Zacharie

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Zacharie 7

La ville de Jérusalem

Introduction 1 La parole de l’Éternel vient à Zacharie 2 - 3 Des messagers avec une question sur le jeûne 4 - 5 Pour qui ont-ils jeûné ? 6 - 7 Pour qui mangeons-nous et buvons-nous ? 8 - 10 Ce qui importe à Dieu 11 - 12 Le refus d’être attentif 13 - 14 Crier, mais ne pas être entendu

Introduction

Le contenu de Zacharie 7-8 a surtout une signification pratique. Ces chapitres sont en quelque sorte une courte pause. Ils sont plus faciles à comprendre, mais plus difficiles à mettre en pratique. Ils mettent l’accent sur une vie de justice du peuple de Dieu à la lumière de son infidélité dans le passé et de la gloire qui sera la sienne dans l’avenir.

Zacharie 7-8 se divise en quatre parties. Chaque partie commence par « la parole de l’Éternel » qui vient à Zacharie (Zac 7:1,8 ; 8:1,18).

1 La parole de l’Éternel vient à Zacharie

1 Et il arriva, la quatrième année du roi Darius, que la parole de l’Éternel vint à Zacharie, le quatrième [jour] du neuvième mois, [au mois] de Kislev,

Deux années se sont écoulées depuis la nuit mémorable où Zacharie a reçu ses huit visions nocturnes. Il faudra encore deux ans avant que le temple soit achevé. Entre-temps, c’est-à-dire « la quatrième année du roi Darius », soit l’année 518 av. J.-C., la parole de l’Éternel vient à Zacharie. Cela se passe au commencement du mois de Kislev. Ce mois correspond à une partie de notre mois de novembre et à une partie de décembre.

2 - 3 Des messagers avec une question sur le jeûne

2 quand Béthel envoya Sharétser et Réguem-Mélec et ses hommes pour implorer l’Éternel, 3 pour parler aux sacrificateurs qui étaient dans la maison de l’Éternel des armées, et aux prophètes, disant : “Pleurerai-je au cinquième mois, en me séparant comme j’ai fait, voici tant d’années ?”

Deux hommes viennent de Béthel. Ils ont des noms babyloniens, ce qui semble indiquer qu’ils sont nés à Babylone et font partie de ceux qui sont retournés (cf. Zac 6:10). Ils n’aident pas au bâtiment du temple, mais viennent maintenant chercher la faveur de l’Éternel. Il semble que leur cœur soit attaché au temple et qu’ils soient attristés par sa désolation.

Deux ans après les visions nocturnes, ces hommes viennent poser aux sacrificateurs une question sur le jeûne du cinquième mois. Les sacrificateurs sont censés connaître la loi de Dieu (Deu 17:9). Ils adressent aussi leur question aux prophètes. Il s’agit sans doute d’Aggée et de Zacharie. Leur question concerne le jeûne à la suite de la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C. (Jér 52:12-13). Ils jeûnent depuis déjà 70 ans, c’est-à-dire depuis le commencement de la captivité. Ce n’est pas un jeûne institué par l’Éternel, mais une initiative propre du peuple. Maintenant que le nouveau temple est presque achevé, ils se demandent s’il est encore utile de continuer.

Le contexte de cette question n’est pas tout à fait clair. La remarque « comme j’ai fait, voici tant d’années ? » laisse transparaître une certaine lassitude. C’est devenu une routine, une habitude dont on ne voit plus l’utilité. La question se pose de savoir s’il est encore nécessaire de continuer. Si Dieu le veut, qu’Il le dise. Alors ils continueront.

L’homme aime toujours savoir où il en est. Il préfère avoir des règles, afin de pouvoir s’y conformer et évaluer s’il est sur la bonne voie. Chez nous, la question peut se poser : ‘Est-il vraiment si important de célébrer la cène chaque dimanche ? Si c’est nécessaire, alors il faut le faire, mais où est-il écrit que c’est nécessaire ?’ En guise de contre-question, on peut demander : ‘Pourquoi cette question se pose-t-elle, d’où vient-elle ?’ Si la cène n’est rien de plus qu’une obligation, elle peut aussi être célébrée une fois par an, ou quand cela arrange.

