; Ésa 19:11-12).
Il existe une sagesse du monde, mais Salomon est plus sage que toute la sagesse du monde. La sagesse du monde a une certaine valeur sur le plan terrestre. Cependant, cette sagesse ne devrait pas influencer les croyants en ce qui concerne la connaissance de Christ, car elle porte atteinte à la sagesse qui se trouve en Christ seul (Col 2:8). Christ est la « sagesse de Dieu » (1Cor 1:30).
Sa sagesse est aussi supérieure à celle de tous les sages du peuple de Dieu. Des personnes de Juda sont mentionnées, notamment les chanteurs Éthan et Hémân, choisis par David (1Chr 15:19 ; 25:5). La Bible contient des psaumes d’Éthan et d’Héman (Psaumes 89 et 88). Ce sont des sages que Dieu a utilisés pour des psaumes exprimant la plus grande sagesse. Éthan parle de la grâce dans son psaume (Psaume 89), et Héman (Psaume 88) évoque quelqu’un profondément marqué par les conséquences de la désobéissance à Dieu.
Dans ses proverbes, ses cantiques et ses connaissances, s’exprime l’esprit exquis dont Salomon a été doté par Dieu. Il n’a pas gardé ses connaissances et sa sagesse pour lui, mais les a transmises aux autres afin qu’ils puissent en bénéficier. Certaines expressions ont aussi été conservées pour notre bénéfice. Sur ses 3 000 paroles, nous en avons environ 600 dans le livre des Proverbes de la Bible. De ses 1 005 cantiques, nous avons dans la Bible le livre du Cantique des cantiques et quelques psaumes (Psaumes 72 ; 127). De tout ce qu’il a dit et écrit, nous n’avons que cette partie dans la Bible. C’est cette partie qui a une valeur durable pour le peuple de Dieu à travers tous les âges.
Il a parlé des grandes et des petites choses de la création, de ses parties les plus impressionnantes (« le cèdre ») et les plus discrètes (« l’hysope »). Le cèdre et l’hysope sont aussi évoqués lors de la purification du lépreux, où l’on voit que les grandes et les petites choses de l’homme seront toutes amenées en jugement (Lév 14:4-7). Il parle aussi des animaux, comme en Genèse 1. Il les connaît comme Adam les connaissait. Adam régnait sur eux et Salomon, par sa sagesse, règne sur eux.
Sa connaissance lui donne la domination. Il connaît la vie de chaque être vivant et de chaque plante. Il connaît leur origine, leur développement, leurs relations entre eux et avec l’ensemble de la création. Aujourd’hui, on l’appellerait ‘une encyclopédie ambulante’. Bien que sa connaissance de la création ne soit pas parfaite, elle nous rappelle le moment où tous les secrets de la création seront révélés par Lui qui délivrera la création, aujourd’hui soupirante, de la malédiction (Rom 8:21). Tout sera alors rétabli dans une harmonie parfaite.
La renommée de sa sagesse s’est répandue sur toute la terre (verset 14). Dans les chapitres suivants, deux souverains venus de loin viennent écouter sa sagesse : Hiram, roi de Tyr (verset 15), et la reine de Sheba (1Roi 10:1).
Après que le Saint Esprit a décrit l’ordre interne du royaume de Salomon, la suite de ce chapitre et les chapitres suivants présentent ce qui caractérise particulièrement le règne de Salomon : le temple de l’Éternel. Le temple est étroitement lié à la paix. Dieu habite avec un peuple qui vit en paix.
Maintenant que Salomon jouit de la paix de tous côtés, il peut commencer sa grande tâche pour Dieu, c’est-à-dire bâtir le temple. Il en est de même dans la vie d’une personne qui a obtenu la paix avec Dieu. Une telle personne peut commencer à s’occuper de l’habitation de Dieu, qui est maintenant l’église de Dieu.
15 Hiram cherche à entrer en contact avec Salomon
15 Hiram, roi de Tyr, envoya ses serviteurs vers Salomon car il avait appris qu’on l’avait oint pour roi à la place de son père ; car Hiram avait toujours eut de l’affection pour David.
Hiram, roi de Tyr, était l’ami de David. Tyr était une importante ville portuaire sur la Méditerranée, au nord d’Israël. Lorsque Hiram apprend que Salomon, le fils de David, est devenu roi, il souhaite entretenir la même relation avec lui.
Tyr représente le monde, avec toutes ses richesses et ses trésors. Ici, tout est utilisé à bon escient, car tout est mis à la disposition de Salomon pour l’aider à réaliser ses projets de construction de la maison de l’Éternel. À ce moment-là, Tyr n’est pas encore une image du monde qui hait Dieu, comme ce sera le cas plus tard (Ézé 27:1-36), mais elle contribue au temple dans le royaume de paix (Zac 6:15a ; Ésa 60:10).
Ce qui est dit ici a aussi une signification pour aujourd’hui. La maison de Dieu ne se limite pas à Israël ; les nations y ont aussi leur part. Nous qui n’y avions autrefois aucune part, nous sommes maintenant rapprochés par le sang de Christ, et nous pouvons contribuer à bâtir ce qui est aujourd’hui la maison de Dieu, l’église (Éph 2:13, 19-22).
