Zacharie

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Zacharie 9

La ville de Jérusalem

Introduction 1 - 6 Un oracle pour les villes païennes 7 Conversion des Philistins 8 Dieu veille sur sa maison 9 Voici, ton Roi vient à toi 10 La domination du Prince de paix 11 Le sang de ton alliance 12 - 13 Rendre une double part 14 - 15 Le Seigneur Jésus apparaît 16 - 17 Le salut, sa bonté et sa beauté

Introduction

À partir de ce chapitre, le livre prend un autre caractère. Il ne mentionne plus de dates et il n’y a plus de visions nocturnes. Zacharie n’est probablement plus ici le jeune homme des chapitres précédents, mais un homme plus âgé. Il a vu la montée de l’empire grec. Il le mentionne dans ce chapitre (verset 13). Une telle mention n’aurait pas sa place dans les parties précédentes. Les prophéties qui suivent sont différentes de celles des chapitres précédents. Il ne dit plus rien sur certaines circonstances ou événements de sa vie, et il ne dit rien aussi sur le bâtiment du temple.

Zacharie 1-8 concerne principalement l’époque à laquelle Zacharie vit, mais pas exclusivement. Son but est d’encourager les bâtisseurs du temple. Israël est encore sous la domination médo-persane. Dans ces chapitres, il n’est fait mention que de manière incidente d’événements futurs, bien qu’il soit possible d’y faire référence dans des applications.

Zacharie 9-14 traitent presque exclusivement de l’avenir. L’expression « en ce jour-là », qui désigne de manière stéréotypée le temps de la fin, apparaît dix-huit fois dans ces chapitres. Le thème est la venue du Messie et le jugement et la bénédiction qui l’accompagnent.

Zacharie 9-10 traite de la domination grecque et Zacharie 11 de la domination romaine. Ces trois chapitres forment un tout, introduit par « oracle ». Zacharie 12-14 traite des derniers jours de l’histoire nationale d’Israël.

1 - 6 Un oracle pour les villes païennes

1 L’oracle de la parole de l’Éternel [qui vient] dans le pays de Hadrac ; et Damas sera le lieu de son repos (car l’Éternel a l’œil sur les hommes et sur toutes les tribus d’Israël), 2 et Hamath aussi, [qui] est sur sa frontière, Tyr, et Sidon, bien qu’elle soit très sage. 3 Et Tyr s’est bâti une forteresse, et elle amasse l’argent comme de la poussière, et l’or comme la boue des rues. 4 Voici, le Seigneur s’en emparera et brisera sa force dans la mer, et elle sera dévorée par le feu. 5 Askalon le verra et aura peur ; Gaza aussi, et elle sera fort angoissée ; Ékron aussi, car elle sera honteuse de sa confiance ; et le roi sera retranché de Gaza, et Askalon ne sera pas habitée ; 6 et un bâtard demeurera à Asdod ; et je détruirai l’orgueil des Philistins ;

« Un oracle » est « la parole de l’Éternel » qui a été imposée au prophète comme une charge (verset 1). Elle renferme l’idée d’une prophétie menaçante d’un jugement imminent. Aux versets 1-6, il est question des villes des nations païennes. Dieu les jugera. Il pose son regard sur elles, mais pas pour les bénir. Ces villes ont été conquises par Babylone et seront bientôt détruites à nouveau. Elles caractérisent les principes du monde. Ce sont des villes rivales qui veulent toutes exercer leur influence à leur manière sur la scène mondiale. La seule ville épargnée dans ce chapitre est Jérusalem.

« Le pays de Hadrac » n’est mentionné qu’ici dans la Bible. Comme « Damas » est ensuite mentionné, il est possible que Hadrac soit un autre nom pour la Syrie. Les villes mentionnées seront conquises et détruites par Alexandre le Grand – auquel se réfère le pronom possessif « son » au verset 1. Cela s’est produit en 332 av. J.-C. Il semble que cela ait été la première réalisation de cette prophétie.

Cependant, ce n’est pas Alexandre qui règne sur le monde, mais Dieu. Dieu dirige l’histoire du monde et voit tous les nations (Psa 15:3). Il agit en fonction de ce qu’Il voit. Il juge ou épargne. Lorsque le jugement vient, ses yeux sont comme une flamme de feu (Apo 1:14). Il juge le peuple tout comme « toutes les tribus d’Israël ».

« Hamath », qui borde la Syrie, sera aussi jugée (verset 2). À Hamath, un grand nombre de fonctionnaires de Judée ont été tués par Nebuzaradan après avoir été déportés de Jérusalem (2Roi 25:18-21). Ce meurtre de sang-froid n’a pas été oublié.