Mais Dieu ne s’intéresse pas aux habitudes extérieures. Il veut voir ce qui vit dans le cœur pour Lui. C’est pourquoi Il donne des principes, des points de départ, à partir desquels ils peuvent mener leur vie sous la direction de l’Esprit. La réponse à la question n’est donc ni ‘oui’ ni ‘non’.

Il y a un jeûne au cinquième mois (verset 3) et au septième mois (verset 5). Dans le chapitre suivant, deux autres jours de jeûne sont ajoutés (Zac 8:19).
1. Le jour de jeûne du cinquième mois fait suite à la prise de la ville et à la destruction du temple (Jér 39:2 ; 52:6-7).
2. Le jour de jeûne du septième mois fait suite – selon toute vraisemblance – au meurtre de Guedalia, l’homme établi par Nebucadnetsar (Jér 41:1-2 ; 2Roi 25:8-9). Il s’agit là aussi d’une catastrophe.

La délégation s’intéresse au jeûne du cinquième mois, en mémoire du destruction du temple. Maintenant que le temple est presque bâti, le jeûne en mémoire de cet événement ne semble plus nécessaire. En effet, avec un temple qui est bâti, il n’y a plus de raison de continuer à pleurer. Au contraire, il y a lieu de se réjouir. Ils n’auraient donc plus besoin de se comporter comme des nazaréens en s’abstenant des choses agréables et licites de la vie, telles que manger et boire (Nom 6:3).

4 - 5 Pour qui ont-ils jeûné ?

4 Et la parole de l’Éternel des armées vint à moi, disant : 5 – Parle à tout le peuple du pays, et aux sacrificateurs, disant : Quand vous avez jeûné et que vous vous êtes lamentés au cinquième et au septième [mois], et cela pendant 70 ans, est-ce réellement pour moi, pour moi, que vous avez jeûné ?

La question est posée aux sacrificateurs et aux prophètes (verset 3), mais c’est l’Éternel Lui-même qui répond par son prophète (verset 4). Sa réponse comporte deux parties. La première partie se trouve dans la suite de ce chapitre et la seconde en Zacharie 8. Dans la première partie, Il dit ce qu’Il attend du peuple et pourquoi Il a été obligé de le mener en captivité. Dans la deuxième partie, Il leur promet qu’Il les reprendra dans sa faveur.

La question est posée au singulier dois « je » (verset 3), mais la réponse s’adresse « à tout le peuple du pays, et aux sacrificateurs » (verset 5). La question porte sur le jeûne du cinquième mois, mais la réponse inclut le jeûne du septième mois. Au septième mois, Guedalia a été tué et le reste s’est enfui (2Roi 25:23-25 ; Jér 41:1-3).

La réponse de l’Éternel montre que ces jours commémoratifs ont été réduits à de simples obligations religieuses. Accomplir un devoir uniquement parce qu’il faut le faire n’a aucune valeur aux yeux de Dieu. Nous pouvons faire quelque chose parce que c’est une bonne habitude. Selon son habitude, le Seigneur Jésus se rend à la synagogue le jour du sabbat (Lc 4:16). Mais les bonnes habitudes deviennent vides de sens si nous ne les pratiquons pas pour le Seigneur, mais pour nous-mêmes. Les fêtes de l’Éternel se transforment alors en fêtes des Juifs (Lév 23:4-6 ; Jn 2:13 ; 7:2).

La réponse n’est donc pas de savoir s’ils doivent ou non continuer. Ils peuvent en décider eux-mêmes. La réponse concerne le pourquoi et le comment de leur jeûne. Il s’agit de savoir si nous faisons les choses pour l’Éternel ou pour nous-mêmes. Jeûner, c’est renoncer à ce qui est en soi permis, dans le but de se consacrer au Seigneur.

Le jeûne n’est jamais une fin en soi. Le seul jour de jeûne prescrit pour Israël est le jour des propitiations, afin de châtier leurs âmes, de s’humilier devant Dieu à cause de leurs péchés (Lév 16:19-34). Si, pendant les quatre jours de jeûne, le peuple est conscient de la raison pour laquelle Jérusalem a connu un tel sort, il se tournera vers Dieu dans la prière pour Lui demander de l’aide.

