Néhémie

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Néhémie 3

La reconstruction

Introduction 1 Éliashib – la porte des brebis – deux tours 2 Les hommes de Jéricho – Zaccur 3 Les fils de Senaa – la porte des poissons 4 Merémoth – Meshullam – Tsadok 5 Les Thekohites  6 La vieille porte – Jehoïada et Meshullam 7 Melatia et Jadon 8 Uziel et Hanania 9 Rephaïa 10 Jedaïa – Hattush 11 Malkija et Hashub – la tour des fours 12 Shallum et ses filles 13 Hanun et les habitants de Zanoakh – la porte de la vallée 14 Malkija – la porte du fumier 15 La porte de la fontaine et Shallun 16 Néhémie, fils d’Azbuk 17 - 18 Rehum – Kehila – Hashabia – Bavvaï 19 Ézer 20 Baruc 21 Merémoth 22 Les sacrificateurs 23 Benjamin et Hashub – Azaria 24 Binnuï 25 Palal – Pedaïa 26 Les Nethiniens – la porte des eaux 27 Les Thekohites 28 La porte des chevaux – les sacrificateurs 29 Tsadok – Shemahia et la porte de l’est 30 Hanania et Hanun – Meshullam 31 Malkija – la porte de Miphkad 32 Les orfèvres et les marchands – la porte des brebis 33 Sanballat se met en colère 34 Les questions moqueuses 35 La moquerie de Tobija 36 - 37 La prière de Néhémie 38 Le cœur au travail

Introduction

De ce chapitre se dégagent chaleur et enthousiasme. Toute la population répond à l’appel de Néhémie pour bâtir. Chacun se contente de sa place, sans envier personne d’autre. Presque personne ne se dérobe à sa tâche, personne ne se plaint à propos de sa tâche. Par conséquent, on prend soin de chaque portion de la muraille. Comme une église est imprenable avec ce genre de collaborateurs.

L’Esprit nous prend par la main et nous accompagne le long de la muraille. Nous avons l’occasion d’observer l’avancement du travail de construction avec Lui. Nous voyons les gens au travail. Nous ne sommes pas des inspecteurs, mais des apprentis. L’Esprit est l’inspecteur. Il dit comment les gens se nomment, à quoi ils sont occupés, où ils sont occupés, pourquoi ils sont occupés. Il montre qui est diligent et qui est oisif. Il voit les motifs par lesquels une personne est conduite.

Tout ce qui est fait est enregistré. Ce n’est pas pour organiser plus tard une soirée amusante avec un diaporama ou une vidéo pour parler de ce qui a été réalisé. Il n’y a rien de mal à cela. Mais ce qui est enregistré ici l’est sur du papier indélébile, à savoir dans le registre de Dieu. Sans faille, l’Esprit note les noms des ouvriers et leur travail.

L’énumération des ouvriers rappelle celle qui figure à la fin de la lettre aux Romains (Rom 16:1-16). Elle rappelle aussi « le tribunal du Christ » (2Cor 5:10). Là, « chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail » (1Cor 3:8). Il en est de même pour nous. C’est pourquoi il est si instructif de marcher par l’Esprit de Dieu. Le travail de chaque ouvrier du royaume de Dieu, dans lequel chacun a sa tâche et son domaine, est consigné.

Cependant, nous ne travaillons pas tout seul, pour notre propre petit royaume. Nous travaillons les uns à côté des autres en nous efforçant ensemble d’atteindre le même objectif : la restauration de la muraille. Ils travaillent main dans la main, ce qui est magnifiquement indiqué par l’expression récurrente « à côté de ».

Il n’est nulle part plus important que précisément dans l’église de Dieu d’avoir la bonne personne à la bonne place. À cette fin, « Dieu a placé les membres – chacun d’eux – dans le corps, comme il l’a voulu » (1Cor 12:18). Chaque membre a reçu de l’Esprit le don nécessaire (Rom 12:6-8). Le service ne consiste pas seulement à servir avec la Parole. Servir, c’est s’engager dans l’œuvre que le Seigneur a assignée à chacun. Il s’agit de faire sa volonté. Il récompense en fonction de la fidélité avec laquelle quelqu’un s’engage et non en fonction du don qu’il possède.

Chacun a une part personnelle et aussi unique dans la restauration de la muraille de Jérusalem. Personne ne fait le même travail, personne n’imite l’autre. Chacun a une part distincte de toutes les autres. Nous le voyons avec les disciples du Seigneur, avec les collaborateurs de Paul, avec les guerriers de David.

Il y a suffisamment de travail. Tout le monde peut aller travailler, personne ne doit être au chômage. Ceux qui n’ont rien à faire peuvent se demander si c’est par paresse, par envie ou par orgueil. Les paresseux ne veulent pas travailler. Celui qui est envieux ne veut qu’un travail particulier, mais qui a déjà été attribué à quelqu’un d’autre. Celui qui est orgueilleux ne veut pas d’un travail qu’il considère comme inférieur à sa dignité. Chacun a un travail qui lui convient et reçoit la grâce pour l’accomplir.

Bâtir la muraille n’est pas une option, mais une nécessité. Une muraille sert à la séparation, c’est un moyen de défense contre les attaques de l’ennemi extérieur. En même temps, c’est un moyen qui assure la sécurité de la société qui se trouve à l’intérieur de la muraille. La présence de la muraille permet aux habitants de la ville de se concentrer sur les valeurs de la ville. Ici, les valeurs de la ville sont définies par le temple, la maison où Dieu habite. La muraille contribue aussi à l’unité de la ville.

La muraille n’a pas pour but d’isoler la ville de son environnement. La séparation n’est pas synonyme d’isolement. Il est merveilleux de voir comment, dans cette muraille, il n’y a pas moins de dix portes. Cela permet d’entrer et de sortir. Cependant, il est nécessaire que les portes soient gardées. Dans la nouvelle Jérusalem, la garde n’est plus nécessaire (Apo 21:25,27).

Les dix portes sont :
1. La porte des brebis (verset 1)
2. La porte des poissons (verset 3)
3. La vieille porte (verset 6)
4. La porte de la vallée (verset 13)
5. La porte du fumier (verset 14)
6. La porte de la fontaine (verset 15)
7. La porte des eaux (verset 26)
8. La porte des chevaux (verset 28)
9. La porte de l’est (verset 29)
10. La porte de Miphkad (verset 31).

1 Éliashib – la porte des brebis – deux tours

1 Alors Éliashib, le grand sacrificateur, et ses frères, les sacrificateurs, se levèrent et bâtirent la porte des brebis ; ils la sanctifièrent, et en posèrent les battants ; et ils la sanctifièrent jusqu’à la tour de Méa, jusqu’à la tour de Hananeël.

Le récit de la construction commence à la porte des brebis au nord-est et se poursuit dans le sens inverse des aiguilles d’une montre vers le nord (versets 1-7), l’ouest (versets 8-13), le sud (verset 14) et l’est (versets 15-32) pour arriver à nouveau à la porte des brebis au nord-est.

Éliashib

La première personne mentionnée comme se préparant à bâtir est le grand sacrificateur Éliashib. Son nom signifie ‘Dieu restaure’. S’il est mentionné en premier, ce n’est malheureusement pas en raison de sa consécration au travail, mais à cause de sa position. Il n’est pas fidèle. Une comparaison avec la réparation des portes suivantes montre clairement qu’il ne dote pas la portes de barres et de verrous (versets 3,6,13,14,15).

En omettant les barres et les verrous, la porte n’est qu’une barrière symbolique. N’importe qui est libre de l’ouvrir, et ceux qui souhaitent entrer ne rencontrent aucune résistance. Mais ce n’est pas la raison d’être d’une porte. Les personnes qui n’ont rien à faire dans la ville devraient être arrêtées par elle. La porte ne devrait être ouverte qu’aux personnes qui appartiennent à la ville et qui respectent ses règles.

Cette négligence provient-elle peut-être du fait qu’il est lié à Tobija (Néh 13:4) et que son petit-fils est marié à une fille de Sanballat (Néh 13:28) ? Ceux qui ont des liens familiaux avec des ennemis de Dieu sont particulièrement exposés au danger de ne pas prendre la séparation au sérieux. Il s’agit là d’une difficulté qu’on peut comprendre. Il faut donc veiller à ce que les liens familiaux n’affectent pas la position de séparation devant Dieu.

La porte des brebis

Le premier travail de réparation est effectué à la porte des brebis, par les sacrificateurs. C’est par cette porte que les brebis sont introduites dans la ville pour être sacrifiées dans le temple. Cela nous rappelle immédiatement la raison principale de l’existence de la ville et du temple : le culte rendu à Dieu. Tous les croyants sont des sacrificateurs. La réparation de la muraille est nécessaire avant tout en vue de la continuité du service sacerdotal. C’est seulement de cette porte qu’il est dit qu’ils la « sanctifient », c’est-à-dire qu’ils la mettent spécialement à part pour Dieu et la Lui consacrent.

La porte des brebis rappelle aussi le Seigneur Jésus. Il est la vraie porte des brebis. Il dit de lui-même : « Je suis la porte des brebis » (Jn 10:7). Et un peu plus loin, Il dit : « Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de la pâture » (Jn 10:9). Notre vie personnelle peut être comparée à une ville. Nous pouvons laisser entrer toutes sortes de péchés dans notre vie ; nous pouvons même jouir du péché. Tant que nous sommes du monde, c’est aussi le cas. Mais la jouissance du péché donne un arrière-goût amer et la fin est la mort. Il nous faut alors trouver refuge dans la cité de Dieu.

La porte des brebis est l’entrée que nous devons emprunter. La véritable restauration de notre vie commence lorsque nous sommes sauvés du jugement par le Seigneur Jésus. En conséquence, nous pouvons ‘entrer’, c’est-à-dire venir dans la présence de Dieu par la foi pour nous approcher de Lui en tant que sacrificateurs (Héb 10:19). Nous pouvons aussi ‘sortir’, c’est-à-dire aller dans le monde, pour témoigner du Seigneur Jésus et travailler pour Lui. Nous allons aussi ‘trouver de la pâture’, c’est-à-dire du repos et de la nourriture.

