Michée

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Michée 6

Le pardon

Introduction 1 - 2 Le débat de l’Éternel 3 Appel à répondre 4 Le souci de l’Éternel pour son peuple 5 La justice de l’Éternel 6 - 7 Avec quoi s’approcher de l’Éternel ? 8 Ce que l’Éternel a déclaré 9 Écoutez le bâton 10 - 11 Un épha réduit et des instruments de pesage faux 12 L’injustice du peuple 13 La discipline de l’Éternel 14 - 15 Beaucoup d’efforts, aucun résultat 16 La cause de l’opprobre du peuple de Dieu

Introduction

Les chapitres précédents montrent les actions extérieures de Dieu envers son peuple. Dans les deux derniers chapitres, nous voyons les voies de son Esprit avec ce peuple. Tous les prophètes présentent à la fois l’histoire politique et la situation spirituelle du peuple, ainsi que le rétablissement et la conversion d’Israël.

Michée 6 est présenté sous la forme d’un débat. Cette forme nous est aussi trouvée, par exemple, en Ésaïe 1 et Michée 1. Le chapitre oppose la justesse et la justice des exigences de Dieu à l’ingratitude et à la superstition d’Israël, qui sont la cause de la ruine et du jugement. Le prophète ne regarde pas vers un avenir plein de bénédictions, mais vers un présent plein de péchés.

1 - 2 Le débat de l’Éternel

1 Écoutez, je vous prie, ce que dit l’Éternel : “Lève-toi, plaide devant les montagnes, et que les collines entendent ta voix !” 2 Écoutez, montagnes, le plaidoyer de l’Éternel, et vous, fondements immuables de la terre ; car l’Éternel a un débat avec son peuple, et il conteste avec Israël :

Michée commence cette dernière partie de sa prophétie en appelant à écouter ce que dit l’Éternel (verset 1 ; Mic 1:2 ; 3:1). Avant de transmettre la parole de l’Éternel, celle-ci lui est d’abord adressée à lui-même. L’Éternel lui ordonne de se lever et d’élever la voix. Michée doit plaidé devant les montagnes, ce qui signifie qu’il les fait témoins du débat que l’Éternel intente d’avoir avec son peuple dans les versets suivants. Il doit aussi faire entendre sa voix aux collines.

Toute la création inanimée dans toute son étendue doit écouter le débat de l’Éternel (verset 2). Les hauteurs les plus élevées, c’est-à-dire les « montagnes », et les profondeurs les plus profondes, c’est-à-dire les « fondements immuables de la terre », qui se trouvent au plus profond de la terre, les piliers de la terre, et tout ce qui se trouve entre les deux sont appelés à témoigner de son débat. Ce débat est mentionné trois fois, avec des noms différents, au verset 2. Il s’agit donc d’un débat particulier, car l’autre partie dans la salle d’audience est « son peuple », « Israël » (verset 2 ; cf. Deu 32:1 ; Ésa 1:2 ; Jér 2:12-13).

Par « montagnes » et « collines », nous pouvons aussi penser à la partie responsable du peuple qui occupe une certaine position de pouvoir, peut-être le roi ou les chefs du peuple. Les « fondements immuables de la terre » (ou du pays) désignent peut-être ceux qui devraient veiller sur les principes sur lesquels repose la société israélienne. Peut-être le sacerdoce.

Dieu conteste toujours avec ceux qui marchent dans la désobéissance à son égard. Il ne peut avoir de communion avec des personnes qui ne se soumettent pas à sa Parole, et certainement pas s’il s’agit de personnes qu’il a placées dans une relation particulière avec Lui. Il a entouré son peuple de tous ses soins et lui a accordé toutes ses bénédictions. Mais leur réaction à cela est celle de la plus grande infidélité et ingratitude possibles. Ils ont tourné le dos à l’Éternel et L’ont traité avec mépris. Qu’a-t-Il fait pour mériter cela ? C’est ce qu’Il demande au peuple dans le verset suivant.

