Nahum

1 2 3

Kingcomments
Nederlands Deutsch English Français Português
  • Accueil
  • Informations
  • Études bibliques
  • Ancien Testament
    • Genèse
    • Exode
    • Lévitique
    • Nombres
    • Deutéronome
    • Josué
    • Juges
    • Ruth
    • 1 Samuel
    • 2 Samuel
    • 1 Rois
    • 2 Rois
    • 1 Chroniques
    • 2 Chroniques
    • Esdras
    • Néhémie
    • Esther
    • Job
    • Psaumes
    • Proverbes
    • Ecclésiaste
    • Cantique des cantiques
    • Ésaïe
    • Jérémie
    • Lamentations de Jérémie
    • Ézéchiel
    • Daniel
    • Osée
    • Joël
    • Amos
    • Abdias
    • Jonas
    • Michée
    • Nahum
    • Habakuk
    • Sophonie
    • Aggée
    • Zacharie
    • Malachie
  • Nouveau Testament
    • Matthieu
    • Marc
    • Luc
    • Jean
    • Actes des Apôtres
    • Romains
    • 1 Corinthiens
    • 2 Corinthiens
    • Galates
    • Éphésiens
    • Philippiens
    • Colossiens
    • 1 Thessaloniciens
    • 2 Thessaloniciens
    • 1 Timothée
    • 2 Timothée
    • Tite
    • Philémon
    • Hébreux
    • Jacques
    • 1 Pierre
    • 2 Pierre
    • 1 Jean
    • 2 Jean
    • 3 Jean
    • Jude
    • Apocalypse

Nahum 2

Le réconfort à travers le jugement

Introduction 1 La bonne nouvelle pour Juda 2 L’ennemi arrive 3 Rétablissement d’Israël 4 - 5 L’armée de l’ennemi 6 Progrès dans la bataille 7 Inondation comme arme 8 Le malheur de Ninive 9 En fuite 10 Appel à piller Ninive 11 Toute la richesse et l’espoir ont disparu 12 Une question moqueuse 13 La nature déchirante de Ninive 14 L’Éternel jugera Ninive

Introduction

Dans ce chapitre, nous voyons que l’Éternel envoie une grande armée à Ninive pour venger l’opprobre infligé à Juda et rétablir sa gloire (versets 2-5). La ville est conquise, ses habitants s’enfuient ou sont faits prisonniers et ses trésors sont pillés (versets 6-11). La grande ville, avec toute sa splendeur disparaît sans laisser de trace (versets 12-14).

1 La bonne nouvelle pour Juda

1 Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix ! Juda, célèbre tes fêtes, acquitte-toi de tes vœux ; car le méchant ne passera plus par toi, il est entièrement retranché.

Nahum s’adresse à nouveau à Juda. Alors que le roi d’Assyrie et ses dieux sont enterrés (Nah 1:14), la religion de Juda renaît. La chute et la fin de l’ennemi sont un fait. La chute de Ninive a lieu quelques décennies après la prophétie de Nahum. Au-delà, cette chute annonce l’extermination des Assyriens dans le futur. La bonne nouvelle annoncée concerne la venue du Messie qui a exterminé l’ennemi. Sa venue est une bonne nouvelle, un message annonçant que la paix est venue (cf. Ésa 52:7 ; Rom 10:15).

À la suite de cette bonne nouvelle, un appel à la fête retentit. Le peuple pourra à nouveau se rendre au temple pour célébrer les fêtes. Les promesses qui ont sans doute été faites pendant l’occupation pour la délivrance peuvent être tenues. Il n’y a pas lieu de craindre que la paix et la joie soient perturbées. La raison en est que Sankhérib, ce « méchant », ne reviendra plus. Cela est impossible, car « il est entièrement retranché », il ne reste rien de lui.

Comme cela a déjà été souligné, l’accomplissement complet aura lieu au temps de la fin. Lorsque le Messie apparaîtra dans sa puissance et sa gloire, Il anéantira l’armée assyrienne près de Jérusalem (Dan 11:45). Cette nouvelle sera annoncée à Jérusalem par des messagers. C’est en même temps l’annonce du royaume de paix dans lequel les fêtes de l’Éternel seront à nouveau célébrées.