16 - 20 Plan pour bâtir le temple
16 Et Salomon envoya dire à Hiram : 17 Tu sais, quant à David, mon père, qu’il n’a pas pu bâtir une maison pour le nom de l’Éternel, son Dieu, à cause de la guerre que [ses ennemis] lui firent de tous côtés jusqu’à ce que l’Éternel les mit sous la plante de ses pieds. 18 Mais maintenant l’Éternel, mon Dieu, m’a donné de la tranquillité de tous les côtés ; il n’y a plus d’adversaire ni d’événement fâcheux. 19 Et voici, j’ai décidé de bâtir une maison pour le nom de l’Éternel, mon Dieu, ainsi que l’Éternel l’a déclaré à David, mon père, disant : Ton fils, que je mettrai à ta place sur ton trône, lui, bâtira une maison à mon nom. 20 Maintenant donc, commande qu’on coupe pour moi des cèdres dans le Liban ; mes serviteurs seront avec tes serviteurs, et le salaire de tes serviteurs je te le donnerai selon tout ce que tu [me] diras ; car tu sais qu’il n’y a personne parmi nous qui s’entende à couper le bois comme les Sidoniens.
Salomon répond au rapprochement d’Hiram en lui demandant de l’aide pour bâtir le temple. Il commence sa demande par un rappel à Hiram du projet de David de construire une maison pour l’Éternel et de la raison pour laquelle il n’a pas été autorisé à le faire (versets 16-17). À cause de ses guerres et de ses effusions de sang, David n’a pas été autorisé à bâtir le temple (1Chr 22:8). David est une image du Seigneur Jésus qui a mené les combats de Dieu. Sur la terre, Il n’a pas pu bâtir le temple.
Salomon est une image du Seigneur glorifié et, en tant que tel, il est le bâtisseur du temple. La base de sa construction est la tranquillité (verset 18). Cette tranquillité ou repos est le repos du Seigneur glorifié. Depuis Actes 2, après l’achèvement de son œuvre de rédemption, où tout ennemi est vaincu et où il y a du repos, le Seigneur Jésus bâtit le temple, l’église.
Dans un certain sens, aujourd’hui aussi, il ne peut y avoir de construction de la maison de Dieu, c’est-à-dire de l’église, s’il y a un combat pour garder les vérités qui nous ont été confiées (Jud 1:3). De même, rien ne viendra de l’édification de l’église si les croyants sont en désaccord à cause de querelles et de différends insignifiants.
À cause de nombreux abus dans l’église de Corinthe et des erreurs qui avaient pris racine dans les églises de Galatie, Paul ne pouvait pas faire grand-chose pour édifier l’église là-bas. Il devait d’abord y apporter des corrections afin d’ouvrir la voie à l’édification future. Quand il y a la tranquillité, il peut y avoir de la construction. « Les assemblées donc, par toute la Judée, la Galilée et la Samarie, étaient en paix, étant édifiées » (Act 9:31a).
Salomon déclare ensuite qu’il a l’intention de bâtir cette maison pour l’Éternel (verset 19). Il ne le fait pas de sa propre initiative, mais parce que c’est selon la volonté exprimée de Dieu à son père David.
Salomon invite Hiram et lui explique le mystère de Dieu concernant le temple, à savoir que les païens participeront aussi à sa construction (verset 20). Ils sont autorisés à aider, en reconnaissant les dons qu’ils possèdent. Pour bâtir le temple, David, le père de Salomon, a rassemblé de l’or et de l’argent en grande quantité (1Chr 29:2).
Cependant, il faut aussi du bois. Salomon le demande à Hiram. En retour, Salomon promet un salaire. Il ne le négocie pas, mais donnera à Hiram tout ce que ce dernier demandera. Cela montre à quel point la construction de la maison de Dieu est importante pour Salomon. Hiram promet de lui donner tout ce dont il a besoin.
Salomon connaît les capacités particulières des Sidoniens et fait appel à eux pour bâtir le temple. Bien qu’il surpasse de loin Hiram en richesse et en prestige, il fait tout de même appel à lui. Cela nous enseigne que nous ne devrions jamais mépriser ceux qui ne sont peut-être pas aussi richement bénis que nous sur le plan social ou spirituel. Nous ne devons jamais nous vanter de nos richesses spirituelles. Nous devons toujours en être conscients : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1Cor 4:7).
21 - 25 Le bois, le froment et l’huile fine
21 Quand Hiram entendit les paroles de Salomon, il s’en réjouit beaucoup ; il dit : Béni soit aujourd’hui l’Éternel, qui a donné à David un fils sage, sur ce grand peuple ! 22 Hiram envoya dire à Salomon : J’ai entendu ce que tu m’as envoyé [dire] ; je ferai tout ce que tu désires, en ce qui concerne les bois de cèdre et les bois de cyprès. 23 Mes serviteurs les descendront du Liban à la mer, et je les mettrai en radeaux sur la mer [pour les faire parvenir] jusqu’au lieu que tu m’enverras [dire] ; je les ferai délier là, et tu les enlèveras. Et toi, tu accompliras mon désir en donnant du pain à ma maison. 24 Hiram donna à Salomon des bois de cèdre et des bois de cyprès, tout ce qu’il désirait ; 25 Salomon donna à Hiram 20000 cors de froment pour nourrir sa maison, et vingt cors d’huile fine. C’est là ce que Salomon donna à Hiram chaque année.