Comment réagissons-nous aux nombreuses preuves de son attention à notre égard et aux nombreuses bénédictions qu’Il nous a accordées ?

3 Appel à répondre

3 – Mon peuple, que t’ai-je fait, et en quoi t’ai-je lassé ? Réponds-moi !

L’Éternel prend ici la position d’un accusé. Au lieu de les accuser, Il se défend devant son peuple. Il veut parler à leur cœur en s’adressant à eux comme « mon peuple ». Nous entendons ici, comme souvent dans les prophètes, son profond désir qu’ils se souviennent qu’Il a fait d’eux son peuple.

Il demande à son peuple ce qu’Il leur a fait pour qu’ils se détournent ainsi de Lui. Leur a-t-Il rendu la vie si insupportable ? Les a-t-il fatigués par des exigences extraordinaires ou des demandes excessives (cf. Ésa 43:23 ; Ésa 5:4 ; 7:13) ? Il les appelle à témoigner contre lui, à L’accuser de quelque chose dont ils peuvent se plaindre. Il veut qu’ils y réfléchissent afin qu’ils parviennent à la conclusion que leur attitude envers Lui n’est pas bonne. Le fait qu’il s’exprime ainsi est une grâce condescendante.

4 Le souci de l’Éternel pour son peuple

4 Car je t’ai fait monter du pays d’Égypte, et je t’ai racheté de la maison de servitude ; et j’ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie.

Le silence règne dans la salle d’audience après les questions posées par l’Éternel à son peuple dans le verset précédent. Puis l’Éternel reprend la parole. Il va leur dire ce qu’Il leur a « fait ». Au lieu de les accabler en leur imposant des fardeaux, il les a délivrés de leurs fardeaux et les a comblés de bénédictions et de faveurs. La plus grande preuve en est leur délivrance d’Égypte accompagnée de signes et de prodiges. Ils sont ainsi devenus un peuple libre et indépendant (Am 2:10 ; Jér 2:6). La délivrance d’Égypte est souvent mentionnée par les prophètes. Cette délivrance représente l’acte principal par lequel Dieu démontre son amour salvateur pour les hommes.

Il leur rappelle qu’après leur délivrance, il leur a fourni des guides compétents pour leur voyage à travers le désert, en route vers le pays promis. Il leur a donné le grand législateur et guide Moïse, ainsi que le souverain sacrificateur Aaron et la prophétesse Marie.

Moïse et Aaron, qui ont joué un rôle important dans la délivrance d’Égypte, sont ensemble une image du Seigneur Jésus, qui nous a délivrés du monde et nous conduit vers le pays promis. Moïse et Aaron sont un type du Christ en tant qu’« apôtre et souverain sacrificateur de notre confession » (Héb 3:1). En Marie, nous voyons l’expérience de la relation (Exo 15:21), notre réponse à qui est le Seigneur Jésus en tant qu’apôtre et souverain sacrificateur de notre confession.

5 La justice de l’Éternel

5 Mon peuple, souviens-toi, je te prie, du dessein que forma Balak, roi de Moab, et de ce que Balaam, fils de Béor, lui répondit, de Sittim jusqu’à Guilgal, afin que vous connaissiez la justice de l’Éternel.

Puis l’Éternel rappelle à son peuple, qu’Il appelle à nouveau avec émotion « mon peuple » (cf. verset 3), ce que Balak voulait leur faire faire par Balaam, mais ce que Balaam lui a répondu sous l’action de l’Esprit de Dieu (Deu 23:5 ; Nombres 22-24). Cela doit aussi les convaincre que Dieu ne cherche pas leur perte, mais leur bénédiction. Il a transformé la malédiction que le roi de Moab voulait leur infliger en une riche bénédiction. Dieu ne permet pas que son peuple soit maudit (Psa 105:14-15).