Dieu annonce la joie, alors que la raison directe de cette joie n’est pas encore là. Il arrive souvent dans l’Écriture que le résultat complet des actions de Dieu soit célébré dès le moment où Il commence ces actions, alors qu’elles sont encore loin d’être achevées (Lc 2:13-14 ; Apo 11:15-17 ; 12:10).

2 L’ennemi arrive

2 Celui qui brise est monté contre toi : garde la forteresse, surveille le chemin, fortifie tes reins, affermis beaucoup ta puissance.

Ninive est informée que « celui qui brise », c’est-à-dire les Mèdes avec les Babyloniens, arrive. L’ennemi n’est pas appelé ici ‘attaquant’, mais « celui qui brise ». Les Assyriens étaient devenus passés maîtres dans l’art de briser le pouvoir des nations conquises en déracinant et en dispersant ces nations, afin qu’il n’y ait plus de cohésion entre elles. Il était ainsi impossible pour les nations conquises de se regrouper et de se rebeller. Ils vont maintenant être eux-mêmes dispersés et subir ce qu’ils ont fait subir aux autres (cf. Psa 68:2 ; Ésa 24:1).

La ville est ironiquement encouragée à se fortifier pour résister à l’armée qui approche. Les paroles de Nahum sont ironiques, car Dieu a décidé de détruire la ville. C’est pourquoi toute défense s’avérera inutile. « Fortifie tes reins » signifie se fortifier, car c’est dans les reins que réside la force de marcher.

3 Rétablissement d’Israël

3 Car l’Éternel a ramené la gloire de Jacob comme la gloire d’Israël ; car les pillards les ont dépouillés et ont détruit leurs sarments.

Tout comme la destruction de Ninive est décidée, le rétablissement de Jacob, c’est-à-dire d’Israël, les douze tribus, est aussi décidée. Jacob et Israël sont la même personne, mais avec un accent différent. « Gloire » signifie élévation ou exaltation. Cela fait référence au temps où Israël régnera en puissance et en bénédiction sur les nations. Alors Jacob, c’est-à-dire le peuple, retrouvera la gloire qu’il a perdue par sa propre faute.

Le nom Jacob rappelle la faiblesse et l’infidélité. Jacob est le nom donné au peuple dans son éloignement de l’Éternel, qui lui a fait perdre toute la gloire qu’il possédait autrefois. Il retrouvera cette gloire lorsqu’il aura rétabli sa relation avec l’Éternel. La gloire qui revient est la gloire d’Israël. Israël – qui signifie ‘prince de Dieu’ – est le nom du peuple dans ses privilèges que Dieu lui a accordés en tant que son peuple.

Les « pillards » sont les Assyriens qui ont pillé Juda. Ce faisant, ils ont aussi « détruit leurs sarments ». Les « sarments » font référence à Israël en tant que vigne, le cep (Psa 80:8-16), où nous pouvons voir dans le cep les familles et dans les sarments leurs membres. Les sarments sont une image de la joie que l’Éternel recherche auprès de son peuple pour Lui-même. À l’époque de l’infidélité d’Israël, cette joie n’existait pas (Ésa 5:1-7). Ici, la responsabilité en est attribuée aux Assyriens, ce qui est une raison supplémentaire de les juger.

4 - 5 L’armée de l’ennemi

4 Le bouclier de ses hommes forts est teint en rouge, les hommes vaillants sont vêtus d’écarlate, l’acier fait étinceler les chars, au jour où il se prépare, et les [lances de] cyprès sont brandies. 5 Les chars s’élancent avec furie dans les rues, ils se précipitent sur les places ; leur apparence est comme des torches, ils courent comme des éclairs. –

Ici, l’armée des Mèdes et des Babyloniens annoncée au verset 2 est décrite. Par « les hommes vaillants », on entend les hommes forts de l’armée des Mèdes et des Babyloniens. Il est également possible de les considérer comme les hommes forts de l’Éternel, car c’est Lui qui envoie cette armée contre Ninive (cf. Ésa 5:26-30 ; 10:5-6 ; 13:3).

La couleur rouge domine dans cette armée (cf. Ézé 23:14), peut-être en raison de l’utilisation de peinture rouge ou parce que les armes sont recouvertes de bronze. C’est la couleur de l’agressivité (le vert est une couleur apaisante). L’uniforme militaire est aussi rouge, en raison de l’utilisation de cramoisi. Le fait de brandir les lances est une coutume visant à impressionner l’ennemi, à montrer à quel point ils sont habiles dans leur utilisation.