Nous pouvons aussi considérer l’église locale comme une ville. S’il n’y a pas de muraille autour d’elle, si sa séparation du monde est faible, la pensée et les actions du monde peuvent y prendre racine sans entrave et sans restriction. Ceux qui s’inquiètent de cette évolution devraient commencer à réparer la porte des brebis. Le Seigneur Jésus doit retrouver sa place en tant que celui à qui nous devons notre salut et par qui nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Par Lui, nous pouvons aussi accomplir notre service dans le monde, et auprès de Lui, nous trouvons le repos et la nourriture.

Les bâtisseurs de la porte des brebis sont le grand sacrificateur et les sacrificateurs. Les sacrificateurs sont des personnes habituées à la présence de Dieu. Ils connaissent sa sainteté et sa bonté. De telles personnes sont nécessaires pour présenter le Seigneur Jésus comme la porte des brebis. Ceux qui connaissent Dieu, qui savent ce qui Lui est dû et quels sont ses désirs, indiqueront volontiers la porte qui mène à ce Dieu.

Deux tours

Près de la porte se trouvent deux tours : « la tour de Méa » ou « la tour de cent » et « la tour de Hananeël ». Une tour est un poste de guet, d’où un gardien peut voir au loin ce qui s’approche de la ville. Cela suggère la vigilance. En fait, la porte ne peut s’ouvrir que pour les brebis. Pour les loups, la porte doit rester fermée. Paul prévient qu’après son départ, « il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau » (Act 20:29). Il faut surtout se méfier des « faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs » (Mt 7:15).

En lien avec le berger et les brebis, le nom de ‘tour de cent’ est remarquable. Il rappelle la parabole prononcée par le Seigneur Jésus à propos d’un berger qui avait cent brebis, dont une qu’il avait perdue (Lc 15:3-7). L’objectif est de mettre les cent brebis en sécurité, et pas seulement la seule brebis perdue. Depuis cette tour, tout le troupeau est surveillé. Pas une seule brebis ne doit manquer.

2 Les hommes de Jéricho – Zaccur

2 Et à côté d’eux bâtirent les hommes de Jéricho ; et à côté d’eux bâtit Zaccur, fils d’Imri.

Les hommes de Jéricho

Les prochaines personnes que nous voyons occupées « à côté de » sont les hommes de Jéricho. Le nom de Jéricho évoque des souvenirs. C’est la première ville conquise par Israël lors de son entrée dans le pays. Lorsqu’Israël entre dans le pays et arrive à Jéricho, la ville est entourée d’une épaisse muraille. La porte est fermée. La ville est complètement fermée aux Israélites. La muraille qui entoure cette ville doit être démolie. Cela se fait par la foi (Jos 6:1-6,20 ; Héb 11:30). Dieu prononce sa malédiction sur cette ville et sur tous ceux qui la rebâtiront et y placeront leurs portes (Jos 6:26). Ce que Dieu a dit s’accomplit (1Roi 16:34).

Les hommes dont nous parlons ici sont originaires de la ville de la malédiction. Cependant, ils ne veulent plus rien avoir à faire avec elle. Ils sont conscients de leurs origines, mais un changement s’est opéré dans leur vie. N’est-il pas merveilleux qu’ils ne réparent pas la muraille de Jéricho, mais la muraille de la ville de Dieu ?

Tout bâtisseur pour Dieu a été un bâtisseur pour le monde. Nous avons bâti notre propre territoire où nous avions le pouvoir et faisions tout à notre guise. Nous avons gardé les portes bien fermées envers le peuple de Dieu. Cependant, Dieu a brisé les murailles que nous avions érigées dans nos cœurs et autour de nos vies et nous avons cru. Maintenant, nous pouvons prendre notre place pour bâtir la muraille autour de sa ville.

Zaccur

À côté des hommes de Jéricho travaille Zaccur. Zaccur est la forme abrégée de Zacharie. Il est Lévite et fait partie de ceux qui ont signé une alliance faite avec l’Éternel pour être désormais fidèles (Néh 10:12). Cela indique que son cœur est tourné vers l’Éternel et que sa disposition est telle qu’il est désireux de faire ce qui est agréable à Dieu.

Les Lévites, comme les sacrificateurs, sont attachés au temple. Ils aident les sacrificateurs à accomplir leur service. Zaccur se rend compte qu’il ne pourra jamais y avoir de service saint et agréable à Dieu dans le temple si la ville n’est pas entourée par une muraille. C’est pourquoi il participe à la réparation de la muraille.

3 Les fils de Senaa – la porte des poissons

3 Et les fils de Senaa bâtirent la porte des poissons ; ils en firent la charpente, et en posèrent les battants, les verrous et les barres.

Les fils de Senaa

Les fils de Senaa sont mentionnés parmi ceux qui sont revenus de captivité (Esd 2:35 ; Néh 7:38). En nombre, ils constituent le groupe le plus important à être revenu de Babylone. Ils bâtissent la porte des poissons. Combien de fils sont à l’œuvre, ne nous est pas dit. Cependant, il est mentionné qu’ils terminent méticuleusement chaque partie de la porte. On mentionne d’eux qu’ils équipent la porte des poissons de barres et de verrous. C’est ce qu’Éliashib n’a pas fait lorsqu’il a reconstruit la porte des brebis (verset 1).

La porte des poissons

C’est la deuxième porte que nous rencontrons. La porte des poissons était connue à l’époque du premier temple comme l’une des principales entrées de Jérusalem (Soph 1:10 ; 2Chr 33:14). Elle doit son nom aux marchands qui y apportaient leurs poissons de Tyr ou de la mer de Galilée pour les vendre au marché (Néh 13:16).

La porte des poissons fait penser à l’évangile. Le Seigneur Jésus fait de ses disciples des « pêcheurs d’hommes » (Mc 1:17). Grâce à la prédication de l’évangile, les gens sont amenés à franchir la porte des poissons pour entrer dans la ville de Dieu. La porte est synonyme de surveillance. Il faut veiller à ce qu’un évangile biblique soit prêché. Ce n’est que par la prédication d’un évangile biblique que les gens se repentent et reçoivent une vie nouvelle.

Si la prédication est adaptée au goût des gens, seuls les sentiments ou l’intelligence sont interpellés. La conscience reste intouchée. Les personnes qui croient à cause du bénéfice que l’évangile leur offre (cf. Jn 6:26 ; 2:23-25) n’ont pas leur place dans la ville de Dieu. Ceux qui travaillent à la porte des poissons doivent veiller à cela (cf. Mt 13:47-48).

Il y a aussi ceux qui offrent l’évangile comme une marchandise. Ils « estiment que la piété est une source de gain » (1Tim 6:5), un commerce qui apporte un gain financier. Ce sont les prédicateurs de profession ; ils prêchent parce que c’est leur métier, et non parce que l’Esprit les pousse à le faire. Poursuivre des études de théologie est ouvert à tous. Il n’est pas nécessaire d’être converti. En vertu de leur diplôme, ils revendiquent le droit de contribuer à bâtir la porte des poissons. La ville de Dieu n’a pas besoin de tels bâtisseurs. Ils doivent être tenus à l’écart du site de construction.

4 Merémoth – Meshullam – Tsadok

4 Et à côté d’eux répara Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots. Et à côté d’eux répara Meshullam, fils de Bérékia, fils de Meshézabeël. Et à côté d’eux répara Tsadok, fils de Baana.

Merémoth

Certains travaillent en groupe comme les fils de Senaa (verset 3). D’autres travaillent seuls, comme Merémoth. Pourtant, même ceux qui travaillent seuls se savent associés aux autres. Les mots « à côté de » l’indiquent bien.

Merémoth n’a pas besoin de reconstruire sa portion de muraille de fond en comble. Il « répare ». Une portion de la muraille dont il s’occupe tient encore debout. Mais cette portion est endommagée, sa fonction est compromise. Il s’agit peut-être d’une portion de muraille percée de trous.

Réparer est aussi important que rebâtir. Peut-être pensons-nous que notre muraille est intacte, alors qu’une inspection plus approfondie montre qu’il y a finalement des trous ici et là. Si c’est le cas, nous devons travailler comme Merémoth pour réparer les dégâts. Nous avons peut-être laissé entrer dans nos pensées des idées sur le fonctionnement de l’église que nous ne tirons pas de la parole de Dieu, mais du monde. L’expression et la mise en œuvre de ces idées font un trou dans la muraille. La réparation est nécessaire.

Nous rencontrons son nom quelques fois de plus. Il est possible que Merémoth termine son travail plus rapidement parce qu’il ne s’agit que de travaux de réparation et qu’il n’a pas à rebâtir de fond en comble. En tout cas, il est si diligent qu’il commence à travailler sur une autre portion de la muraille après ce travail (verset 21). Son nom est aussi mentionné parmi ceux qui signent l’alliance (Néh 10:5).

Meshullam

Comme Merémoth, nous rencontrons aussi Meshullam à deux reprises dans le cadre de la réparation de la muraille. Après avoir d’abord achevé une portion pour d’autres, il va travailler « en face de sa demeure » (verset 30b).

Comme Éliashib (verset 1), Meshullam est lié à Tobija par des liens familiaux. Sa fille est mariée à un fils de Tobija (Néh 6:18). Cela ne plaide pas en sa faveur. Un tel lien est faux. L’Écriture est claire à ce sujet (Esd 9:1-3 ; 10:1-3 ; 2Cor 6:14). Pourtant, l’Esprit note son engagement en faveur de la réparation. Peut-être a-t-il réalisé que son consentement à ce mariage était erroné, ce qui le rend utile à Dieu. Nous rencontrons aussi son nom dans la liste de ceux qui signent l’alliance (Néh 10:20).

