Aggée

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Aggée 1

Le temple

1 Date et destinataires 2 Pas le temps de bâtir la maison de Dieu 3 La parole de l’Éternel par Aggée 4 Est-ce le temps ? 5 Considérez bien vos voies 6 Beaucoup de travail, résultat décevant 7 Encore une fois : Considérez bien vos voies  8 Ce que l’Éternel veut qu’ils fassent 9 L’égoïsme bloque la bénédiction 10 - 11 Pas de rosée, pas de revenu 12 Le peuple craint l’Éternel 13 Je suis avec vous 14 Le travail à la maison de Dieu reprend 15 La date de la reprise du travail

1 Date et destinataires

1 La deuxième année du roi Darius, au sixième mois, le premier jour du mois, la parole de l’Éternel vint par Aggée, le prophète, à Zorobabel, fils de Shealthiel, gouverneur de Juda, et à Joshua, fils de Jotsadak, le grand sacrificateur, disant :

La prophétie commence par la date « la deuxième année du roi Darius ». Cette date apparaît aussi en Esdras 4. Nous y lisons que le peuple cesse jusqu’à cette année-là les travaux de la maison de Dieu (Esd 4:24). Darius accède au pouvoir en 521 av. J.-C. Sa « deuxième année » est donc l’année 520 av. J.-C. La datation de la prophétie par rapport au règne des rois païens montre que Dieu considère son peuple comme « Lo-Ammi », pas mon peuple (Osé 1:9), et que les temps des nations sont arrivés (Lc 21:24). Ces temps ont commencé au moment où Nebucadnetsar a déporté le peuple de Juda en captivité. Juda a alors perdu sa souveraineté. Cette période dure jusqu’à la venue du Messie dans la gloire.

En outre, la date est indiquée comme étant « au sixième mois, le premier jour du mois ». Chaque nouveau mois commence par la nouvelle lune, c’est-à-dire lorsque la lune est totalement invisible. Le point de l’obscurité la plus profonde est atteint. Ensuite, la lune recommence son chemin vers le moment où elle sera pleine et brille de tout son éclat. Le premier jour du mois est un jour d’espoir de rétablissement. Les Israélites célèbrent généralement la nouvelle lune par des festivités (Nom 28:11-15 ; Ésa 1:14 ; Osé 2:11). Il n’est pas inconcevable que pour Aggée – dont le nom signifie ‘le festif’ ou ‘la fête de Yahvé’ – ce soit une occasion idéale pour faire entendre son message à un large public.

Dans le contexte de la domination païenne et de l’espoir de rétablissement, la parole de l’Éternel s’adresse aux chefs du peuple au sujet du comportement du peuple. La prophétie s’adresse à Zorobabel, le chef civil, et à Joshua, le chef religieux. C’est à eux, en tant que responsables du peuple, que la parole de la prophétie s’adresse en premier lieu.

Zorobabel signifie ‘né à Babylone’. Il est aussi appelé Sheshbatsar (Esd 1:8 ; 5:14,16). Il est un descendant de David et a donc droit au trône (Mt 1:12). Mais il a été établi par la puissance occupante gouverneur de Juda, qui est une province perse. Joshua est le fils de Jotsadak, qui est souverain sacrificateur pendant la déportation en captivité (1Chr 5:41). Il est le premier souverain sacrificateur après le retour (d’un reste) du peuple dans le pays.

« La parole de l’Éternel » leur est adressée. L’expression « dit l’Éternel », que nous rencontrons souvent dans cette courte prophétie, met l’accent sur les déclarations de l’Éternel. Cela montre clairement que les messages transmis par Aggée ne sont pas ses propres paroles, mais celles de l’Éternel.

L’Éternel transmet « par Aggée, le prophète » les paroles qu’Il veut que son peuple entende. « Par » signifie littéralement « par la main de », ce qui souligne le fait qu’Aggée est un instrument par lequel Dieu parle. Aggée est l’un des prophètes auxquels l’auteur de la lettre aux Hébreux fait référence lorsqu’il dit que Dieu « ayant autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes » (Héb 1:1). C’est pourquoi il est conseillé de bien l’écouter et d’assimiler ses paroles, car elles viennent de Dieu.