À une vitesse fulgurante, l’ennemi prend Ninive par surprise. À la lumière du soleil, les chars d’acier ressemblent à des torches enflammées. Leur grande vitesse les fait penser à des éclairs. La bataille se déroule dans les rues et sur les places. Les Ninivites ne peuvent rien y faire. Ils sont consumés comme par le feu des torches. Tout se passe à la vitesse de l’éclair.

6 Progrès dans la bataille

6 Il pense à ses vaillants hommes : ils trébuchent dans leur marche, ils se hâtent vers la muraille, et l’abri est préparé.

Ici, on nous dit ce que pense le roi d’Assyrie. Dieu connaît les pensées du cœur de tous les hommes. Le roi d’Assyrie pense pouvoir repousser l’attaque et compte pour cela sur « ses vaillants hommes », les chefs militaires. Ils se précipitent vers la muraille. La protection de la muraille est d’une importance capitale lors d’un siège. Mais à l’heure de vérité, ils trébuchent dans leur hâte à escalader la muraille. Les vaillants hommes arrivent trop tard, car les assaillants se préparent pour prendre d’assaut la muraille. L’abri qui est préparé pour la défense des assiégés est inutile.

7 Inondation comme arme

7 Les portes des fleuves sont ouvertes, et le palais s’effondre.

La chute est inéluctable. La chute de Ninive est décrite en quelques mots. Pour cela, Dieu utilise une inondation des « fleuves » qui fait s’effondrer la muraille et détruit le palais. Trois fleuves se rejoignent à Ninive. Le Tigre coule près des murs, le Khosr et le Tebiltu traversent la ville. Les « portes » des fleuves peuvent désigner des écluses ou des barrages qui contrôlent les cours d’eau. L’ouverture des écluses et la rupture des barrages libèrent un énorme inondation. Les habitants du palais fondent de peur devant l’inondation irrésistible.

8 Le malheur de Ninive

8 C’est arrêté : elle sera mise à nu, elle sera emmenée, et ses servantes gémiront comme la voix des colombes, en se frappant la poitrine.

Nous voyons ici la conséquence de l’attaque surprise définitive du verset 7. « Mise à nu » signifie dépouillée de toute sa splendeur. Les habitants de la ville sont considérés comme des esclaves. Ils pleurent leur sort, comme en témoignent leurs gémissements comme la voix des colombes et leurs gestes de se frapper la poitrine.

9 En fuite

9 Or, dès le jour où elle exista, Ninive a été comme une mare d’eau. Mais ils fuient… Arrêtez ! Arrêtez ! Mais personne ne se retourne.

Depuis sa création, Ninive a été orgueilleuse et fière. Maintenant que sa fin est venue, il n’en reste plus rien. Ce qui lui offrait une protection naturelle a causé sa perte. On retrouve ici une certaine ironie. Ce dont elle a d’abord profité égoïstement comme le contenu de sa création et de sa vie est la cause de sa mort.

Les soldats ignorent les ordres qui leur sont donnés de rester à leur poste. Ils ont tous pris la fuite dans la panique.

10 Appel à piller Ninive

10 Pillez l’argent, pillez l’or ! Il n’y a pas de fin à la splendide abondance de toute sorte d’objets précieux.

Une fois les murs de défense tombés et les défenseurs en fuite, les immenses trésors accumulés dans la ville peuvent être pillés. L’appel à le faire vient de Dieu par la bouche du prophète. Ninive a toujours lancé cet appel lorsqu’elle partait en guerre pour conquérir des territoires. C’est ainsi qu’elle est devenue la ville la plus riche de tout le Proche-Orient. Maintenant, elle subit le même sort. Les riches réserves de toutes sortes d’objets précieux semblent infinies. Les ennemis peuvent faire ce qu’ils veulent.

11 Toute la richesse et l’espoir ont disparu

11 [Elle est] vidée, et dépouillée, et dévastée ! Et le cœur fond, et les genoux sont tremblants, et une poignante douleur est dans tous les reins, et tous les visages pâlissent.