Tsadok

Le nom de Tsadok est porté par plusieurs personnes. Tout ce que l’on sait de ce Tsadok, c’est qu’il est le fils de Baana. Tsadok signifie ‘justice’, Baana signifie ‘fils de la souffrance’.

Ceux qui exercent la justice doivent s’attendre à ce que cela implique des souffrances. Cependant, Pierre, guidé par l’Esprit de Dieu, prononce ‘heureux’ celui qui souffre de cette manière (1Pie 3:14a).

5 Les Thekohites 

5 Et à côté d’eux réparèrent les Thekohites ; mais les principaux d’entre eux ne plièrent pas leur cou au service de leur Seigneur.

Thekoa est situé au sud de Bethléhem. Ce lieu est connu comme étant la ville natale d’Amos, le prophète (Am 1:1) et d’une femme sage (2Sam 14:2). Des gens de cette ville sont maintenant venus à Jérusalem pour aider à la réparation de la muraille. Ce faisant, comme Amos, ils se rangent du côté de Dieu et, comme la femme, montrent ce qu’est la vraie sagesse.

Malheureusement, certains parmi les Thekohites ne participent pas à la réparation de la muraille. Ce n’est pas parce qu’ils sont tombés malades ou quoi que ce soit d’autre. La raison en est qu’ils se considèrent comme trop importants pour ce genre de travail. Ce sont des gens distingués. Ce travail ne correspond pas à leur statut. Ils sont doués pour faire travailler les autres, ils ne se laissent pas mettre au travail. Donner des ordres aux autres, bien sûr, mais recevoir des ordres, non. Ils n’acceptent pas de devoir obéir à un ‘maître’.

Trop souvent, il semble qu’une place de choix dans le monde est un obstacle à la collaboration dans le royaume de Dieu. Vouloir parler et gouverner, mais pas retrousser ses manches et plier le cou sous le travail. Ils ne collaborent pas à quelque chose où l’homme perd son importance et où seule la gloire de Dieu compte.

Paul ne se sent pas trop important pour travailler de ses propres mains et pourvoir à ses propres besoins ainsi qu’à ceux des autres (Act 20:34). Et le Seigneur Jésus n’est-Il pas l’exemple parfait ? Lui, qui est le maître de tout, est au milieu de ses disciples comme celui qui sert (Lc 22:24-28). La leçon qu’Il nous enseigne est que tous ceux qui ont reçu une place proéminente dans l’église doivent apprendre de Lui ce que servir signifie.

6 La vieille porte – Jehoïada et Meshullam

6 Et Jehoïada, fils de Paséakh, et Meshullam, fils de Besodia, réparèrent la porte du vieux [mur] ; ils en firent la charpente, et en posèrent les battants, et les verrous et les barres.

La vieille porte

La troisième porte de la muraille s’appelle la vieille porte. Cela peut également être traduit par « porte de la vieille [ville] » ou aussi « porte du vieux [mur] », comme dans cette traduction révisée. Dans tous les cas, cette porte est un rappel du passé, des jours de gloire de la ville.

Pour nous, la réparation de cette porte est aussi significative. En travaillant à la construction de la muraille de la ville de Dieu pour protéger ce qui est à Dieu, nous devons revenir à ce qui est dès le commencement. Dieu nous a donné sa Parole pour montrer comment l’église est née et comment elle fonctionnait à son commencement. C’est ce que nous voyons dans le livre des Actes des Apôtres. Face aux problèmes qui entravaient le fonctionnement, Il a donné des instructions par son Esprit dans les lettres du Nouveau Testament. Ces instructions n’ont rien perdu de leur actualité. Ce n’est pas pour rien que la parole de Dieu est éternelle et ne change pas.

À l’époque de Néhémie, il n’y a que le souvenir de la gloire d’autrefois. Les jours de Salomon ne reviennent pas. Il en est de même pour l’époque actuelle en ce qui concerne l’église. Nous pouvons penser avec mélancolie aux jours de gloire des premiers temps de l’église, mais ces jours ne reviendront pas.

Dieu, cependant, n’a pas changé. Il a prévu comment les choses se passeraient avec l’église. Il nous a donné les lettres du Nouveau Testament. Nous y trouvons tout ce qui est nécessaire pour nous réunir et vivre ensemble en tant qu’église, même dans les derniers jours. Il n’est pas nécessaire d’inventer de nouvelles façons d’être une église qui ne soient pas basées sur l’Écriture. C’est même faux. Nous pouvons réparer et franchir l’ancienne porte. Nous pouvons nous enquérir « au sujet des sentiers anciens » et y « trouver du repos pour nos âmes » (Jér 6:16).

Jehoïada et Meshullam

À l’ancienne porte, deux bâtisseurs sont à l’œuvre. La communion dans la réparation de cette porte est indispensable. Il n’est pas possible de mettre en pratique les anciens principes de l’église tout seul. Il faut être au moins deux : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux », dit le Seigneur Jésus en parlant de l’église locale (Mt 18:20).

Rien n’est communiqué sur les deux bâtisseurs au-delà de leur nom et de celui de leur père. Cela met l’accent sur l’œuvre qu’ils accomplissent. Ce qui est important, c’est ce qu’ils font, pas qui ils sont. Il en est de même pour nous.

7 Melatia et Jadon

7 Et à côté d’eux réparèrent Melatia, le Gabaonite, et Jadon, le Méronothite, les hommes de Gabaon et de Mitspa, vers le siège du gouverneur de l’autre côté du fleuve.

Parfois, il est mentionné qui est le père du bâtisseur. Parfois même, plus loin dans l’ascendance, les noms d’encore plus d’ancêtres sont mentionnés. Ce n’est pas le cas de Melatia et de Jadon. D’eux, il est dit d’où ils viennent. L’éducation que chacun reçoit est déterminée non seulement par sa famille, mais aussi par son environnement.

D’un point de vue spirituel, il n’est pas seulement important que quelqu’un se convertisse et devienne un enfant de Dieu. Bien que cela soit le plus important, le climat spirituel dans lequel quelqu’un grandit joue un grand rôle.

Autre particularité, nous lisons sous quelle autorité ils sont. Il semble qu’ils ne relèvent pas directement de Néhémie, mais qu’ils aident à la réparation avec la permission du gouverneur.

8 Uziel et Hanania

8 À côté d’eux répara Uziel, fils de Harhaïa, [l’un] des orfèvres ; et à côté de lui répara Hanania, d’entre les parfumeurs ; et ils laissèrent Jérusalem [en son état], jusqu’à la muraille large.

Les prochains bâtisseurs qui nous sont présentés sont des hommes dont nous connaissons les professions. Uziel signifie ‘force de Dieu’. Il est l’un « des orfèvres ». Hanania signifie ‘l’Eternel a favorisé’. Il est « d’entre les parfumeurs » ou apothicaire.

Un orfèvre travaille avec les métaux les plus précieux et doit travailler avec précision. Un parfumeur travaille avec toutes sortes d’huiles et d’épices parfumées. L’orfèvre décore les personnes et les matériaux. Le parfumeur fournit les moyens de prendre soin du corps, de le rendre odorant et aide aussi à la guérison des parties malades du corps.

Sur le plan spirituel, ces personnes sont indispensables. Ce sont des travailleurs minutieux, qui ont le sens du détail. Ils sont capables de décorer et de prendre soin des membres de l’église. Nous les reconnaissons dans les bergers et les docteurs.

Il y a une portion de la muraille pour laquelle ils n’ont rien à faire. La muraille large est restée intacte. Cette muraille a défié toutes les attaques. Dans la vie des croyants ou des églises, il peut y avoir des forces aussi bien que des faiblesses. Certaines vérités sont inconnues. Il faut alors qu’il y ait une édification, un enseignement, sinon le diable profitera de l’ignorance pour envahir. D’autres vérités, en revanche, sont bien connues et il est alors facile de défendre cette vérité contre les attaques (1Th 5:1-2).

9 Rephaïa

9 Et à côté d’eux répara Rephaïa, fils de Hur, chef de la moitié du district de Jérusalem.

Nous arrivons à Rephaïa, qui signifie ‘l’Éternel a guéri’. Il occupe une position importante. Il est chargé de superviser la moitié du district qui appartient à Jérusalem. Il s’agit d’un district situé en dehors de Jérusalem. Il connaît ce district et en aura connu les dangers. Cela aura été pour lui une incitation supplémentaire à faire de Jérusalem une zone sûre.

Ceux qui ont des responsabilités particulières en dehors de la ville de Dieu et qui connaissent donc bien la vie sociale ne se déroberont pas à leur participation à la réparation de la muraille. Ils connaissent mieux que beaucoup d’autres quels dangers de la vie sociale menacent la vie dans la ville de Dieu, l’église.

10 Jedaïa – Hattush

10 Et à côté d’eux répara Jedaïa, fils de Harumaph, en face de sa maison. Et à côté de lui répara Hattush, fils de Hashabnia.

Jedaïa

Il est dit de Jedaïa comme caractéristique particulière qu’il répare « en face de sa maison ». Nous retrouvons aussi cette caractéristique importante aux versets 23,28,29,30. Réparer en face de sa propre maison fait référence au fait de prendre soin de sa propre famille. Le premier souci de tout père devrait être de mettre sa famille à part pour Dieu. Celui qui veut être personnellement fidèle en sera imprégné. On ne saurait surestimer la bénédiction que représentent pour l’église les familles consacrées à Dieu. La force d’une église est déterminée par la force des familles qui la composent.

Le nom Jedaïa signifie entre autres ‘celui qui invoque l’Éternel’. Jedaïa est quelqu’un qui prie. La prière est le fondement sur lequel il bâtit sa maison. Est-ce notre prière qui fait la force de notre vie familiale ou notre prière familiale est-elle en ruine ? Les travaux de réparation ne doivent-ils pas commencer par là ?