2 Pas le temps de bâtir la maison de Dieu

2 Ainsi parle l’Éternel des armées , disant : – Ce peuple dit : “Le temps n’est pas venu, le temps de la maison de l’Éternel, pour [la] bâtir.”

Dans son premier message au nom de l’Éternel, Aggée le présente en tant que « l’Éternel des armées ». Celui qui parle est à la tête de toutes les armées célestes et terrestres. Il est le souverain Dominateur et le Dirigeant suprême. Il supervise tout et tout est à sa disposition. Qui ne s’incline pas avec respect devant sa majesté lorsqu’Il se révèle ainsi ?

Cette Majesté sublime s’adresse à son peuple. Le premier mot qu’Il prononce est une réprimande. Il s’adresse aux chefs. Il parle avec eux de l’indifférence du peuple, qu’Il appelle « ce peuple » et non ‘mon peuple’. Il le fait parce que « ce peuple » ne Le reconnaît pas par ses actions, de sorte qu’Il ne peut pas le reconnaître.

Il sait exactement ce que dit le peuple, comment il pense et agit. Il démantèle l’excuse pour ne pas bâtir. C’est une excuse pieuse pour camoufler leur propre laxisme. Ils manquent de foi. Dans leur excuse, ils ne parlent pas de leur réticence, mais d’un moment inapproprié, en passant sous silence le fait que les travaux sont à l’arrêt depuis quinze ans.

Après avoir bien commencé le bâtiment de l’autel et la pose des fondations du temple (Esd 3:1-13), leur enthousiasme initial s’est éteint. Ils ne s’intéressent plus pour les choses de l’Éternel, mais pour leurs propres affaires. Il n’est (malheureusement) pas rare de commencer quelque chose par l’Esprit, mais d’achever par la chair (Gal 3:3).

Ils ne disent pas qu’ils ne veulent pas bâtir le temple, mais que ce n’est pas le bon moment pour eux. C’est une question de report. ‘Pas maintenant.’ Mais tout montre qu’ils ne poursuivent pas les intérêts de Dieu, mais les leurs (Php 2:21 ; cf. Mt 6:33). L’accusation ne porte pas sur leur faiblesse ou leur incapacité, mais sur leur manque d’intérêt manifeste. Ils reportent le bâtiment du temple afin d’avoir plus de temps et d’argent pour leurs propres affaires.

3 La parole de l’Éternel par Aggée

3 Et la parole de l’Éternel vint par Aggée le prophète, disant :

Après la désignation générale du mal au verset 2, qui laisse le temps de réfléchir, la parole de l’Éternel par Aggée est à nouveau adressée au peuple au verset 3. Cette nouvelle désignation dégage une grande force, qui fait ressortir encore plus nettement le contraste avec ce que dit le peuple. Le peuple dit ceci, l’Éternel dit cela. Cela montre à quel point nous devons vérifier nos propres paroles à la lumière de la parole de Dieu. La parole de Dieu doit passer avant tout.

4 Est-ce le temps ?

4 – Est-ce le temps pour vous d’habiter dans vos maisons lambrissées, tandis que cette maison est dévastée ?

En réponse à ce que dit le peuple au verset 2, Dieu pose une question qui vise à toucher leur conscience et à révéler leur recherche de leur propre intérêt. Ils estiment que le moment est venu de bâtir leurs propres maisons, alors que les travaux du temple, la maison de Dieu, sont interrompus et que « cette maison » est encore « dévastée ». L’état de ruine dans lequel se trouve la maison de Dieu contraste fortement avec leurs maisons. Ils ont fait de leurs propres maisons des maisons des rois (cf. Jér 22:14 ; 1Roi 6:9). Ésaïe condamne une telle attitude en prononçant le ‘malheur’ (Ésa 5:8). David montre un sentiment très différent (2Sam 7:1-2).

Le fait qu’ils habitent dans de telles maisons montre qu’ils aiment le confort et les conditions de vie agréables. Nous observons aussi cette attitude chez les chrétiens charnels. Ils ne font preuve d’aucun zèle ni d’aucun engagement pour l’œuvre de Dieu et la maison de Dieu, mais sont pleins d’amour pour eux-mêmes et leur propre confort. Ce qui préoccupe le cœur de Dieu n’a aucune importance pour eux.