« Tyr et Sidon » seront également jugées. La sagesse tant vantée de Tyr (Ézé 28:3) ne sauvera pas la ville. Aussi, ses richesses amassées comme une muraille de défense ne lui seront d’aucun secours (verset 3). Elle a bâti cette forteresse pour elle-même et non pour Dieu. C’est en elle qu’elle place sa confiance, et non en Dieu. Ce qu’elle considère comme sa force, ce en quoi elle place sa confiance, l’a conduite à une chute encore plus grande.

Par un « voici », le prophète détourne les regards de la ville orgueilleuse de Tyr pour les diriger vers ce que le Seigneur, Adonai, va faire (verset 4). Tyr va faire l’expérience de la puissance de Dieu. « Le Seigneur » prendra possession de la ville. Il le fera après sept mois de siège par Alexandre le Grand, qui n’est qu’un instrument entre ses mains. Alexandre a réduit en cendres la ville, « sa force dans la mer ».

Cette action de l’Éternel contre Tyr provoquera la crainte et le tremblement dans les villes des Philistins (verset 5). Ils ont vu l’incroyable, la chute de Tyr, ce qui signifie qu’eux non plus ne pourront échapper au jugement (cf. Ésa 23:5). Quatre des cinq villes connues des Philistins sont mentionnées. La cinquième ville, Gath, n’est pas mentionnée, probablement parce qu’elle a perdu toute importance.

La population de la ville philistine d’Asdod sera remplacée par un peuple bâtard (verset 6). La politique d’Alexandre consiste à mélanger les peuples conquis.

7 Conversion des Philistins

7 et j’ôterai son sang de sa bouche, et ses abominations d’entre ses dents ; mais celui qui restera, lui aussi, sera pour notre Dieu, et sera comme un chef en Juda, et Ékron, comme un Jébusien.

Zacharie prédit ici la conversion des Philistins. Dieu ôte d’abord tout ce qui les empêche de faire partie de son peuple. C’est ainsi que commence toute œuvre de Dieu dans la conversion. Les « abominations » désignent les sacrifices aux idoles. Ceux-ci sont consommés avec le sang. Ces deux choses sont interdites par Dieu (Act 15:20,29 ; Exo 20:3 ; Gen 9:4).

Les habitants des villes susmentionnées peuvent se joindre au peuple de Dieu (2Sam 24:18-25 ; 1Chr 21:18). C’est un reste des nations. Il y a ainsi un reste des Philistins qui reste pour Dieu. Ils s’intégreront pour ainsi dire à Juda et Israël et y occuperont même des positions importantes. Les Jébusiens sont les habitants originels de Jérusalem. Une fois le pays conquis, ils continuent à vivre avec les Israélites (Jos 15:63).

8 Dieu veille sur sa maison

8 Et je camperai à côté de ma maison, à cause de l’armée, à cause de ceux qui vont et de ceux qui viennent, et l’oppresseur ne passera plus sur eux ; car maintenant j’ai vu de mes yeux.

Ce verset contraste avec les versets précédents, qui annoncent le jugement des nations environnantes. Dieu campe à côté (ou : autour) de sa maison et de sa ville comme un gardien, comme auparavant comme une muraille de feu (Zac 2:9). Alexandre le Grand, lors de ses allées et venues à travers le pays, a toujours laissé la ville tranquille. Jérusalem n’est jamais tombée sous sa domination. La ville l’aurait mérité, mais la grâce de Dieu lui a épargné la soumission.

Cela a aussi une signification prophétique. Plus tard, la ville a été conquise par les Romains, en 70 après J.-C. Les temps des nations ne sont pas terminés avec cela. Il y aura encore un siège de Jérusalem. Alors le Seigneur Jésus viendra et délivrera la ville. À l’avenir, Dieu protégera aussi la ville. Nous lisons l’accomplissement de cette prophétie aux versets 9-10.

Dieu voit et observe (cf. verset 1). Il suit les mouvements de l’ennemi, rien n’échappe à ses yeux qui voient tout. Cela signifie que son peuple peut se sentir en parfaite sécurité. Cette conscience peut aussi nous donner la paix.

Alors que le monde païen sera jugé et submergé par la destruction et que le reste des païens se convertira au Dieu vivant, Dieu protégera sa maison. Il veillera à ce que son Roi apparaisse à Jérusalem, qui établira son royaume de paix sur toute la terre.