Peut-être avons-nous commencé les premières années de mariage de cette façon, mais nous ne prions plus en tant que mari et femme, et en famille. Maintenant, des paroles dures et amères sont souvent prononcées, il y a une atmosphère désagréable, les enfants ne ressentent plus la sécurité d’autrefois. Peut-être même qu’ils réalisent cela depuis un certain temps et qu’ils sont devenus indifférents aux choses spirituelles.

Alors commençons à réparer la muraille de la prière. Commençons et terminons à nouveau la journée en invoquant Dieu. Peut-être que le mari et la femme devraient se dire qu’ils ont cessé de prier ensemble. Qu’ils s’agenouillent alors et se retrouvent devant Dieu.

Hattush

Hattush est une autre personne dont nous ne lisons que le nom et celui de son père. Mais il est dans le livre du souvenir de Dieu. Il est écrit de lui à l’encre indélébile qu’il a lui aussi apporté sa contribution à la réparation de la muraille.

11 Malkija et Hashub – la tour des fours

11 Malkija, fils de Harim, et Hashub, fils de Pakhath-Moab, réparèrent une seconde portion et la tour des fours.

Malkija et Hashub

Les deux hommes sont issus de familles qui sont montées de Babylone avec Zorobabel (Esd 2:6,32). Ils réparent une seconde portion de la muraille. Cela ne signifie probablement pas qu’ils ont déjà fait une première portion, mais que la muraille a été divisée en plusieurs portions et qu’ils travaillent sur la seconde portion.

Tout le monde n’est pas appelé à commencer une œuvre pour le Seigneur. Il se peut que certains soient appelés à poursuivre une œuvre. L’une n’est pas moins importante que l’autre. Nous voyons dans cet exemple à quel point nous nous complétons. Non seulement lorsque nous nous joignons à d’autres pour accomplir une œuvre, mais aussi quand nous assurons la poursuite d’une œuvre que le Seigneur veut maintenir.

La tour des fours

Il n’est pas inconcevable que la tour des fours se trouve dans la rue des boulangers. C’est la rue d’où Jérémie recevait un pain par jour lorsqu’il était en prison (Jér 37:21). Dans la tour se trouvent plusieurs fours où l’on cuit le pain pour la ville. La réparation de cette tour est un travail magnifique.

Il est significatif que dans la muraille se trouve une tour où l’on prépare la nourriture pour les habitants de la ville. D’une part, cette tour sert de poste d’observation et parle donc de vigilance face à un ennemi qui s’approche. D’autre part, elle parle de l’approvisionnement en nourriture pour les habitants de la ville.

12 Shallum et ses filles

12 Et à côté d’eux réparèrent Shallum, fils d’Hallokhesh, chef de la moitié du district de Jérusalem, lui et ses filles.

Sa position éminente (cf. verset 5) n’empêche pas Shallum de retrousser ses manches et de participer à la réparation de la muraille. Il n’est pas seulement un collègue de travail de Rephaïa (verset 9), mais il partage les mêmes intérêts spirituels. Il n’assiste pas avec son collègue à des fêtes où de bonnes affaires peuvent être faites. Ils ne cherchent pas à obtenir de meilleures installations dans leur propre district. Ensemble, ils sont convaincus qu’ils servent au mieux leur district en contribuant à la sécurité de la ville de Dieu.

Un chrétien qui a de nombreuses responsabilités en tant que professionnel hautement qualifié sert au mieux son entreprise lorsqu’il s’engage d’abord et avant tout pour les intérêts de Dieu.

Il est intéressant de remarquer que ses filles ont aussi aidé à réparer la muraille. C’est la seule fois où nous lisons que des femmes ont apporté leur aide. Les femmes ont leur propre tâche de construction, qui ne peut être accomplies par les hommes. Il y a des femmes qui servent le Seigneur avec leurs biens (Lc 8:2-3), qui prophétisent (Act 21:9), qui combattent dans l’évangile (Php 4:2-3), qui sont des servantes de l’église (Rom 16:1-2).

Shallum ne considère pas ses filles comme trop faibles pour faire leur part dans ce lourd travail. Nous ne lisons pas que quelqu’un travaille avec ses fils. La seule fois où il est question de quelqu’un travaillant sur la muraille avec ses enfants, c’est ici.

Il n’y a aucune indication sur l’âge de ces filles. On a l’impression qu’il s’agit de jeunes femmes. On peut faire l’application suivante. On se plaint parfois ici et là qu’il y a peu de jeunes. Il n’est pas non plus facile pour un jeune croyant de n’avoir personne de sa tranche d’âge dans une église locale. Pour ces filles, cependant, le manque d’autres jeunes n’était pas un obstacle pour aider leur père à faire des réparations. Si les jeunes voient leurs parents accomplir fidèlement leur part dans la réparation de la muraille qui entoure la ville de Dieu, ils se joindront à eux.

S’il y a de la sincérité, le Seigneur bénira cette fidélité. Elle attirera d’autres personnes qui veulent aussi vivre avec et pour le Seigneur.

13 Hanun et les habitants de Zanoakh – la porte de la vallée

13 Hanun et les habitants de Zanoakh réparèrent la porte de la vallée ; ils la bâtirent et posèrent ses battants, ses verrous et ses barres, et [firent] 1000 coudées de la muraille, jusqu’à la porte du fumier.

La porte de la vallée

Nous arrivons à la quatrième porte, la porte de la vallée. Précédemment, nous avons brièvement examiné celle-ci (Néh 2:13-15). Elle aussi avait été détruite et doit être rebâtie.

Sur le plan spirituel, la porte de la vallée parle d’humilité, d’humiliation. Lorsque nous commençons à nous glorifier, la porte de la vallée est détruite. Cela se produit lorsque nous commençons à utiliser ce que Dieu nous a donné pour nous rendre importants. C’est ce qu’ont fait les habitants de Jérusalem, c’est ce que fait l’église en ce moment. Dans l’église de Laodicée, nous trouvons l’esprit d’orgueil (Apo 3:15-17). C’est une représentation de l’esprit omniprésent dans l’église. La réparation de la porte de la vallée peut commencer lorsque nous nous humilions, à la fois envers Dieu et les uns envers les autres (1Pie 5:5-6).

La troisième porte, l’ancienne porte, rappelle ce qui est dès le commencement (verset 6). La réparation de cette porte est importante. Il est tout aussi important que la réparation de la porte de la vallée suive. Si nous pensons à l’idéal de Dieu (‘l’ancienne porte’), à ce qu’Il veut que l’église soit, et que nous voyons à quel point nous nous en sommes égarés, cela nous conduira à la réparation de la porte de la vallée. Cela nous amènera à nous humilier.

Hanun et les habitants de Zanoakh

La porte de la vallée est réparée par Hanun, qui signifie ‘favorisé’, et les habitants de Zanoakh, qui signifie ‘rejeté’. Dans ces noms, nous trouvons ce qui est nécessaire pour réparer la porte de la vallée. Nous pouvons travailler en sachant que nous sommes dans la faveur ou la grâce de Dieu (Rom 5:2). Nous sommes rendus agréables dans le Bien-aimé (Éph 1:6).

Lorsque nous réalisons quelque chose de la grâce qui nous a été donnée, il n’y a plus de place pour une quelconque gloire personnelle. Nous ne nous glorifierons pas de nos « vantardises », qui sont appelés une mauvaise gloire (Jac 4:16). Nous ne nous vanterons pas de nos dons tout en étant aveugles quant au péché qui se trouve dans l’église. Une telle vantardise n’est pas bonne (1Cor 5:1,6). Au contraire, outre le sentiment d’avoir reçu des dons, il y aura aussi le sentiment que tout ce qui est de nous doit être rejeté par Dieu. Cela ne concerne pas seulement nos péchés et nos iniquités. Cela est tout à fait clair pour nous. Mais ce sont précisément tous nos actes justes qui sont devenus « comme un vêtement souillé » (Ésa 64:5).

Une portion considérable de muraille est aussi réparée par ces hommes, pas moins de 1000 coudées. Il est possible que la muraille ici ne soit pas complètement démolie et que l’on puisse en réparer davantage dans le même temps que celui nécessaire pour réparer d’autres portions entièrement démolies.

14 Malkija – la porte du fumier

14 Et Malkija, fils de Récab, chef du district de Beth-Hakkérem, répara la porte du fumier ; il la bâtit et posa ses battants, ses verrous et ses barres.

Malkija

Le réparateur de la porte du fumier s’appelle Malkija, ce qui signifie ‘roi de (désigné par) l’Éternel’. Il est un chef. Pourtant, il n’a pas honte d’accomplir cet humble travail.

Nous réparons la porte du fumier lorsque nous ôtons le péché de nos propres vies. Nous réparons la porte du fumier lorsque nous aidons notre frère ou notre sœur à ôter le péché de sa vie (Mt 18:15). Nous ne pouvons le faire qu’en nous identifiant à lui ou à elle (Gal 6:1). Nous réparons la porte du fumier lorsque nous ôtons le péché de l’église (1Cor 5:13b).

Nous ne réparons la porte du fumier de la bonne manière que lorsque nous regardons au Seigneur Jésus et que nous agissons selon sa pensée. Dans le nom de Malkija, nous reconnaissons le Seigneur Jésus, qui n’a pas non plus honte d’accomplir même les plus petites tâches, le travail d’esclave (Jn 13:1-17). Surtout, nous voyons cela en Lui lorsqu’à la croix, Il prend nos péchés sur lui-même et est fait péché. C’est là qu’Il a porté le jugement des péchés de tous ceux qui croient, et c’est là que les péchés ont été ôtés.

La porte du fumier

La cinquième porte de la série est la porte du fumier. C’est par cette porte que sont emportés tous les déchets de Jérusalem, jusqu’à la décharge de la vallée de Hinnom. C’est là qu’ils sont brûlés.