5 Considérez bien vos voies

5 Et maintenant, ainsi dit l’Éternel des armées : Considérez bien vos voies.

L’instruction de l’Éternel aux Israélites dans leur péché est qu’ils doivent considérer bien leurs voies, ou, comme il est dit littéralement, qu’ils doivent mettre leurs cœur sur leurs voies (verset 7 ; Agg 2:19-20). C’est un appel à l’auto-évaluation. Réfléchissez, examinez ton cœur, qu’est-ce qui compte pour vous ? C’est un appel à l’évaluation.

Il ne s’agit pas d’un regard volatile et passager dans le cœur, mais d’un auto-examen approfondi. C’est le genre d’attention dont Dieu parle à Satan à propos de Job : « As-tu considéré mon serviteur Job ? » (Job 1:8). Satan observe aussi avec une attention intense un homme pieux, dans le but qu’il devient infidèle. À l’inverse, le peuple doit porter toute son attention sur ses propres voies pécheresses, dans le but de s’en détourner et de redevenir fidèle à l’Éternel.

6 Beaucoup de travail, résultat décevant

6 Vous avez semé beaucoup, et vous rentrez peu ; vous mangez, mais vous n’êtes pas rassasiés ; vous buvez, mais vous n’en avez pas assez ; vous vous vêtez, mais personne n’a chaud ; et celui qui travaille pour un salaire, travaille pour [le mettre dans] une bourse trouée.

Pour les aider dans leur auto-examen, l’Éternel attire leur attention sur leurs activités et leurs résultats. Il les invite à examiner les résultats de leur travail et à juger leurs actes à l’aune de ceux-ci. S’ils le font honnêtement, ils devront constater que toutes leurs attentes sont déçues. Leurs efforts leur apportent des pertes plutôt que des gains. La pauvreté qu’ils pensaient éviter en s’investissant dans leurs propres maisons, ils se la sont en fait infligée. Cela doit les inciter à réfléchir et à se repentir.

L’Éternel mentionne certaines activités et ce qu’elles rapportent :

1. Ils ont semé beaucoup. Ils l’ont sans doute fait parce qu’ils voulaient avoir une grande moisson. Mais le revenu est très décevant (Lév 26:26 ; Osé 4:10 ; Mic 6:14). Il peut y avoir beaucoup d’activité spirituelle, mais si celle-ci ne découle pas d’une relation vivante avec le Seigneur, il n’y a pas de fruit spirituel.

2. Ils mangent, mais la sensation de faim persiste. De même, quelqu’un peut beaucoup lire et écouter la parole de Dieu, mais si cela ne concerne que l’intellect et que la parole de Dieu n’est pas prise à cœur, cela ne satisfait pas le cœur.

3. Ils boivent du vin, mais cela ne les rend pas joyeux. Le vin est une image de la joie dans les choses terrestres. Il n’y a donc pas de satisfaction dans la vie familiale si celle-ci se limite à cela et si le Seigneur Jésus n’y occupe pas une place centrale.

4. Les vêtements qu’ils portent ne les réchauffent pas. On peut avoir une grande connaissance de la position en Christ, mais si cela n’a pas d’effet pratique, il en résulte un esprit froid ou légaliste. Les Galates ont revêtu le Seigneur Jésus, mais en réintroduisant la loi, la chaleur de l’amour a disparu (Gal 3:27 ; 5:14-15).

5. Celui qui reçoit un salaire pour son travail ne peut rien acheter avec, car il disparaît aussitôt. Il en est de même pour le salaire que les gens attendent des autres. Celui qui travaille pour recevoir un salaire des hommes l’obtient, mais ce salaire ne rapporte rien pour le ciel, il s’évapore (Mt 6:2,5,16).

La leçon générale à en tirer est que nous pouvons connaître la parole de Dieu sans que notre cœur y soit impliqué et sans qu’elle régisse tous les aspects de notre vie. La vie d’un chrétien qui ne cherche pas les choses de Dieu est une vie maigre, vide et pauvre. Ceux qui vivent pour eux-mêmes au lieu de se confier en Dieu connaissent toujours une amère déception.