Ils doivent aussi se souvenir de ce qui s’est passé « de Sittim jusqu’à Guilgal », c’est-à-dire pendant le voyage vers le pays promis après les événements avec Balak et Balaam. Sittim est le dernier lieu dans le désert où le peuple a campé (Nom 33:49 ; Jos 3:1) et Guilgal est le premier lieu dans le pays promis où le peuple a campé (Jos 4:19). Au cours de ce voyage, ils ont été témoins de la manière dont l’Éternel a vaincu Madian, dont Il a asséché le Jourdain pour eux et dont, depuis Guilgal, Jéricho a été conquise, puis aussi tout le pays.

Ces deux lieux résument l’énorme changement qui s’est produit dans leur situation après leur délivrance d’Égypte. De l’esclavage dans un pays étranger, ils ont été amenés par l’Éternel dans leur propre pays avec une abondance de bénédictions. S’ils réfléchissaient à toutes ces choses, ils devraient admettre à quel point Dieu a été bon pour eux, à quel point sa fidélité a été grande et à quel point ses actions ont toujours été justes.

Il est important que nous soyons régulièrement rappelés à tout ce que le Seigneur a fait pour nous et avec nous. Nous oublions facilement qu’Il nous a délivrés du monde pour que nous vivions pour Lui. La vie, avec toute sa prospérité et son agitation, peut nous occuper à tel point que nous ne pensons plus à Lui. C’est pourquoi il est bon, chaque premier jour de la semaine, d’annoncer la mort du Seigneur en célébrant la cène à sa table. Ainsi, nous nous souvenons à chaque fois de ce qu’Il a fait, de ce dont Il nous a délivrés et de ce qu’Il nous a donné.

6 - 7 Avec quoi s’approcher de l’Éternel ?

6 – Avec quoi m’approcherai-je de l’Éternel, m’inclinerai-je devant le Dieu d’en haut ? M’approcherai-je de lui avec des holocaustes, avec des veaux âgés d’un an ? 7 L’Éternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour ma transgression, le fruit de mon ventre pour le péché de mon âme ?

Après les preuves évidentes de la fidélité de Dieu dans les versets précédents, le peuple demande à Michée ce qu’il doit faire. Cela se fait par la bouche d’un membre du peuple. La question semble indiquer qu’ils reconnaissent qu’il y a une distance entre eux et l’Éternel. Ils parlent du « Dieu d’en haut », le Dieu qui est loin d’eux, alors que dans son amour chaleureux, Il les a appelés à deux reprises « mon peuple ».

Ils ont quelques idées sur la manière dont ils pourraient combler la distance qui les sépare de Dieu. Celles-ci ont trait à l’offrande de sacrifices. Ils ont été bien informés à ce sujet dans leur religion. En même temps, cela montre clairement que leur conscience n’a pas été mise en la lumière de Dieu. Les propositions qu’ils font pour obtenir la faveur de Dieu montrent qu’ils n’ont rien compris à ce qui revient à Dieu. Il ne recherche pas des rituels extérieurs, mais les sacrifices d’un esprit brisé et d’un cœur brisé (Psa 51:18-19 ; 1Sam 15:22 ; Ésa 1:11-20 ; Jér 7:21-23 ; Osé 6:6 ; Am 4:5 ; 5:15,22-24).

Le peuple parle des holocaustes, alors que ce sont les sacrifices pour le péché qui sont appropriés, car la communion rompue par le péché doit être rétablie par la confession et la réconciliation. Cela est clairement démontré en Lévitique 4, dans la description du sacrifice pour le péché. Le fait qu’ils ignorent cela montre qu’ils pensent être toujours en relation avec l’Éternel en tant que peuple de son alliance. Ils estiment qu’ils ne doivent pas changer, mais que c’est Dieu qui doit changer. Le fait qu’ils veulent offrir en sacrifice des veaux âgés d’un an montre qu’ils ne sont pas prêts à faire trop de sacrifices. Un animal adulte a beaucoup plus de valeur. Mais leurs sacrifices sont sans valeur parce qu’ils ne sont pas offerts dans le bon sentiment. De tels sacrifices sont appelés « vaines offrandes » (Ésa 1:10-13).