Sur le plan spirituel, il est compréhensible que la porte du fumier succède à la porte de la vallée. Lorsque nous devons nous humilier, cela s’accompagne de la confession des péchés. Grâce à la confession, les péchés sont ôtés et nous sommes purifiés. Nous devons nous purifier nous-mêmes « de toute souillure de chair et d’esprit » (2Cor 7:1). Toutes les souillures doivent être ôtées de notre vie.

À première vue, réparer la porte du fumier ne semble pas être une activité agréable. Cela pue. Pourtant, il est important que la porte du fumier elle aussi retrouve son fonctionnement. Par ce biais, ce qui n’y a pas sa place doit être ôté de la ville de Dieu. Nous pouvons appliquer cela aussi bien à notre vie personnelle qu’à notre vie collective.

15 La porte de la fontaine et Shallun

15 Et Shallun, fils de Col-Hozé, chef du district de Mitspa, répara la porte de la fontaine ; il la bâtit et la couvrit, et posa ses battants, ses verrous et ses barres ; [il fit] aussi la muraille de l’étang de Siloé, près du jardin du roi, et jusqu’aux marches qui descendent de la ville de David.

Immédiatement après la porte de la vallée et la porte du fumier vient la sixième porte, la porte de la fontaine. La réparation de cette porte est prise en charge par Shallun, qui dans la vie quotidienne, est chef du district de Mitspa. Les travaux habituels et nécessaires qui y sont effectués sont à nouveau mentionnés. Mais certains détails sont ajoutés à propos de la réparation de cette porte. Il est question de « la muraille de l’étang », du « jardin du roi » et des « marches qui descendent de la ville de David ».

La porte de la fontaine fait penser à l’eau qui jaillit en rafraichissement d’une fontaine. Cela rappelle ce que dit le Seigneur Jésus en Jean 4 et Jean 7. Il y parle d’une fontaine d’eau vive « jaillissant en vie éternelle » (Jn 4:14) et « des fleuves d’eau vive » (Jn 7:37-39).

Tout comme il y a un lien à voir dans l’application spirituelle entre la porte de la vallée et la porte du fumier, il y a aussi un lien à voir entre la porte du fumier et la porte de la fontaine. Lorsque le mal a été ôté de notre vie, lorsque nous nous en sommes purifiés par la confession, il y a de la place pour jouir de l’eau vive. C’est ce dont parle le Seigneur avec la femme à la fontaine de Jacob (Jn 4:6,10). La place vient aussi ensuite pour le Saint Esprit, qui remplit notre cœur de la gloire du Seigneur Jésus (Jn 7:39).

Pour assurer l’approvisionnement en eau, l’étang doit être protégé. Le lien avec la fontaine doit être maintenu. Si l’approvisionnement est empêché, la vie des habitants de la ville prendra fin.

L’étang se trouve près du jardin du roi. L’eau est dans un jardin, une cour, qui appartient au roi. Cela nous rappelle que boire cette eau, qui parle d’être occupé de la parole de Dieu, nous amène dans la présence du Seigneur Jésus. Être en sa présence dans l’Esprit est la plus grande joie du croyant.

Lorsque nous avons été ainsi en sa présence, nous pouvons descendre le long des marches de la ville de David. Ce que nous avons apprécié, nous pouvons le partager avec d’autres personnes vivant à l’extérieur de la ville. Nous pouvons y voir ceux qui sont croyants mais qui ne considèrent pas l’église de Dieu comme étant Sa ville. De cette façon, nous serons un rafraîchissement pour d’autres croyants qui ne préfèrent pas vivre dans la ville, pour ainsi dire.

16 Néhémie, fils d’Azbuk

16 Après lui Néhémie, fils d’Azbuk, chef de la moitié du district de Beth-Tsur, répara jusqu’en face des tombeaux de David, et jusqu’à l’étang qui avait été fait, et jusqu’à la maison des hommes forts.

Nous en arrivons à Néhémie, le fils d’Azbuk. Cet homme aussi est responsable d’un district dans la vie quotidienne. Il est chef de la moitié du district de Beth-Tsur. Quelques détails sont aussi mentionnés dans ce verset. Trois lieux sont attachés à la portion de muraille qu’il répare : « les tombeaux de David », « l’étang qui avait été fait » et « la maison des hommes forts ».

Ce Néhémie veille à ce que « les tombeaux de David » – c’est-à-dire de David et de ses descendants (2Chr 32:33) – soient protégés. Comme noté précédemment (Néh 2:3), lorsque nous voyons un tombeau dans lequel sont enterrés des gens qui craignent Dieu, nous pouvons penser à l’avenir. Ces croyants, de leur vivant, n’ont pas reçu ce que Dieu a promis. Mais ils sont morts en croyant que Dieu accomplira ses promesses. Ce Néhémie veille, pour ainsi dire, à ce que cette foi soit gardée.

Il veille également à la protection de « l’étang qui avait été fait », peut-être une réserve d’eau supplémentaire en plus de l’étang d’approvisionnement en eau mentionné au verset précédent. Il est important d’avoir suffisamment d’eau en réserve pour y trouver à boire si l’ennemi assiège la ville. Ceux qui mémorisent des textes bibliques constituent de telles réserves. Parfois, on n’a pas de Bible à portée de main. Il est alors salutaire de connaître la parole de Dieu et de se souvenir d’un texte qu’on peut appliquer à la situation présente.

« La maison des hommes forts » doit aussi être protégée. Il s’agit probablement d’une demeure des hommes forts de David. La mémoire des personnes qui ont combattu avec foi pour leur roi alors qu’il était persécuté doit subsister. Hébreux 11 est une telle « maison des hommes forts ». Les croyants qui nous y sont présentés forment une « grande nuée de témoins qui nous entoure » (Héb 12:1). Leur exemple mérite d’être imité. Par-dessus tout, nous pouvons regarder l’Homme fort par excellence, le Seigneur Jésus, qui nous a précédés tout au long du chemin de la foi (Héb 12:1-3).

17 - 18 Rehum – Kehila – Hashabia – Bavvaï

17 Et après lui réparèrent les Lévites : Rehum, fils de Bani. À côté de lui Hashabia, chef de la moitié du district de Kehila, répara pour son district. 18 Après lui réparèrent leurs frères, Bavvaï, fils de Hénadad, chef de la moitié du district de Kehila.

Rehum

Après les sacrificateurs mentionnés au verset 1, nous rencontrons maintenant les Lévites. Eux aussi participent à la réparation de la muraille. Ils travaillent sous la direction de Rehum, fils de Bani. Le service habituel des Lévites consiste à aider les sacrificateurs à offrir les sacrifices. Pour leur travail quotidien, il est également important que Jérusalem, en tant que ville du temple, soit à nouveau bien protégée.

Au sens spirituel, le service des Lévites a lieu, entre autres, lorsque les croyants sont enseignés par la parole de Dieu. Cet enseignement devra toujours être centré sur le Seigneur Jésus. Lorsqu’on Le voit, cela rend le cœur heureux et reconnaissant. Il en résultera un service sacerdotal : les croyants offriront à Dieu des sacrifices de louanges et d’actions de grâces.

Kehila

Les chefs qui supervisent ensemble toute la zone autour de Kehila sont aussi présents lors de la réparation. Kehila ne s’est pas montrée sous son meilleur jour à l’époque de David. C’est une ville « qui a des portes et des barres » (1Sam 23:7) assiégée par les Philistins. Puis David arrive. Il bat les Philistins et libère les habitants de la ville. Cependant, il n’est pas question de reconnaissance. Ils sont prêts à livrer David à Saül (1Sam 23:12).

Hashabia et Bavvaï

Chez Hashabia et Bavvaï, un autre esprit est présent. Grâce à leur participation à la réparation, Kehila obtient aussi une mention positive dans l’Écriture. C’est aussi ainsi que les choses peuvent se passer dans la vie d’un croyant ou d’une église. Des choses peuvent s’être produites dans le passé dont nous avons maintenant honte (cf. Rom 6:21). Les personnes qui nous connaissent depuis longtemps peuvent nous le rappeler. Il faut espérer que ces personnes remarqueront aussi que, par la grâce de Dieu, nous avons maintenant changé.

19 Ézer

19 Et, à côté de lui, Ézer, fils de Jéshua, chef de Mitspa, répara une seconde portion, vis-à-vis de la montée de l’arsenal de l’angle.

Dans notre périple autour de la muraille, nous arrivons à Ézer. La signification du nom ‘Ézer’ comprend le mot ‘secours’. Considérez la pierre que Samuel place entre Mitspa et le rocher : « Il l’appela du nom d’Ében-Ézer [qui signifie ‘pierre de secours’], et dit : “L’Éternel nous a secourus jusqu’ici” » (1Sam 7:12).

En tant que chef de Mitspa, Ézer n’hésite pas à jouer le rôle d’assistant. Son aide consiste à réparer une seconde portion de la muraille. Cette portion de la muraille est importante d’un point de vue tactique. Il est vis-à-vis de la montée de l’arsenal. Il semble que cette portion de la muraille forme aussi un angle dans la muraille. L’arsenal doit donc être protégé par la muraille sur deux côtés. Une difficulté qui n’est pas un problème pour Ézer.

La réparation d’un angle est toujours plus difficile que la réparation d’une portion de muraille rectiligne. La protection de l’arsenal est souvent plus difficile que la protection d’autres objets. Nous pouvons comparer l’arsenal à l’armure de Dieu (Éph 6:10-20). Si nous laissons l’arsenal sans protection, si nous ne revêtons pas l’armure, nous sommes sans défense.

Un homme qui devait rester dans un environnement hostile à Dieu a raconté qu’il revêtait l’armure de Dieu tous les matins. Pour ce faire, il mémorisait l’armure (Éph 6:14-18) et la récitait chaque matin. De cette façon, il protégeait l’arsenal et par là, lui-même. Il pouvait repousser les attaques de l’ennemi avec les armes que Dieu lui avait données.