9 Voici, ton Roi vient à toi

9 Réjouis-toi avec transports, fille de Sion ; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Ce verset s’est déjà accompli, mais pas le verset 10. Ces deux versets relient la première venue et la seconde venue de Christ. Cela arrive souvent dans les prophéties. Il y a de la joie à la venue du Roi (verset 9) et à l’établissement de son royaume (verset 10), à la fondation de la paix et au fait de la paix. Le prophète voit pour ainsi dire deux sommets, mais pas la vallée qui se trouve entre eux (Mic 5:1-3 ; Ésa 9:1-6 ; 11:1-10). La vallée est la période pendant laquelle le mystère de l’église est révélé, et ce n’est pas le sujet des prophètes.

Dans la « fille de Sion », nous voyons la grâce. Dans la « fille de Jérusalem », nous voyons le reste fidèle. Il « subsiste un reste selon [l’]élection de [la] grâce » (Rom 11:5). Le prophète attire leur attention sur la venue du « roi » qui vient à eux. Il est un Roi juste, Il agit selon la justice, « ayant le salut », Il est également un Sauveur. S’Il devait agir envers eux selon la justice, ils devraient tous être jugés. C’est pourquoi il est si impressionnant qu’Il soit aussi Sauveur. En tant que juste, Il a souffert pour les injustes (1Pie 3:18). C’est pourquoi il y a grâce et, sur cette base, un reste.

Le fait qu’Il soit « juste » ne signifie pas seulement qu’Il est quelqu’un qui rend justice ou qui possède des caractéristiques justes, ce qui Le rend conforme à la volonté de l’Éternel à tous égards. Il est aussi quelqu’un qui est animé par la justice. Il en est entièrement caractérisé et maintient dans son règne cette première vertu d’un dominateur (Psa 45:8 ; Ésa 11:1-4 ; Jér 3:5-6 ; 33:15-16).

Mais comment vient-Il ? « Humble et monté sur un âne, et sur un ânon, le petit d’une ânesse. » Cela marque l’humilité et la pauvreté du Messie. Les deux caractéristiques mentionnées décrivent ce qui est caractéristique de sa personne et la manière dont Il exerce son règne. Il est « humble ». Cela décrit quelqu’un qui est familier avec la souffrance et la misère et qui vit dans des conditions apparemment insignifiantes. Il englobe tout l’état d’humilité, d’affligé et de souffrance, tel qu’il est décrit en détail par le prophète Ésaïe (Ésa 53:1-12).

Ce qu’une telle personne a vécu la rend sensible à la situation des autres. Elle peut compatir. C’est quelqu’un qui a la force d’échapper à sa situation affligée, mais qui n’utilise pas cette force. C’est le Seigneur Jésus. C’est pourquoi Il peut nous dire : « Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11:29).

Et puis, un Roi qui arrive sur un âne ! Un roi devrait arriver à cheval. Ce sera aussi le cas lors de sa seconde venue, lorsqu’Il apparaîtra dans toute sa puissance et sa majesté (Apo 19:11-16). Mais lors de sa première venue, Il arrive sur un ânon « sur lequel jamais personne ne s’est assis » (Lc 19:30). Sans avoir été dressé, l’animal Le porte de son plein gré. La jeunesse de l’animal est soulignée par l’ajout « le petit d’une ânesse ».

Il est un Roi dans l’humiliation, qui vient mourir sur une croix. C’est ainsi qu’Il vient vers son peuple. C’est ainsi que le prophète passe d’Alexandre le Grand au véritable grand Roi. Seuls ceux qui ont été enseignés par Dieu voient qu’Il viendra ainsi. En Lui revient la gloire qui est retournée du temple au ciel (Ézé 8:3 ; 9:3 ; 10:3-4,18-19 ; 11:22-23) revient au milieu de son peuple.

En ce qui concerne la signification spirituelle des ânes et leur service, on peut considérer ce qui suit.
1. Dans l’âne, animal impur, nous pouvons voir une image du peuple d’Israël, impur à cause de ses péchés.
2. Dans l’ânon, le petit d’une ânesse, nous pouvons voir une image du reste d’Israël, qui aurait dû être tué, mais qui a été racheté par l’Agneau (Exo 13:13). Il est donc apte à porter le Seigneur à Jérusalem.
3. Le fait que le petit n’ait jamais porté personne signifie que le Seigneur Jésus doit occuper la première place en toutes choses. Ainsi, Il est né d’une femme qui n’avait encore eu aucun rapport avec un homme et Il a été enterré dans un tombeau où personne n’avait encore été enterré.

10 La domination du Prince de paix

10 Et je retrancherai d’Éphraïm le char, et de Jérusalem, le cheval, et l’arc de guerre sera retranché. Et il annoncera la paix aux nations, et dominera d’une mer à l’autre, et depuis le fleuve jusqu’aux bouts de la terre.