Si nécessaire, ils sont aussi prêts à satisfaire l’Éternel en apportant un grand nombre de sacrifices. Ils passent ainsi soudainement à l’autre extrême. Les personnes qui ne vivent pas en communion avec Dieu se caractérisent par le fait qu’elles ne connaissent pas d’équilibre sain dans leur vie spirituelle. Peut-être veulent-elles imiter Salomon (1Roi 8:63). Comme si l’Éternel se souciait du nombre. Une autre idée consiste à offrir une énorme quantité d’huile pour les offrandes de gâteau. Oui, ils sont prêts à investir massivement pour s’assurer la faveur de Dieu. Qu’Il le dise..

Si cela ne Lui suffit pas, ils proposent même de sacrifier leurs fils. Peut-être que cela leur permettra d’obtenir sa faveur. Leur pensée est devenue si païenne. Mais le premier-né appartient déjà à l’Éternel (Exo 13:2,12) et le sacrifice de fils est interdit par la loi (Lév 18:21 ; 20:2-5 ; Deu 12:31 ; 18:10). Mais les idolâtres n’en tiennent pas compte (Jér 19:5 ; 32:35 ; 2Roi 16:3 ; 21:6 ; 3:27).

L’Éternel ne veut pas que l’on sacrifie la chair d’un corps, mais que l’esprit de l’homme se soumette à Lui. Il recherche et se réjouit de « la vérité dans l’homme intérieur » (Psa 51:8). Leur religion s’est transformée en un simple culte extérieur de Dieu. Il ne recherche pas leurs dons, Il les recherche eux-mêmes. Ce qui est condamné, ce n’est pas le sacrifice prescrit par Dieu, mais le sacrifice qui sert de substitut à l’obéissance.

8 Ce que l’Éternel a déclaré

8 – Il t’a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?

S’ils veulent savoir comment satisfaire Dieu, ils demandent la voie bien connue. Dieu l’a déjà fait connaître (Deu 10:12-13). Michée souligne ce qu’ils devraient savoir quand il s’agit de la volonté de Dieu. Le peuple est appelé « homme », ce qui indique la validité générale de ce que demande l’Éternel. Le mot « homme » fait aussi référence à la nullité de l’homme face au Dieu élevé. L’Éternel a déclaré « ce qui est bon ». Les choses qui sont « bonnes » sont celles qui ont un effet positif, celles qui servent le bien-être des autres et de soi-même.

Michée mentionne trois bonnes choses et rien d’autre. Il n’y a pas besoin d’autre chose. Ils peuvent donc s’en contenter. Ils n’ont pas besoin d’inventer quoi que ce soit ni de trouver autre chose à la place. Ces trois choses se rapportent aux trois relations dans lesquelles se trouve l’homme : avec son prochain, avec lui-même et avec Dieu (cf. Mt 23:23 ; Lc 11:42).

La première est « que tu fasses ce qui est droit » ou d’agir de manière juste envers le prochain, c’est-à-dire d’agir selon les normes de la parole de Dieu. Par prochain, nous pouvons entendre les membres de notre foyer, les membres de l’église, nos collègues et nos voisins.

2. La deuxième est « que tu aimes la bonté » comme une disposition du cœur. Cela signifie que nous avons le sentiment de Dieu. Nous ne sommes alors pas durs, nous n’avons pas d’orgueil et nous ne nous plaçons pas au-dessus des autres, mais nous recherchons le bien-être de l’autre.

3. Le troisième est « que tu marches humblement avec ton Dieu », c’est-à-dire de marcher pour sa gloire et sa joie (cf. Gen 5:29 ; 6:9). Marcher avec Dieu signifie que nous vivons en communion consciente avec Dieu dans l’humilité d’esprit. Cela englobe toute la vie dans toutes ses expressions, tout le comportement qui est manifesté.