20 Baruc

20 Après lui, Baruc, fils de Zabbaï, répara avec zèle une autre portion, depuis l’angle jusqu’à l’entrée de la maison d’Éliashib, le grand sacrificateur.

Nous arrivons à Baruc. Son nom signifie ‘béni’. Il est dit de lui comme caractéristique particulière qu’il répare « avec zèle ». Cette mention supplémentaire indique que son degré de zèle est particulier. Nous trouvons également de telles mentions supplémentaires dans la liste des noms en Romains 16 (Rom 16:1-16). L’Esprit souligne certaines particularités en lien avec certains noms, des choses qui font que certains se distinguent plus que d’autres.

Il y a, même dans le travail pour le Seigneur, des distinctions de quantité et de qualité. À la base de toutes les différences, il y a des causes qui, ici, ne sont pas mentionnées, mais qui seront rendues visibles devant le tribunal du Christ. Il y a des motifs derrière toutes les actions humaines.

21 Merémoth

21 Après lui Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots, répara une autre portion, depuis l’entrée de la maison d’Éliashib jusqu’au bout de la maison d’Éliashib.

Merémoth est quelqu’un qui répare devant la maison d’un autre, et il s’agit ici de la maison d’Éliashib, le grand sacrificateur (verset 1). Il fait cela comme un travail supplémentaire, parce qu’il a déjà réparé une autre portion de la muraille (verset 4). Éliashib aide à bâtir la porte des brebis (verset 1), mais il semble qu’il néglige sa propre maison.

C’est tout à l’honneur de Merémoth qu’il se charge d’une tâche qui est en fait destinée à Éliashib lui-même. Il ne dit pas : ‘Suis-je, moi, le gardien de mon frère’ (Gen 4:9) ? Au lieu de cela, il fait un effort supplémentaire en faveur de son frère défaillant. Il s’engage à faire ce que l’autre ne fait pas. Cela ne diminue pas la responsabilité d’Éliashib, d’autant plus qu’il occupe une place si importante au sein du peuple.

Il faut souhaiter qu’il y ait aussi dans l’église des hommes prêts à faire un effort supplémentaire pour ceux qui échouent dans leur propre famille. Il est toutefois important que les choses se passent bien dans leur propre maison. 1 Timothée 3 énumère les conditions qui doivent être remplies par quelqu’un qui aspire à la charge de surveillant (1Tim 3:1-7). Cette surveillance est appelée « une bonne œuvre » (1Tim 3:1). Cette œuvre excellente à laquelle aspire le surveillant n’est rien d’autre que de paître le troupeau de Dieu (Act 20:28 ; cf. 1Pie 5:1-4). Il s’agit d’un travail parce que cela nécessite un investissement d’énergie.

L’aspiration à la surveillance ne doit pas consister à vouloir être quelque chose, mais à vouloir faire quelque chose. Il ne s’agit pas d’accéder à une position d’autorité, mais d’accomplir la tâche d’un serviteur. Le service est accompli pour Dieu (Il est le mandataire) et pour l’église (cf. Esd 7:10 ; Néh 2:10).

Le motif de cet effort ne peut résider dans rien d’autre que dans le dévouement et l’amour pour le Seigneur Jésus et le désir de Le servir dans la dépendance et l’obéissance.

22 Les sacrificateurs

22 Et après lui réparèrent les sacrificateurs, hommes de la plaine [du Jourdain].

Ici, nous rencontrons à nouveau des sacrificateurs (verset 1). Depuis le verset 15, nous nous trouvons sur le côté est de la muraille. Si nous regardons bien, nous pouvons déjà apercevoir le temple. C’est comme si, à mesure que nous nous approchons du temple, nous rencontrions de plus en plus de serviteurs du temple. Nous avons déjà dépassé les Lévites au verset 17. Nous avons passés devant la maison du grand sacrificateur. À présent, nous nous trouvons à nouveau auprès de sacrificateurs. Aux versets 26 et 31, nous trouverons les Nethiniens (les serviteurs subalternes du sanctuaire) et entre les deux, à la porte des chevaux, un autre groupe de sacrificateurs (verset 28).

Les sacrificateurs que nous trouvons occupés ici vivent dans « la plaine [du Jourdain] ». Ce devait être une joie pour eux de travailler si près du temple. La perspective d’effectuer à nouveau leur service dans le temple les aura encouragés.

23 Benjamin et Hashub – Azaria

23 Après eux, Benjamin et Hashub réparèrent vis-à-vis de leur maison. Après eux, Azaria, fils de Maascéïa, fils d’Anania, répara à côté de sa maison.

Benjamin et Hashub

Ici, pour la deuxième fois, il est question de personnes qui réparent vis-à-vis de leur maison. Les noms de ces réparateurs sont Benjamin, qui signifie ‘fils de ma main droite’ et Hashub, qui signifie ‘attentif’, ‘concerné’. La main droite est la main de la force et parle de protection et de garde. Par quoi une maison est-elle protégée ? De quelle manière prenons-nous soin de ce qui nous est confié dans notre maison (famille) ? En ce qui concerne le côté matériel, nous pouvons prendre toutes sortes de polices d’assurance contre toutes sortes de calamités, comme l’incendie et le vol. Nous pouvons prendre toutes sortes de mesures de protection, comme des systèmes d’alarme et des services de sécurité. Pourtant, rien de tout cela n’offre une protection certaine.

Mais il existe des ennemis bien pires que ceux qui peuvent nous causer des dommages matériels. Il s’agit des ennemis qui cherchent constamment à nous nuire spirituellement. Comment pouvons-nous nous protéger contre eux ? Comment pouvons-nous bâtir une muraille de protection contre eux ?

De Benjamin, le fils de Jacob, nous lisons qu’il habitera en sécurité auprès de l’Éternel (Deu 33:12). Dieu seul est notre sécurité. Combien riche est une maison qui trouve sa sécurité dans la protection du Seigneur, où l’on se confie au Tout-puissant et où l’on se sent en sécurité dans ses bras. Il ne s’agit pas ici de la certitude que la maladie, la pauvreté, la souffrance ou la mort ne peuvent pas atteindre notre maison, mais que le fait d’habiter avec le Seigneur nous préservera toujours du mal, des querelles et de la peur.

Lorsque nous ne faisons plus confiance à la force du Seigneur, cette portion de muraille tombe en ruines. Si nous remarquons que notre famille se désagrège de plus en plus parce que la protection a disparu, nous devons rechercher à nouveau cette protection. La force du Seigneur est toujours disponible pour ceux qui l’invoquent.

Azaria

Azaria répare « à côté de sa maison ». Il semble que la portion de muraille qui se trouve vis-à-vis de sa maison est encore intacte. Ce serait insensé de commencer à travailler à côté de sa maison et de laisser ouvert la portion qui se trouve devant chez soi. Azaria signifie ‘l’Éternel a aidé’. Il ne se satisfait pas que la muraille en face de sa maison soit encore debout. Il veut aussi que la portion ouverte qui se trouve à côté soit fermée. Avec l’aide de l’Éternel, et dans la mesure où cela dépend de lui, il exclut tout risque que l’ennemi puisse s’approcher de sa maison. Il est important d’éloigner l’ennemi le plus possible.

Tout intérêt porté à l’ennemi par curiosité peut lui donner l’occasion de frapper. Nous ne devons pas lui laisser cette opportunité. Nous devons nous intéresser qu’au Seigneur Jésus et aux choses dans lesquelles Il occupe une place centrale. Dans la mesure où nous devons nous préoccuper de l’ennemi parce que le Seigneur nous le demande, par exemple afin d’avertir les autres de ses ruses, nous pouvons compter sur la protection du Seigneur.

24 Binnuï

24 Après lui, Binnuï, fils de Hénadad, répara une seconde portion, depuis la maison d’Azaria jusqu’à l’angle et jusqu’au coin.

Là où Azaria s’est arrêté, Binnuï continue à réparer. Il répare « jusqu’à l’angle et jusqu’au coin ». Le nom de Binnuï signifie ‘celui qui bâtit’. Son père est Hénadad, l’un des rapatriés de Babylone (Esd 3:9). Ses fils ont contribué à bâtir le temple. Ici, nous voyons un fils qui aide à réparer la muraille. Son père lui a donné un nom en rapport avec le fait de bâtir. Il semble que Hénadad soit impliqué dans tout ce qui a trait au fait de bâtir pour Dieu. Binnuï est à la hauteur du nom que son père lui a donné.

Quel nom donnons-nous à nos enfants ? Je veux dire par là : quelles attentes avons-nous à leur égard ? Si nous cherchons la position, l’honneur et le prestige pour nous-mêmes dans le monde, nous désirerons la même chose pour nos enfants. Dans notre esprit, nous leur donnerons le nom d’un grand scientifique, d’un athlète célèbre, d’un musicien adulé ou de toute autre célébrité. Mais si notre intérêt se porte sur la maison et la ville de Dieu, sur l’honneur de Dieu en toutes choses, nous désirerons la même chose pour nos enfants. Nous prierons alors pour qu’ils soient au service du Seigneur Jésus dans son royaume.

25 Palal – Pedaïa

25 Palal, fils d’Uzaï, [répara] vis-à-vis de l’angle et de la haute tour saillante de la maison du roi, qui touche à la cour de la prison. Après lui [répara] Pedaïa, fils de Parhosh.

Palal

Palal travaille près de la maison du roi, du côté « qui touche à la cour de la prison ». Il est très probable que cela soit la prison où Jérémie avait été enfermé (Jér 32:2,8,12 ; 33:1 ; 37:21 ; 38:6,13,28 ; 39:14). Il avait été emprisonné parce qu’il avait annoncé la venue du roi de Babylone. Il avait aussi souligné que se rendre était la seule possibilité de salut. Mais le roi et ses conseillers ne voulaient rien savoir de tout cela. Jérémie avait perdu sa liberté et Jérusalem avait été conquise et détruite.