La réponse d’Hiram à la demande de Salomon est de louer l’Éternel. Dieu nous donne une grande occasion de Le louer lors de notre conversion, mais encore plus lorsqu’Il nous introduit dans ses pensées concernant sa maison. Hiram avait déjà entendu parler de Dieu par David. Nous louons aussi Dieu pour avoir donné son Fils comme prince sur son peuple.
Hiram promet de donner tout ce que Salomon demande. Il lui promet également d’assurer le transport et lui demande son salaire. Salomon lui promet la nourriture (cf. Ézé 27:17) nécessaire à l’accomplissement du service. Salomon donne selon la richesse de ses biens. Le froment et l’huile représentent les bénédictions du pays. Ceux qui bâtissent reçoivent une riche bénédiction.
Ainsi, le Seigneur Jésus donne la nourriture pour s’occuper de sa maison. Pour pouvoir travailler, il faut de la nourriture. Pour bâtir l’église, nous devons nous nourrir de la bonne nourriture de la Parole, c’est-à-dire le Seigneur Jésus. Ce n’est qu’à travers Lui que nous recevons la force nécessaire pour accomplir notre travail de porteurs de charge.
26 - 32 Les ouvriers
26 L’Éternel donna de la sagesse à Salomon, comme il le lui avait dit. Il y eut paix entre Hiram et Salomon, et ils firent alliance tous les deux. 27 Le roi Salomon leva sur tout Israël 30000 hommes de corvée. 28 Il les envoya au Liban, 10000 par mois, à tour de rôle : ils étaient un mois au Liban, deux mois à la maison ; Adoniram était responsable de la corvée. 29 Salomon avait 70000 porteurs de charge, et 80000 tailleurs de pierre sur la montagne, 30 sans compter les chefs, les intendants de Salomon, qui étaient responsables des travaux : [au nombre de] 3300 ils avaient autorité sur le peuple qui travaillait à l’ouvrage. 31 Le roi commanda de transporter de grandes pierres, des pierres de prix, pour faire les fondements de la maison, des pierres de taille. 32 Les ouvriers de Salomon, les ouvriers de Hiram et les Guibliens, taillèrent et préparèrent le bois et les pierres pour bâtir la maison.
Le verset 26 est un verset de transition qui renvoie à la fois à la section précédente et à la suivante. Dans ce verset, il est de nouveau clairement indiqué que l’Éternel a donné la sagesse à Salomon. Tout vient de Lui. La sagesse de Salomon se manifeste dans son alliance avec Hiram, afin d’obtenir de bons matériaux et des ouvriers qualifiés pour bâtir la maison de Dieu. Sa sagesse apparaît aussi dans la manière dont il organise la main-d’œuvre.
Salomon fournit également des ouvriers de son propre pays et les envoie au Liban, au nord d’Israël. De nombreux hommes sont nécessaires pour aider à abattre les arbres. Cela se fait par roulement, afin que chacun puisse aussi accomplir son travail à la maison.
Il y a des travailleurs pour différents types de tâches : des bûcherons, des tailleurs de pierre, des porteurs de charges et des intendants. Ces différentes fonctions ont leurs équivalents spirituels dans l’église. Prenons par exemple les porteurs de charges : porter les fardeaux est une responsabilité à laquelle nous sommes tous appelés (Gal 6:2). Il y a aussi une abondance de travailleurs, ce qui permet une bonne répartition des tâches et évite que tout repose sur les épaules de quelques-uns. Malheureusement, il en va souvent autrement aujourd’hui.
Outre le bois, il faut aussi des pierres, de grosses pierres précieuses qui serviront de fondement à la maison. C’est là que tout doit commencer. Il est préparé sous la direction de Salomon lui-même. Le fondement ne se voit plus une fois le bâtiment terminé, mais il est le plus importante du bâtiment.
C’est aussi ainsi que Dieu a procédé pour sa maison spirituelle. Christ, dans la splendeur de sa gloire, est le fondement de l’église (1Cor 3:10-11 ; cf. Apo 21:19). Il est la pierre angulaire. Le fondement est constitué de toutes les vérités relatives à Christ et à son œuvre, telles qu’elles nous ont été révélées par ses apôtres et ses prophètes dans sa Parole (Éph 2:20). Les pierres avec lesquelles la maison est bâtie représentent les croyants, appelés « pierres vivantes » (1Pie 2:5). Lorsque la maison est ainsi bâtie sur son fondement, « tout l’édifice, bien ajusté ensemble, grandit pour être un temple saint dans le Seigneur » (Éph 2:21).