Combien de fois la communion chrétienne est-elle abandonnée, le privilège d’annoncer la mort du Seigneur, le soutien de la prédication et l’édification de l’église sont-ils sacrifiés pour gagner quelques euros de plus par mois ? On déménage pour gagner plus ailleurs, sans se demander ce que cela impliquera sur le plan spirituel. Il n’est alors pas surprenant que tant l’aspect social que l’aspect spirituel soient décevants.

On verra aussi chez les enfants ce que leurs parents ont cherché. Si les enfants ne voient jamais leur père ou leur mère lire la Bible ou prier, ils ne le feront pas non plus. Critique-t-on les serviteurs de Dieu en présence des enfants ? Ne soyez alors pas surpris s’ils parlent avec mépris de ceux qui travaillent pour le Seigneur. Comment parlons-nous des réunions ? Si nous assistons rarement aux réunions de prière et aux études bibliques, les enfants ne le feront pas non plus.

7 Encore une fois : Considérez bien vos voies 

7 Ainsi dit l’Éternel des armées : Considérez bien vos voies :

Une fois de plus, « l’Éternel des armées » appelle à examiner attentivement leurs voies (cf. verset 5). Au lieu de les renvoyer en captivité à cause de leur infidélité, le peuple est exhorté à réfléchir à la voie qu’il suit, à ce qui lui est arrivé. Cela doit l’amener à mettre les choses importantes à la première place. Si Dieu n’occupe pas la place qui Lui revient, c’est-à-dire la première place, notre travail n’aura pas de résultats durables.

8 Ce que l’Éternel veut qu’ils fassent

8 Montez à la montagne et apportez du bois, et bâtissez la maison ; et j’y prendrai plaisir, et je serai glorifié, dit l’Éternel.

Ici, il leur est dit comment ils peuvent accomplir la volonté de Dieu et attendre à nouveau des bénédictions. Le prophète dit en quelque sorte : ‘Donnez à Dieu la première place dans votre vie.’ La maison de Dieu ne peut être bâtie sans matériaux, et les matériaux ne peuvent être obtenus sans travail. L’Éternel leur dit où ils doivent aller pour trouver les matériaux nécessaires à la maison de Dieu. Ils doivent monter à la montagne. C’est là qu’ils trouveront du bois. Avec ce bois, ils pourront bâtir « la maison », c’est-à-dire la maison de Dieu, le temple.

Le bois est une image de Christ en tant que « le fruit de la terre » (Ésa 4:2). D’un point de vue spirituel, il en est aussi ainsi : tout travail spirituel doit avoir pour objectif la gloire de la maison de Dieu, son église. Il s’agit là de Christ. Ce n’est pas facile, mais quoi de plus beau que de pouvoir œuvrer pour quelque chose qui plaît à Dieu et qui Le glorifie ? Sa maison, l’église, est composée de tous les croyants. Une église locale peut montrer dans la pratique ce qu’est l’église en tant que demeure de Dieu. Le Saint Esprit habite dans l’église (1Cor 3:16) et dans le corps du croyant (1Cor 6:19).

Comment pouvons-nous bâtir l’église ? L’église est bâtie par l’enseignement de la parole de Dieu grâce aux dons que le Seigneur Jésus a donnés à son église (Éph 4:11-13). Il est donc important que chacun, qui a reçu un don pour l’église, accomplisse fidèlement son service et ne se relâche pas. Le croyant est édifié en assimilant cet enseignement. Il édifie alors lui-même sur sa très sainte foi (Jud 1:17-20). Dieu s’en réjouit et est ainsi glorifié.

9 L’égoïsme bloque la bénédiction

9 Vous vous attendiez à beaucoup, et voici, ce n’a été que peu ; et vous l’avez apporté à la maison, et j’ai soufflé dessus. Pourquoi ? dit l’Éternel des armées. À cause de ma maison, qui est dévastée, – et vous courez chacun à sa maison.

Dans ce que Dieu dit ici, on entend à quel point Il est touché que son peuple L’ignore. Il ne parle pas de leur situation précaire ni du temple misérable comparé à celui de Salomon. Il parle de leur indifférence, de leur manque d’intérêt pour Lui et sa maison.