Mais maintenant, la question se pose de savoir s’ils l’ont vraiment fait pour Dieu. C’est une question qui doit les avoir profondément touchés. Il doit en être de même pour nous. Pour qui faisons-nous ce que nous faisons ? Est-ce vraiment uniquement pour le Seigneur ? Dieu ne se soucie pas des pratiques religieuses en elles-mêmes, mais de la motivation qui pousse quelqu’un à les accomplir.

6 - 7 Pour qui mangeons-nous et buvons-nous ?

6 Et quand vous avez mangé et bu, n’est-ce pas vous qui mangiez et qui buviez ? 7 Ne sont-ce pas là les paroles que l’Éternel a criées par les premiers prophètes, alors que Jérusalem était habitée et jouissait de la paix, ainsi que ses villes qui l’entouraient, et que le midi et le pays plat étaient habités ?

Ce qui vaut pour le jeûne vaut aussi pour le temps où l’on ne jeûne pas, mais où l’on mange et boit (verset 6). Tout comme le jeûne, ils l’ont fait pour eux-mêmes et non pour Dieu. Ils ne L’ont pas impliqué. Il s’agit aussi pour nous de glorifier Dieu en toutes choses : « Donc, que vous mangiez, que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1Cor 10:31 ; Rom 14:6b).

Dieu a déjà signalé à son peuple qu’il jeûnait de manière incorrecte, par ses prophètes. Ésaïe est l’un de ces prophètes (Ésa 1:11-17 ; 58:3-7). Mais le peuple ne les a pas écoutés. C’est pourquoi Dieu a dû envoyer son peuple en captivité. Que cet exemple leur serve d’avertissement, qu’ils le prennent à cœur et qu’ils écoutent maintenant Zacharie !

Les versets 6-7 montrent que Dieu ne se soucie pas de savoir si les gens jeûnent ou non. Le vrai jeûne, celui qui plaît à Dieu, ne consiste pas en une abstinence pharisaïque de nourriture et de boisson, mais dans le fait de respecter la parole de Dieu et de vivre selon elle. C’est ce que les prophètes avaient déjà prêché au peuple avant la captivité.

Cela réfute l’idée selon laquelle on peut obtenir la faveur de Dieu en jeûnant. Il leur appartient de décider s’ils continueront ou non à observer les jours de jeûne mentionnés ci-dessus. Nous avons ici un exemple clair de la grande différence entre le christianisme et les autres religions. Ce n’est pas en premier lieu ce que quelqu’un fait qui compte, mais pourquoi il le fait ; c’est la motivation qui est déterminante.

8 - 10 Ce qui importe à Dieu

8 Et la parole de l’Éternel vint à Zacharie, disant : 9 – Ainsi a parlé l’Éternel des armées, disant : “Prononcez des jugements de vérité, et usez de bonté et de miséricorde l’un envers l’autre, 10 et n’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et l’affligé ; et ne méditez pas le mal dans votre cœur, l’un contre l’autre.”

La parole de l’Éternel est adressée à Zacharie (verset 8). Par Zacharie, Il s’adresse au peuple en tant que « l’Éternel des armées ». Il ne s’agit pas de nouvelles annonces, mais d’une répétition de ce qu’Il a toujours dit par l’intermédiaire de ses prophètes. Ils ont toujours rejeté ce message, mais Il le répète. Cela montre sa patience. Ce que Dieu a dit dans le passé garde toujours sa force et c’est pourquoi Il peut toujours y revenir.

La première chose qui importe, c’est qu’ils prononcent « des jugements de vérité » (verset 9). Cela vaut en premier lieu pour les juges. Mais c’est aussi une parole que chaque membre du peuple de Dieu doit prendre à cœur. Un jugement de vérité est un jugement en lequel tu peux avoir confiance. Il est impartial et conforme aux faits. Il n’y a pas de recherche d’intérêt personnel derrière. Nous voyons ici l’attitude que nous devons adopter envers nos frères et sœurs.