Nous voyons ici le Seigneur Jésus venir sur la terre pour la seconde fois. Il est venu avec les nuées du ciel, dans la puissance et la majesté, pour anéantir les ennemis de son peuple et ainsi le délivrer et lui donner la paix. Il ne donne pas seulement la paix à son peuple, mais Il apporte la paix à toute la terre. Le royaume de paix s’installe.

« Éphraïm » désigne l’ancien royaume des dix tribus. « Jérusalem » est mentionnée comme la capitale du royaume de Juda. Sous le Messie, les deux royaumes, qui sont encore divisés aujourd’hui, seront à nouveau réunis (Ésa 11:13).

À cause de la désolation de leur puissance militaire, « les chars », les guerres cesseront (Psa 46:10). Les chevaux, c’est-à-dire les chevaux de guerre, seront aussi retranchés par Dieu (Mic 5:9), tout comme « l’arc de guerre ». Tous les instruments de guerre auront retrancher.

Ce Roi annoncera aussi la paix aux nations. Cela ne se fera pas en ordonnant la paix par sa parole autoritaire, mais en mettant fin aux conflits entre les nations (Mic 4:3). Il prononcera des paroles de paix qui mettront fin aux disputes et favoriseront le bien-être des nations (cf. Ésa 10:3).

Cette situation de paix ne se limitera donc pas à Israël. Le royaume de paix que Christ établira s’étendra « d’une mer à l’autre mer, et depuis le fleuve [l’Euphrate] jusqu’aux bouts de la terre » (Psa 72:8 ; Gen 15:18 ; Exo 23:31). L’Euphrate est la frontière la plus orientale du pays d’Israël.

11 Le sang de ton alliance

11 Quant à toi aussi, à cause du sang de ton alliance, je renverrai tes prisonniers hors de la fosse où il n’y avait pas d’eau.

La situation décrite aux versets précédents est encore à venir. Jérusalem n’est pas encore délivrée. Il n’y a pas encore de véritable indépendance. Jérusalem sera une fosse sans eau. Cela rappelle l’histoire de Joseph, l’homme pieux, dont la première prison est une citerne sans eau (Gen 37:24 ; cf. Jér 38:6 ; Ésa 29:4). Dans cette prison, il y aura un reste affligé et pauvre (Soph 3:12 ; Ésa 29:1-8) qui sera racheté par l’Éternel.

Le fondement de cette délivrance est « le sang de ton alliance », c’est-à-dire le sang de la nouvelle alliance, le sang de Christ. Les « prisonniers » sont les prisonniers de Sion. À l’époque de Zacharie, ce sont ceux qui sont encore à Babylone. Mais il faut surtout penser au temps de la fin. Si nous pensons à ce que Babylone représente spirituellement, à savoir une fosse sans eau, c’est l’image d’une religion de la chair, où l’Esprit, l’eau vive, fait défaut.

En Exode 24, il est aussi question du sang de l’alliance, mais dans ce cas, il implique une menace (Exo 24:3-8). S’ils ne respectent pas l’alliance, Dieu les traitera comme les animaux et les tuera. C’est le sang du jugement. Cependant, Dieu n’accepte pas le peuple sur la base du sang de l’ancienne alliance, mais sur la base du sang de la nouvelle alliance, qui est le sang de Christ. Le Seigneur Jésus en a parlé lors de l’institution de la cène (Mt 26:27-28).

12 - 13 Rendre une double part

12 Revenez à la place forte, prisonniers de l’espérance ! Aujourd’hui même, je le déclare : Je te rendrai une double part. 13 Car j’ai bandé pour moi Juda, d’Éphraïm j’ai rempli mon arc, et je réveillerai tes fils, ô Sion, contre tes fils, ô Javan, et je te rendrai telle que l’épée d’un homme fort.

Il s’agit ici d’un autre groupe de prisonniers. Au verset 11, les prisonniers sont le reste à Jérusalem. Ici, au verset 12, les prisonniers sont ceux qui sont dispersés parmi les nations. La fosse du verset 11 est devenue « la place forte » au verset 12. Les différents groupes de prisonniers ont toutefois le même fondement solide pour espérer, à savoir le sang de la nouvelle alliance. Les prisonniers dispersés sur toute la terre reviendront à Jérusalem.