Pour pouvoir vivre ainsi, il faut avoir la vie nouvelle. Ces choses ne peuvent être accomplies par l’homme qui n’est pas né de nouveau. Nous le voyons parfaitement dans le Seigneur Jésus et pouvons l’apprendre de Lui, car Il est « doux et humble de cœur » (Mt 11:29).

Pour le chrétien qui connaît et jouit des bénédictions du pays céleste, des lieux célestes, cela signifie qu’il vit « en justice et sainteté de la vérité » (Éph 4:24), qu’il est « bon » envers les autres (Éph 4:32) et qu’il supporte les autres dans l’amour « avec toute humilité et douceur » (Éph 4:2).

9 Écoutez le bâton

9 La voix de l’Éternel crie à la ville, et la sagesse a l’œil sur ton nom. Écoutez le bâton et celui qui l’a décrété !

Ce que l’Éternel demande au verset 8 ne se trouve pas chez le peuple. C’est pourquoi le prophète reprend sa prédication de repentance et reproche ses péchés à la ville. La ville à laquelle il s’adresse est Jérusalem, centre des pratiques pécheresses (Mic 1:5). C’est une preuve de sagesse que de reconnaître les actes de Dieu dans le jugement et de les accepter comme justes. Ceux qui s’inclinent devant la voix de Dieu qui annonce le jugement et reconnaissent ainsi qu’Il est juste qu’il vienne, trouveront le salut.

La sagesse a l’œil sur le nom de l’Éternel, par lequel Il se manifeste dans tout son Être et dans toutes ses caractéristiques. Il est clair que celui qui est sage écoutera la voix de l’Éternel et sera ainsi libéré du jugement. La vraie sagesse se manifeste en faisant ce qu’Il dit, car ce qu’Il dit est essentiel, c’est-à-dire que c’est cela qui importe. Ce qu’Il dit est seul important, le reste n’a pas d’importance.

« Écoutez le bâton » est une expression remarquable. Le bâton est le symbole de la discipline (Ésa 10:5,24). Ici, le bâton parle, ce qui peut signifier qu’il seulement parle et ne frappe pas encore. Le fait de signaler un châtiment à venir peut empêcher l’application du châtiment si l’avertissement est pris à cœur. Celui qui écoute n’a pas besoin du bâton. Si le bâton vient et que quelqu’un écoute quand même, il se repentira et ne sera pas livré au jugement éternel. Dans le bâton, on entend la voix de l’Éternel, car c’est Lui qui l’a destiné à son peuple.

10 - 11 Un épha réduit et des instruments de pesage faux

10 – Y a-t-il encore des trésors de méchanceté dans la maison du méchant, et un épha réduit, chose maudite ? 11 Peut-on être pur avec une balance inique et avec un sac de faux poids ?

Ces versets expliquent la raison de l’annonce du bâton. Les versets 13-16 décrivent le bâton.

Les accusations aux versets 10-11 sont formulées sous forme de questions. Malgré les différents avertissements, les méchants continuent de cacher dans leurs maisons les gains qu’ils ont obtenus par leur méchanceté. Ils continuent ainsi à amasser des trésors. Ils les accumulent dans leur maison, comme s’ils y sont en sécurité et que personne ne peut les voir ni y accéder. Mais Dieu voit tout. Il peut y accéder et les jugera pour cela (Jac 5:1-5).

L’« épha réduit » est une mesure de capacité trop petite (cf. Lév 19:36 ; Deu 25:14 ; Am 8:5 ; Pro 22:14). Un épha est une mesure de blé d’environ 20 à 45 litres. Ils réduisent la taille de l’épha. Ainsi, on paie pour un certain nombre de litres, mais on en reçoit moins. Cette tromperie est abhorrée par l’Éternel. Ce comportement sournois est en totale contradiction avec la justice qu’Il exige de l’homme (verset 8).