De cette attitude découle le fait que nous usons « de bonté et de miséricorde l’un envers l’autre ». Nous le démontrons en donnant à nos frères et sœurs ce dont ils ont besoin, tant pour le corps que pour l’âme. Cela vaut bien plus aux yeux de Dieu que tous les sacrifices offerts selon la loi ou toutes sortes d’autres services extérieurs accomplis sans que le cœur y soit impliqué.

Il ne s’agit pas seulement de ne blesser personne, mais d’aider l’autre (verset 10). Nous devons penser en particulier aux veuves, aux orphelins, aux étrangers et aux affligés (Exo 22:22). Ils n’ont pas les moyens de subvenir à leurs propres besoins et n’ont personne sur qui compter. S’ils agissent par amour, ils ne feront pas de mal à autrui, mais au contraire du bien. Pour cela, ils ne doivent pas méditer le mal dans leur cœur les uns envers les autres (cf. Mic 2:1).

11 - 12 Le refus d’être attentif

11 Mais ils ont refusé d’être attentifs et ils ont opposé une épaule rebelle, ils ont appesanti leurs oreilles pour ne pas entendre, 12 et ont rendu leur cœur [dur comme] un diamant, pour ne pas écouter la loi et les paroles que l’Éternel des armées envoyait par son Esprit, par les premiers prophètes ; et il y a eu une grande colère de la part de l’Éternel des armées.

Le passé montre comment le peuple a réagi à l’appel de Dieu par ses prophètes (Deu 9:6,13,27). Ils ont accompagné leur refus d’écouter d’une forte opposition à ce que Dieu leur avait dit (verset 11). Ils ne se sont pas mis au travail, mais s’y sont opposés (Néh 9:29). C’est comme un bœuf qui refuse qu’on lui mette un joug sur le cou. Finalement, ils ont aussi bouché leurs oreilles, de sorte qu’ils sont devenus sourds à la voix de Dieu. C’est également un geste de mépris envers Celui qui parle.

Les paroles des prophètes sont celles de l’Esprit (Néh 9:20,30). Ne pas écouter les paroles des prophètes équivaut à ne pas écouter les paroles de Dieu. Leur refus de cou raide d’écouter provient au plus profond d’eux-mêmes du durcissement de leur cœur (verset 12). Ils n’ont pas voulu écouter, ils ont délibérément bouché leurs oreilles. Une telle attitude ne peut que provoquer une grande colère de la part de Dieu à leur égard.

13 - 14 Crier, mais ne pas être entendu

13 Et comme il a crié et qu’ils n’ont pas écouté, de même ils ont crié, et je n’ai pas écouté, dit l’Éternel des armées ; 14 et je les ai dispersés, comme par un tourbillon, parmi toutes les nations qu’ils ne connaissaient pas, et le pays a été dévasté derrière eux, de sorte que personne n’allait ni ne venait ; et ils ont rendu désolé le pays désirable.

Quand un homme refuse de cou raide d’écouter Dieu, le temps vient où il criera vers Dieu, mais Dieu ne l’écoutera pas (Pro 1:27-28 ; Ésa 1:15 ; Mic 3:4 ; Jér 11:11 ; 14:12). Dieu les a appelés par ses prophètes, mais ils ne les ont pas écoutés. Le peuple a crié vers Dieu dans la détresse qu’Il avait fait venir sur lui, mais Il ne l’a pas écouté.

Il a dû les disperser un tourbillon (verset 14). Parce qu’ils n’avaient pas besoin de Lui, Il les a livrés à une communauté qui ne le connaît pas, afin qu’ils apprennent par expérience combien il est amer d’être éloigné de l’amour, de la miséricorde et de la sollicitude de Dieu. Le fait que la « terre désirable » soit devenue « un désert » n’est pas attribué ici à l’ennemi, mais aux actions d’Israël lui-même. C’est à cause de leurs péchés. Personne ne pouvait plus y aller ni y venir. Elle était devenue une région inhabitable.

Mais il y aura toujours un reste (Ésa 10:20-22a). Dieu juge l’ensemble, mais Il préserve toujours un reste, un reste, qui constituera pour Lui l’ensemble auquel Il accomplira ses promesses.

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