L’Éternel les appelle à venir et annonce « aujourd’hui » comme une promesse motivante, ajoutant qu’Il les « rendra une double part ». La double part n’est pas ici celle d’Ésaïe 40, mais celle d’Ésaïe 61, où ils recevront une double bénédiction après toutes les souffrances endurées (Ésa 61:7 ; Ésa 40:2 ; cf. Job 42:10). La double part que l’Éternel donnera à son peuple consistera à les délivrer de la captivité et de l’esclavage, à faire d’eux une nation indépendante et à les établir à la tête des nations.

Pour le combat contre les nations environnantes, Dieu utilise aussi Juda et Éphraïm, les deux et les dix tribus. Juda est comme un arc de combat, Éphraïm est comme la flèche, et ensemble, ils forment un seul instrument contre les ennemis. Javan, c’est-à-dire l’empire grec, représente la puissance des empires auxquels Israël sera confronté plus tard.

14 - 15 Le Seigneur Jésus apparaît

14 Et l’Éternel sera vu au-dessus d’eux, et sa flèche sortira comme l’éclair ; et le Seigneur, l’Éternel, sonnera de la trompette, et marchera avec les tourbillons du sud. 15 L’Éternel des armées les protégera, et ils dévoreront, et ils piétineront les pierres de fronde, et ils boiront, et seront bruyants comme par le vin, et ils seront remplis comme un bassin, comme les coins de l’autel.

Nous voyons ici la venue de l’Éternel, c’est-à-dire le Seigneur Jésus, dans toute sa gloire. Cela contraste avec le verset 9, qui parle de sa première venue, dans l’humiliation. Il apparaît lors de son retour. Alors, le royaume sera établi, comme le dit le verset 10. Sa venue s’accompagne d’éclairs, de trompettes et de tourbillons.

L’Éternel apparaît « au-dessus d’eux », c’est-à-dire depuis le ciel. Il apparaît comme un homme fort de guerre pour combattre pour eux. Sa flèche jaillit comme l’éclair (Hab 3:11). Il sort à la tête de son peuple. En sonnant de la trompette, Il donne le signal du combat. Il attaque l’ennemi avec la violence terriblement destructrice des « tourbillons du sud ». Les tourbillons qui viennent du sud sont les plus violentes, car elles proviennent du désert arabe, qui borde Canaan au sud (Ésa 21:1).

L’Éternel ne se contente pas de combattre pour son peuple. Il est aussi leur bouclier contre les armes de l’ennemi. C’est pourquoi ils sont capables d’exterminer leurs ennemis et, tels des lions dévorants, de manger leur chair et de boire leur sang, c’est-à-dire de leur ôter la vie et de se régaler du butin. Dans l’image qu’il utilise ici, Zacharie a peut-être pensé à quelque chose que Balaam a dit au sujet du peuple de Dieu (Nom 23:24).

16 - 17 Le salut, sa bonté et sa beauté

16 Et l’Éternel leur Dieu les sauvera, en ce jour-là, comme le troupeau de son peuple ; car ils seront des pierres de couronne élevées sur sa terre. 17 Car combien grande est sa bonté ! et combien grande est sa beauté ! Le blé fera prospérer les jeunes gens, et le moût, les jeunes filles.

L’Éternel apparaît (verset 14), protège (verset 15) et sauve (verset 16). Cette délivrance ne sera pas annulée. C’est une délivrance parfaite et durable. Il s’agit du « troupeau de son peuple ». Il s’agit du troupeau de son peuple. Cela détermine son peuple à reconnaître qu’Il est leur berger.

Les bêtes de ce troupeau sont « des pierres de couronne élevées sur sa terre », comme les pierres de la couronne d’un roi. Les brebis du Messie servent de parure à sa couronne. Lorsque le Messie règne, elles donnent à son règne un éclat supplémentaire. Elles reflètent sa gloire dans son pays. Grâce à leur victoire sur toutes les puissances du monde, Israël a atteint la plus haute gloire. Cette gloire est uniquement due à Celui qui a d’abord combattu pour eux sur la croix. Là, Il a expié leurs péchés. C’est la base de son combat contre leurs ennemis, dont ils sont délivrés pour toujours. C’est aussi la base de l’éclat qui rayonne maintenant d’eux.

Le bonheur du berger est plus grand que celui des brebis. La beauté du berger est plus grande que celle du peuple. Quelle joie remplira son cœur lorsque tout le plan de Dieu avec son peuple sera accompli. Alors, Il « se réjouira avec joie » et « se reposera dans son amour » (Soph 3:17).

Les jeunes gens ne périront plus au combat, mais jouiront abondamment du revenu de la terre. Les jeunes femmes n’auront plus peur du sort de leur mari, mais connaîtront la joie à profusion.

Lis la suite dans Zacharie 10

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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