La victoire sur la ville est résumée avec force dans les trois premiers mots de ce verset qui, en hébreu, riment (buqah umebuqah umebullaqah). La désolation est décrite à l’aide de synonymes, comme s’il n’y avait pas assez de mots pour exprimer son ampleur et sa gravité. La ville autrefois si riche et influente n’est plus qu’une ruine misérable, sans trésors et sans vie. C’est ce qui reste du pouvoir utilisé contre Dieu.

Les habitants qui ont fui la ville ne sont pas mieux lotis. Tout leur courage s’est évanoui, toute leur force a disparu. Partout où il devrait y avoir de la force, « tous les reins », il n’y a qu’une poignante douleur. L’impuissance est déjà désespérée, et si la douleur s’y ajoute, la situation est totalement sans issue. Non seulement il n’y a aucune perspective d’issue, mais la perspective qui existe fait pâlir tous les visages, c’est-à-dire que toute couleur s’en échappe, ils deviennent livides. Il n’y a que la perspective de l’horreur et d’une abondance de misère.

12 Une question moqueuse

12 Où est le repaire des lions, et le lieu où se repaissaient les lionceaux, où se promenaient le lion, la lionne, et le petit du lion, sans que personne les effraye ?

Face au « où ? » arrogant qui sort de la bouche du roi d’Assyrie (2Roi 18:34), on entend ici le « où ? » provocateur qui sort de la bouche de l’Éternel. L’image du lion montre la convoitise prédatrice des chefs et du peuple de Ninive. Le lion est un animal qui apparaît souvent dans les inscriptions assyriennes. Les rois de Ninive se comparaient à lui. Comme des lions, ils déchiraient les habitants des villes conquises.

Dans son esprit, Nahum voit la ville comme balayée. Il regarde le lieu où elle se trouvait autrefois, mais ne la voit plus. C’était une ville pleine de chefs prédateurs qui, tels des lions, déchiraient les nations, pillaient leurs trésors et en remplissaient Ninive. Il ne reste rien de toutes ces horreurs.

Pour rendre l’image encore plus impressionnante, Nahum utilise différents noms et différents âges pour les lions. Huit fois, aux versets 11-13, il utilise un mot pour désigner le lion, dans différentes combinaisons. Il parle du lion mâle, de la femelle, du jeune lion qui chasse déjà et du jeune lion, le lionceau, qui n’en est pas encore capable. Tout était sous son contrôle, personne ne l’effrayait, tant elle était sûre de son pouvoir.

13 La nature déchirante de Ninive

13 Le lion déchirait suffisamment pour ses petits, et étranglait pour ses lionnes, et remplissait de proie ses antres, et de bêtes déchirées ses repaires.

Si le verset 12 concerne la ville, ce verset concerne ses habitants. Ninive a tué de manière cruelle et impitoyable, fournissant ainsi la ville de butin. La ville en a profité de manière excessive et avide.

14 L’Éternel jugera Ninive

14 Voici, j’en veux à toi, dit l’Éternel des armées ; et je réduirai tes chars en fumée ; et l’épée dévorera tes lionceaux, et je retrancherai de la terre ta proie ; et la voix de tes messagers ne s’entendra plus.

Avec les premiers mots « voici, j’en veux », l’Éternel annonce le jugement sur la tyrannie sans limites de Ninive. Il parle ici dans sa majesté en tant que « l’Éternel des armées ». Toutes les puissances du ciel et de la terre Lui sont soumises. Les chars sont brûlés. C’est la fin de sa puissance militaire. C’est surtout en cela que les Assyriens avaient confiance.

Toute l’aura de puissance que l’on voit chez les jeunes lions est aussi dévorée. Cela se fait par l’épée de l’ennemi. Lorsque le lion est vaincu, sa proie, tout ce qu’il avait en son pouvoir, est aussi retranchée. La voix des messagers qui transmettaient les ordres royaux et les exécutaient (1Roi 19:2 ; 2Roi 19:23 ; Ésa 37:9,14,24), ne seront plus entendus (cf. Ézé 19:9).

Lis la suite dans Nahum 3

© Copyright

© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

© 2026 Auteur G. de Koning
© 2026 Conception du site web E. Rademaker


Privacy policy

Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite et/ou publiée – autrement que pour un usage personnel – par impression, photocopie, microfilm ou tout autre moyen sans l'autorisation écrite préalable de l'auteur.

Google Play