Outre un épha trop petit ou trompeur, ils utilisent aussi une « une balance inique » et des « faux poids ». Cette pratique méchante et trompeuse a aussi contribué à l’augmentation de leurs biens. Une « une balance inique » est une balance qui n’indique pas le poids correct, qui affiche un poids supérieur à celui qui est réellement posé dessus. L’utilisation de poids trop lourds fait aussi grimper le prix. Dieu déteste de telles pratiques.

Comment peut-on ou peut-Il être « pur » s’Il ne condamnait pas l’utilisation de telles méthodes ? Ils se souillent eux-mêmes par leur comportement, mais cela ne souille pas sa pureté. Au contraire, dans sa pureté, Il ne peut tolérer aucune souillure par des actes pécheresses parmi son peuple. Il « a les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab 1:13).

Nous pouvons aussi appliquer spirituellement cette utilisation de faux poids et de balances iniques lorsqu’il s’agit de juger quelque chose qui se passe dans l’église de Dieu. Combien de fois n’arrive-t-il pas que de faux critères soient utilisés pour juger une affaire ? Il arrive que nous ne jugions pas aussi sévèrement le péché d’une personne que nous trouvons sympathique ou celui d’un membre de notre famille que le péché d’une personne que nous détestons. Dieu déteste une telle approche.

12 L’injustice du peuple

12 Parce que ses riches sont pleins de violence, et que ses habitants disent des mensonges, et que leur langue est fausse dans leur bouche :

Non seulement les riches ont des maisons remplies de trésors acquis illicitement, mais ils sont eux-mêmes pleins de violence intérieure. Ils ne reculent devant aucun moyen violent pour accroître leur richesse. Il n’y a pas que les riches qui se comportent mal. Les habitants de Jérusalem le font aussi. Leur mauvaise conduite se manifeste dans le langage mensonger qu’ils prononcent avec une langue trompeuse. C’est un peuple de violents, de menteurs et de trompeurs. Ils agissent et parlent ainsi parce qu’ils sont égoïstes. Ils veulent s’enrichir, même si cela se fait au détriment des autres. Les autres sont les victimes de leur cupidité sans limites.

13 La discipline de l’Éternel

13 moi aussi, je te rendrai malade en te frappant, je te dévasterai à cause de tes péchés.

L’Éternel doit infliger sa discipline pour le comportement décrit dans les versets précédents. Il ne peut tolérer ce comportement. À cause de leurs péchés, il les rendra malades. Ils ne pourront donc plus profiter de leurs trésors et aussi continuer à mener leur vie pécheresse. Il ne restera rien de leur richesse ni d’eux-mêmes, car l’Éternel les dévastera.

Que l’Éternel les rende malades et les dévaste à cause de leurs péchés ne doit pas nous surprendre outre mesure. Il l’a fait savoir à son peuple dans sa loi par l’intermédiaire de Moïse (Deu 28:15-68 ; Lév 26:14-39). Ils seront frappés par les maladies d’Égypte, sans que personne ne puisse les guérir. Après tout, ils ont rejeté l’Éternel, qui les guérit. Que peut-on donc espérer d’amélioration ?

14 - 15 Beaucoup d’efforts, aucun résultat

14 Tu mangeras, et tu ne seras pas rassasiée, et ton ventre sera vide ; et tu emporteras, mais tu ne sauveras pas ; et ce que tu sauveras, je le livrerai à l’épée. 15 Tu sèmeras, et tu ne moissonneras pas ; tu fouleras les olives, mais tu ne t’oindras pas [le corps] d’huile, et le moût, mais tu ne boiras pas de vin.