Palal pense peut-être à cela en réparant la muraille à cet endroit. Son nom signifie ‘juge’. Un juge sait quand la loi a été violée et quelle punition va avec l’infraction. Il conviendra que Dieu a rendu justice en livrant Jérusalem coupable aux mains des Babyloniens. Ils méritaient ce jugement. Jérémie a été délivré, le peuple emmené en captivité.

Cela n’aura-t-il pas fait de lui un réparateur qui prie ? Nous pouvons imaginer qu’il a prié : ‘Éternel, accorde que maintenant ton peuple te serve fidèlement, t’écoute, afin que la ville ne doive pas être détruite à nouveau.’ Une telle prière nous convient aussi, nous qui vivons à une époque où le déclin de l’église croît à vue d’œil. Si, par la grâce de Dieu, nous faisons l’expérience d’une restauration, nous ne pourrons jamais oublier à quel point nous avons échoué en tant qu’église.

Pedaïa

À côté de Palal, Pedaïa travaille. Pedaïa signifie ‘l’Éternel rachète’. Cela va de pair avec le mot ‘juge’. Dieu est juste lorsqu’Il juge, mais il rachète ceux qui s’inclinent sous ce jugement. Pedaïa représente quelqu’un qui est conscient d’avoir été racheté pour travailler à la sécurité de tous ceux qui appartiennent à la ville de Dieu.

26 Les Nethiniens – la porte des eaux

26 (Or les Nethiniens demeuraient en Ophel, jusqu’en face de la porte des eaux à l’est, et de la tour saillante.)

Les Nethiniens

Au milieu de toute cette activité, voici une remarque sur les Nethiniens (serviteurs subalternes du sanctuaire). Ils demeurent en Ophel, une hauteur située juste avant la porte des eaux, sur le côté sud du temple. Les Nethiniens sont toujours mentionnés au pluriel. Ils sont attachés au service du temple. Leurs tâches consistaient en toutes sortes de services simples. Ils sont probablement des descendants des Gabaonites, qui s’étaient joints au peuple de Dieu par ruse (Jos 9:3-15). Josué les avait maudits pour cela et avait stipulé qu’ils ne cesseraient jamais d’être « coupeurs de bois et puiseurs d’eau pour la maison de mon Dieu » (Jos 9:23).

En rapport avec le nom de Pedaïa, nous voyons comment l’Éternel les a délivrés de la malédiction. Ils se sont soumis au jugement de Josué et la malédiction s’est ainsi transformée en bénédiction pour eux. La muraille sert aussi à les protéger et à les préserver pour le service qui leur a été imposé.

La porte des eaux

La porte des eaux, la septième porte mentionnée dans ce chapitre, ne fait pas partie de la muraille mais, comme Ophel, se trouve à l’intérieur de la muraille. Il n’est pas parlé de la réparation de la porte des eaux. Il est en revanche mentionné que la porte se trouve « à l’est » de la muraille, près « de la tour saillante ».

À la porte de la fontaine (verset 15), nous avons déjà vu que l’eau parle de la parole de Dieu (Éph 5:26). Là, l’eau est en action, c’est une fontaine qui jaillit. C’est la Parole qui fait son œuvre et qui opère (1Th 2:13). Ici, l’eau représente aussi la parole de Dieu, mais davantage dans son immutabilité. C’est une illustration claire du fait que la porte de l’eau n’a pas besoin d’être réparée. Rien n’a besoin d’être amélioré en ce qui concerne la Parole. Elle reste éternelle dans toute sa perfection (Psa 119:89 ; Jn 1:1 ; Apo 19:13).

Cela donne de l’espoir pour l’avenir, dont parle l’est. L’est est le côté où le soleil se lève. Lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra comme « le soleil de justice » (Mal 3:20), Il accomplira tout ce que Dieu a promis dans sa Parole. C’est comme si « la tour saillante » souligne cela. Le veilleur dans cette tour regarde vers l’est pour être le premier à voir se lever le soleil de justice.

27 Les Thekohites

27 Après lui, les Thekohites réparèrent une seconde portion, vis-à-vis de la grande tour saillante, et jusqu’au mur d’Ophel.

Nous nous sommes déjà attardés sur ce groupe de réparateurs plus tôt (verset 5). Ici, ils travaillent sur une seconde portion. Il est possible que les Thekohites doivent faire une seconde portion parce que les nobles trouvent qu’il est indigne d’eux d’apporter leur aide.

Nous pouvons appliquer cela à tout travail effectué pour le Seigneur. Dans le travail pour le Seigneur, les charges sont parfois réparties de manière inégale parce qu’il y a ceux qui ne remplissent pas leurs devoirs. Il y a alors beaucoup à faire pour quelques-uns. Si chaque membre remplit sa fonction (1Cor 14:4-11), aucun n’est surchargé. Malheureusement, en pratique c’est différent. Certains pensent qu’ils ne peuvent rien faire. Ils se cachent derrière leur incompétence ou le manque de temps. Mais le Seigneur a confié une tâche à chaque croyant. Les excuses sont des prétextes, elles ne sont pas valables et sont en fait synonymes de désobéissance au Seigneur.

28 La porte des chevaux – les sacrificateurs

28 Les sacrificateurs réparèrent au-dessus de la porte des chevaux, chacun vis-à-vis de sa maison.

La porte des chevaux

Nous sommes arrivés à la huitième porte, la porte des chevaux. La porte des chevaux elle-même n’est pas réparée. Elle est mentionnée comme l’endroit où des sacrificateurs commencent la réparation de la muraille, vis-à-vis de leur maison. Dans presque tous les cas où le cheval est mentionné dans l’Écriture, il s’agit de chevaux de guerre. Le cheval est loué pour son intrépidité, sa vitesse, son endurance et sa force. L’Éternel lui-même en donne une merveilleuse description dans sa réponse à Job (Job 39:19-25).

Les caractéristiques susmentionnées du cheval sont nécessaires pour continuer la réparation. La fin de la muraille arrive en vue. Parfois, la vue de la fin peut donner un regain d’énergie. Nous pensons à ce qui s’est déjà passé et mettons tous nos efforts pour achever le travail. Parfois aussi, la dernière ligne droite peut être tout simplement de trop. Si nous mesurons le travail qui reste à faire en fonction de nos forces, nous risquons de nous décourager (Néh 4:10).

Si nous risquons de nous décourager, il est important de nous rappeler que nous ne devons pas compter sur nous-mêmes ou sur une quelconque créature pour posséder les qualités susmentionnées, mais sur le Seigneur. Certains psaumes mentionnent la grande force du cheval pour rappeler la puissance encore plus grande de Dieu (Psa 20:8 ; 33:17 ; 76:7). Si nous faisons appel à Lui, Il nous donnera la force et l’endurance nécessaires pour remporter la victoire et atteindre le but final.

Les sacrificateurs

Plus que pour toute autre chose, l'endurance est indispensable pour le service sacerdotal. Dans la chrétienté, il y a la profession du sacerdoce commun, mais souvent pas sa mise en pratique. Combien il est important de détenir et de pratiquer cette vérité du sacerdoce commun qui est si importante pour Dieu. Dieu veut que nous Lui offrions constamment des sacrifices d’actions de grâces– et pas seulement occasionnellement (Héb 13:15 ; 1Pie 2:5).

Il est possible que l’obstacle à l’accomplissement de ce service sacerdotal soit causé par l’absence de muraille devant les maisons des sacrificateurs. Avec l’abandon de la séparation du monde – destruction de la muraille – beaucoup de choses se sont immiscées dans les familles des croyants qui n’encouragent pas le service sacerdotal. Combien d’heures passe-t-on à regarder la télévision, à surfer sur Internet ou à passer du temps sur les médias sociaux ? Et lorsqu’on regarde ou qu’on surfe, que voit-on ?

Que les hommes et les femmes croyants, car ils sont tous des sacrificateurs, inspectent une fois les murailles vis-à-vis de leur maison. En n’étant pas vigilants, des pensées ont-elles pénétré le cœur et, suite à cela, la vision de la Bible ou du Seigneur Jésus a-t-elle changée ? Après un examen honnête de soi-même, on s’apercevra que le service sacerdotal devant Dieu a diminué, que l’adoration du Père a disparu et que la consécration au Seigneur n’existe pratiquement plus.

Prête à nouveau attention à la porte des chevaux. Cherche la force du Seigneur pour reprendre la réparation de la muraille. Écoute les encouragements de Néhémie : « Ne les [c’est-à-dire les adversaires] craignez pas ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons » (Néh 4:8).

29 Tsadok – Shemahia et la porte de l’est

29 Après eux, Tsadok, fils d’Immer, répara vis-à-vis de sa maison. Et après lui répara Shemahia, fils de Shecania, gardien de la porte de l’est.

Tsadok

Tsadok lui aussi répare vis-à-vis de sa maison. Tsadok signifie entre autres ‘sincère’, ‘honnête’. La muraille de la sincérité s’est-elle écroulée autour de notre maison ? Sommes-nous honnêtes dans nos relations avec les autres ? Si nous sommes mariés, appliquons cela à notre mariage. Nous souvenons-nous de notre promesse de fidélité l’un envers l’autre le jour de notre mariage ? Sommes-nous restés fidèles et honnêtes ? Être en compagnie de notre conjoint est-il toujours plus important que d’être en compagnie de n’importe qui d’autre ? Ou bien désirons-nous la compagnie de quelqu’un dont nous disons : ‘Celui-là me convient mieux, il ou elle est plus sympathique avec moi que mon propre mari ou ma propre femme’ ? La muraille sacrée de l’honnêteté se trouve alors en ruine et doit être réparée.