Les résultats décevants sont une punition de Dieu parce qu’ils négligent de bâtir sa maison. L’importance de la maison de Dieu est supplantée par l’importance de leurs propres maisons. Au lieu de s’efforcer de bâtir la maison de Dieu, « qui est dévastée », ils courent à leurs propres maisons. Quand il s’agit de la maison de Dieu, ils ne peuvent être incités à aucune activité. Mais dès qu’il s’agit de leur propre maison, ils sont pleins d’énergie, ils courent.

Le mot ‘courir’ exprime le zèle avec lequel ils poursuivent leurs propres intérêts. Il est remarquable de constater combien d’énergie est consacrée à la réalisation de projets personnels qui servent à accroître le confort, alors que l’on se plaint de manquer de temps pour les choses de l’Éternel. Le manque de zèle et d’amour pour la maison de Dieu, qui est l’église du Dieu vivant, va souvent de pair avec beaucoup d’engagement et de souci pour notre propre confort.

Il y a du temps et des moyens en abondance pour des choses qui n’ont aucune utilité durable. En comparaison, nous voyons combien il est parfois difficile de trouver du temps pour les réunions et combien la contribution financière ou autre au travail pour le Seigneur est parfois faible. Une fois que la conscience est interpellée, cela change.

Il y a un grand contraste entre « ma maison » et « chacun à sa maison ». Dans « chacun à sa maison », nous pouvons voir des groupes religieux organisés selon leurs propres idées. Les gens veulent pouvoir s’y reconnaître et s’y sentir chez eux. Que Dieu s’y sente ‘chez Lui’ ou non n’a aucune importance. Nous entendons aussi l’expression « chacun à sa maison » lorsqu’un pasteur parle de « mon église ». Il n’y a qu’une seule personne qui ait le droit de parler de « mon église » (Mt 16:18). C’est Celui à qui appartient l’église, car Il l’a achetée au prix de son sang (Act 20:28).

10 - 11 Pas de rosée, pas de revenu

10 C’est pourquoi au-dessus de vous les cieux ont retenu la rosée, et la terre a retenu son produit ; 11 et j’ai appelé une sécheresse sur la terre, et sur les montagnes, et sur le blé, et sur le moût, et sur l’huile, et sur ce que le sol rapporte, et sur les hommes et sur les bêtes, et sur tout le travail des mains.

Le ciel ne donne pas de rosée sur le pays parce que le peuple méprise la maison de Dieu et, par là même, Dieu Lui-même. S’ils avaient pensé à Lui, ils auraient pensé au bâtiment de sa maison. La sécheresse ne doit pas être attribuée à des causes naturelles, mais au fait qu’ils ont négligé les intérêts de l’Éternel. S’ils agissent ainsi, l’Éternel néglige leurs intérêts. S’ils ne Le servent pas, Il ne les sert pas avec la rosée. Il les sert alors d’une autre manière. Son service dans la discipline doit les amener à réfléchir à la raison pour laquelle il n’y a pas de produit et à qui envoie la sécheresse.

Le fait qu’Il a appelé une sécheresse sur la terre et les montagnes (verset 11) est un signe du jugement résultant de l’infidélité du peuple (1Roi 17:1). Cette sécheresse les touche dans tout le revenu du pays, tout « ce que le sol rapporte ». « Le blé », « le moût » et « l’huile » résument les bénédictions du pays (Deu 11:14 ; 18:4).

Non seulement les hommes, mais aussi les bêtes souffrent à cause de l’infidélité du peuple. Toute la création souffre à cause du péché de l’homme (Rom 8:22). Il n’y a d’harmonie dans la création, entre les bêtes, entre les hommes et les bêtes et entre les hommes eux-mêmes, que lorsque la création est ramenée par Christ dans sa juste relation avec Dieu.

12 Le peuple craint l’Éternel

12 Et Zorobabel, fils de Shealthiel, et Joshua, fils de Jotsadak, le grand sacrificateur, et tout le reste du peuple, écoutèrent la voix de l’Éternel, leur Dieu, et les paroles d’Aggée le prophète, selon la mission que lui avait donnée l’Éternel, leur Dieu ; et le peuple craignit l’Éternel.