Dans sa discipline, l’Éternel fera venir la famine dans le pays. Ils ne seront plus rassasiés de ce qu’ils mangent, mais auront constamment faim. Ce qu’ils pensent pouvoir stocker en lieu sûr ne sera pas à l’abri de l’ennemi. Ce qu’ils ont mis en sécurité, sera trouvé (Agg 1:6 ; Lév 26:16 ; Deu 28:38-40 ; Ésa 62:8-9).

Il sera livré par l’Éternel à l’épée, c’est-à-dire qu’il leur sera pris de force comme un jugement de l’Éternel. Ils l’ont pris de force, il leur sera pris de force. Celui qui sème la violence moissonnera la violence.

Ils ne profiteront pas eux-mêmes de tous leurs efforts de semailles, de pressage des olives et de vendanges. Leurs efforts seront vains pour eux-mêmes. Tout tombera entre les mains de l’ennemi, qui en profitera. Le blé, l’huile et le moût sont mentionnés plusieurs fois ensemble comme un résumé des bénédictions du pays (Deu 11:14 ; 12:17 ; 14:23 ; 28:51).

Le blé qu’ils mangent leur sera ôté, de sorte qu’ils souffriront de la faim. L’huile dont ils se badigeonnent la peau pour être beaux leur est ôtée, ce qui les rend hideux. Le vin, symbole de joie, leur sera ôté, de sorte qu’ils sombreront dans la tristesse et la misère.

Cela a une application spirituelle. Si nous sommes infidèles au Seigneur, nous cessons de lire la parole de Dieu, c’est-à-dire que nous cessons de nous nourrir du Seigneur Jésus comme du pain de vie. Nous ne nous laissons plus guider par le Saint Esprit et la joie disparaît de notre vie. Nous souffrirons de la faim spirituelle, nous vivrons selon la chair et nous sombrerons dans la misère spirituelle.

16 La cause de l’opprobre du peuple de Dieu

16 Car on observe les statuts d’Omri et toutes les œuvres de la maison d’Achab ; et vous marchez selon leurs conseils, afin que je fasse de toi une désolation, et de ses habitants un objet de sifflement ; et vous porterez l’opprobre de mon peuple.

La première moitié de ce verset correspond aux versets 10-12, la seconde moitié aux versets 13-15.

Avec une preuve supplémentaire de leur déviation, l’Éternel souligne la justice de son châtiment à leur égard et pourquoi celui-ci doit venir. En effet, ils observent les « statuts d’Omri et toutes les œuvres de la maison d’Achab ». Les statuts de l’Éternel ont été remplacés par ce que ces rois méchants ont imaginé et fait.

Le gouvernement méchant d’Omri a trouvé son apogée dans celui d’Achab. On dit d’Omri qu’il est plus mauvais que tous ses prédécesseurs (1Roi 16:25). Achab a introduit le culte de Baal, persécuté le prophète de Dieu et assassiné et volé son prochain (1Roi 16:29-33 ; 18:9-10 ; 21:1-3,17-19), tout à fait dans l’esprit de son père.

La pensée et le comportement de ces personnes méchantes n’ont pas été condamnés par le peuple de Dieu, mais au contraire adoptés. Cela ne se produit pas seulement dans la région qu’ils gouvernent, les dix tribus, mais leur influence pernicieuse s’est aussi répandue dans les deux tribus. Les habitants de Jérusalem marchent selon les conseils de ces personnes corrompues. L’Éternel n’a alors d’autre choix que de les livrer à la destruction par les fléaux et les ennemis. Ils deviendront un objet de sifflement, un spectacle ridicule pour les pays voisins (Lam 2:15). Ainsi, le peuple de Dieu devra supporter l’opprobre.

En même temps, il est impressionnant que Dieu parle ici encore une fois de « mon peuple ». Il partage l’opprobre qu’il inflige à son peuple. La discipline qu’il doit exercer le touche aussi lui-même. Nous voyons ici qu’il n’agit pas par vengeance, mais par amour, qui ne peut qu’agir ainsi envers le peuple qui l’a abandonné.

Michée 7

Lis la suite dans Michée 7

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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