Après qu’Aggée eut prononcé son premier message au nom de l’Éternel, les chefs et le peuple écoutèrent. Les paroles du prophète sont bien accueillies et tous obéissent. Ils entendent « la voix de l’Éternel, leur Dieu » dans « les paroles d’Aggée le prophète ». Il doit en être ainsi pour tous ceux qui transmettent la parole de Dieu. Aggée n’est pas venu de son propre chef. Il a été envoyé vers eux par l’Éternel, leur Dieu. Il vient en son nom.

La venue et les paroles de Aggée ne provoquent ni discorde ni division, mais unité et reconnaissance. Cela montre un bon sentiment. Chacun reconnaît la vérité de ce qui a été dit. Le peuple craint, les paroles font impression. La crainte ou le respect est le premier fruit de l’écoute. Le deuxième fruit est qu’ils reprennent le travail négligé sur le temple (verset 14).

13 Je suis avec vous

13 Et Aggée, le messager de l’Éternel, parla au peuple par le message de l’Éternel, disant : – Je suis avec vous, dit l’Éternel.

« Et » indique que ce qui suit est une réaction à ce qui précède. L’Éternel répond au sentiment du peuple par une promesse encourageante. Aggée, qui est maintenant appelé avec insistance « le messager de l’Éternel » leur transmet un message extrêmement court mais riche en contenu de la part de l’Éternel. Lorsque l’Éternel voit chez quelqu’un un sentiment à obéir, Il lui fait la promesse suivante : « Je suis avec vous. » Que faut-il de plus à un homme ? Cette promesse signifie que leur conversion est authentique.

Avec le Seigneur à leurs côtés, nous avons la garantie d’être aidés, protégés, fortifiés et bénis. Celui qui L’a, a tout. Il n’y a pas de plus grand encouragement pour accomplir une mission, surtout dans les moments de faiblesse, que les paroles du Seigneur Jésus : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mt 28:20 ; Psa 23:4 ; 91:15 ; Ésa 43:2). Aussi dans les meilleurs jours, il n’y a rien de mieux. C’est la seule parole qui soit adressée au peuple craignant, mais elle contient tout.

Aggée a l’honneur d’être le seul prophète de la Bible à être appelé « le messager de l’Éternel », bien que cela s’applique à tous les vrais prophètes. Tu peux être un messager de l’Éternel sans pour autant transmettre un message de l’Éternel. Dans le cas d’Aggée, les deux sont vrais.

14 Le travail à la maison de Dieu reprend

14 Et l’Éternel réveilla l’esprit de Zorobabel, fils de Shealthiel, gouverneur de Juda, et l’esprit de Joshua, fils de Jotsadak, le grand sacrificateur, et l’esprit de tout le reste du peuple ; et ils vinrent et travaillèrent à la maison de l’Éternel des armées, leur Dieu,

Si l’attitude appropriée est présente, l’Éternel peut susciter l’esprit des chefs et du reste du peuple pour qu’ils se mettent au travail. Il opère en eux « le vouloir et le faire » (Php 2:13). Il les encourage intérieurement et les rend disposés et forts pour se mettre au travail. Ils commencent sans attendre l’autorisation du roi. La parole de l’Éternel est au-dessus de celle d’un roi.

D’une part, ils obéissent au message d’Aggée. D’autre part, l’Esprit de Dieu suscite en eux la volonté de reprendre le bâtiment de la maison de Dieu. Ces deux aspects sont nécessaires pour que le résultat puisse être à la gloire de Dieu. Rien de ce qui est à la gloire de Dieu ne peut être accompli si l’œuvre est le fruit de l’homme et s’il agit par ses propres forces. Paul en était profondément conscient. Nous l’entendons lorsqu’il dit : « J’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi » (1Cor 15:10b). Nous devons aussi comprendre profondément que le Seigneur Jésus dit : « Car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15:5b).

15 La date de la reprise du travail

15 le vingt-quatrième jour du sixième mois, en la seconde année du roi Darius.

Le jour où ils commencent le travail est si important pour l’Éternel que la date est indiquée avec précision.

Lis la suite dans Aggée 2

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

© 2026 Auteur G. de Koning
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