Peut-être que le mari doit confesser à sa femme ou la femme à son mari que le manque d’honnêteté s’est introduit dans son esprit ou peut-être même dans sa conduite. Il faut d’abord déblayer les décombres avant de pouvoir reconstruire.

Tsadok est le fils d’Immer, qui signifie ‘bavard’. Il n’y a pas de partie du corps qui fasse autant de dégâts que la langue. La muraille de l’honnêteté devient souvent une ruine à cause du bavardage. Se critiquer les uns les autres, critiquer ses frères et sœurs, fait tomber la muraille. Comment parlons-nous des autres et aux autres ? Peut-être faudrait-il confesser cela aussi, également aux enfants qui ont entendu comment nous avons parlé de nos frères et sœurs.

Shemahia et la porte de l’est

Nous sommes arrivés chez Shemahia. Il est mentionné à son sujet, comme une particularité, qu’il est le « gardien de la porte de l’est ». La porte de l’est, la neuvième porte de ce chapitre, est une porte spéciale. C’est par cette porte que la gloire de l’Éternel sort du temple et de Jérusalem (Ézé 10:18-19 ; 11:23). À cause des péchés de Jérusalem, la gloire de Dieu ne peut plus y demeurer. Mais Il n’est pas parti pour rester à l’écart pour toujours. Dans une vision, le prophète Ézéchiel voit la gloire de l’Éternel revenir dans le nouveau temple (Ézé 43:4).

Cette perspective impressionnante est associée au nom de Shemahia. Son nom signifie ‘l’Éternel entend’. Peu importe le déclin du peuple de Dieu, peu importe que la gloire visible de Dieu a dû se retirer au ciel, le moment vient où Il reviendra. La foi s’écrie : ‘Combien de temps, Seigneur ?’ Cela semble déjà si long. Mais Dieu écoute les cris de son peuple. L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens » (Apo 22:17). Le Seigneur Jésus répond : « Oui, je viens bientôt » (Apo 22:20).

30 Hanania et Hanun – Meshullam

30 Après lui, Hanania, fils de Shélémia, et Hanun, sixième fils de Tsalaph, réparèrent une seconde portion. Après eux, Meshullam, fils de Bérékia, répara vis-à-vis de sa demeure.

Hanania et Hanun

De ces réparateurs, nous ne connaissons guère que leurs noms. Leurs noms ont un lien commun. Hanania signifie ‘l’Éternel a favorisé’ et Hanun signifie ‘favorisé’. Une autre particularité est mentionnée à propos de Hanun : il est le sixième fils.

Six est le nombre de l’homme (Apo 13:18) et de son œuvre (Exo 20:9). Tout ce que l’homme est et fait porte la marque du péché et de la faiblesse. L’homme est une créature bénie par Dieu. En choisissant le péché, l’homme s’est éloigné de Dieu. Dans son orgueil, il se vante de ses qualités. Il est donc insensé d’avoir une haute opinion de cet homme et de compter sur lui le jour où Dieu jugera le mal (Ésa 2:12-22).

Mais tout ‘Hanun’ peut devenir un ‘Hanania’. Celui qui reconnaît son péché, son orgueil et sa rébellion contre Dieu reçoit le pardon de ses péchés. Il peut regarder l’œuvre du Seigneur Jésus, qui, en tant qu’Homme, a parfaitement répondu à ce que Dieu demande à l’homme. En tant qu’Homme, Il a porté les péchés de tous ceux qui croient en Lui. Celui qui accepte par la foi qu’Il l’a fait pour lui aussi, entre dans la faveur de Dieu (Rom 5:2).

Grâce à la conversion à Dieu, le lien avec Dieu est rétabli. Par la foi dans le Seigneur Jésus, une personne est rendue agréable à Dieu en Lui (Éph 1:6). C’est la véritable grâce (ou faveur) dans laquelle une personne est établie (1Pie 5:12). Hanania et Hanun sont unis. ‘Hanun’ peut vraiment commencer à répondre au but pour lequel Dieu l’a créé, c’est-à-dire pour Le servir. Avec ‘Hanania’, il travaille à la réparation de la muraille.

Meshullam

Meshullam coopère d’abord à la réparation d’une autre portion de la muraille (verset 4b), mais il ne néglige pas pour autant « sa demeure », son propre espace de vie. Meshullam vit peut-être seul dans une chambre. L’application est évidente. De nombreux jeunes aujourd’hui ‘logent dans une chambre’. Ils quittent le domicile familial pour aller étudier dans une autre ville. Ils commencent à vivre seuls. Ils sont responsables de l’aménagement de leur chambre et de leur comportement dans celle-ci. Est-ce qu’elle respire une atmosphère chrétienne ou voient-ils l’occasion de se débarrasser de toutes les valeurs et normes bibliques de la maison paternelle ? Beaucoup de jeunes ont brisé la muraille derrière laquelle ils étaient en sécurité à la maison avec leurs parents.

Pour Meshullam, c’est différent. Bien qu’il n’ait qu’une petite chambre comme maison, sa vie témoigne d’un abandon total. Par conséquent, il vit dans une atmosphère sanctifiée. Son nom signifie ‘abandonné’. Il est le fils de Bérékia, qui signifie ‘l’Éternel bénit’. Ceux qui vivent en s’abandonnant au Seigneur sont bénis par Lui. La bénédiction du Seigneur ne dépend pas du fait que ma maison soit grande ou petite, que le travail soit important ou insignifiant, mais que tout soit utilisé et fait dans le dévouement au Seigneur. La bénédiction qui vient alors du Seigneur « est ce qui enrichit » (Pro 10:22).

Nous bâtissons tous la muraille. Personne ne doit penser qu’il est trop petit. La moindre fissure dans la muraille présente le danger que l’ennemi y pénètre. Si nous laissons un trou apparaître ou exister, c’est toute l’église qui est en danger.

31 Malkija – la porte de Miphkad

31 Après lui, Malkija, d’entre les orfèvres, répara jusqu’à la maison des Nethiniens et des commerçants, vis-à-vis de la porte de Miphkad, et jusqu’à la montée du coin.

Malkija

Encore un petit trajet et le tour de la muraille est terminé. Nous nous arrêtons un instant vers Malkija, un orfèvre. Malkija signifie ‘l’Éternel est roi’. Il connaît la valeur des métaux précieux. Pour protéger le matériel et la profession, il répare la muraille.

De plus, son travail est lié à « la maison des Nethiniens et des commerçants ». Il est attentif au travail effectué par les Nethiniens, les serviteurs du temple. Aussi humble soit-il, il importe que ce travail puisse avoir lieu. En réparant la muraille, il s’assure que l’ennemi ne puisse pas entrer dans la ville par leur maison. Un serviteur du temple peut sous-estimer son travail au point d’essayer d’acquérir du prestige par d’autres moyens. Mais si le serviteur du temple est lié à Malkija, qu’il vit selon la signification de ce nom et qu’il accomplit son travail, l’ennemi ne parviendra pas à entrer dans la ville de Dieu par son intermédiaire. La muraille y est bien bâtie.

De même, les « commerçants » ne peuvent bien commercer que s’ils le font en respectant les règles en vigueur dans la ville. Il est difficile, mais pas impossible, de faire des affaires honnêtement. L’ennemi compte particulièrement sur les hommes d’affaires pour influencer la vie dans la ville de Dieu. Mais il n’aura pas d’emprise sur l’homme d’affaires qui est lié à Malkija et qui vit et agit en conformité à la signification de ce nom. La muraille y est bien bâtie.

La porte de Miphkad

La porte de Miphkad est la dixième porte mentionnée dans ce chapitre. Le mot Miphkad signifie entre autres ‘inspection’.

Le travail est presque terminé. Il n’est pas rare, à la fin d’un travail, à la fin d’une année, à la fin d’une vie, de jeter un regard sur ce travail, cette année, cette vie. D’un point de vue spirituel, il est important de regarder régulièrement en arrière. Avec du recul, on voit souvent mieux comment on a fait son travail que sur le moment-même.

Paul fait le point à la fin de sa vie. Au moment de sa mort, il peut dire : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2Tim 4:6-7). En même temps, il sait que ‘l’inspection’ finale aura lieu par le Seigneur (1Cor 4:1-5), lorsque nous serons tous révélés « devant le tribunal du Christ » (2Cor 5:10).

Pour ‘l’inspection’ devant le tribunal, nous devons ‘monter’, au ciel. Mais déjà sur la terre, nous pouvons ‘monter’, dans une chambre haute, pour y avoir communion avec le Seigneur Jésus. C’est là que le Seigneur Jésus se trouve avec ses disciples pour célébrer la Pâque avec eux (Lc 22:12). À cette occasion, Il a institué la cène, que nous avons encore l’occasion de célébrer chaque dimanche. Nous nous souvenons alors de Lui et de son œuvre de rédemption à la croix. Nous annonçons sa mort. Mais nous ne pouvons pas faire cela sans nous juger, nous examiner, nous ‘inspecter’ (1Cor 11:28). Si nous découvrons qu’il y a du péché dans notre vie, nous devons d’abord le condamner. Nous devons le confesser devant Dieu, et si des personnes sont impliquées, nous devons aussi le leur confesser.

Après l’ascension au ciel du Seigneur Jésus, les disciples sont de retour dans la chambre haute (Act 1:13). C’est là qu’ils attendent que le Saint Esprit soit répandu. ‘L’inspection’ de la Parole montre clairement que l’événement concernant Judas est prédit à l’avance dans l’Écriture (Act 1:16). L’Écriture dit aussi aux ‘inspecteurs’ qu’une autre personne doit prendre la place de Judas (Act 1:20). L’étude de la Parole montre ce qui doit se passer jusqu’à ce que la promesse s’accomplisse. Plus que jamais, nous pouvons appliquer cela à la promesse de la venue du Seigneur Jésus.

32 Les orfèvres et les marchands – la porte des brebis

32 Et entre la montée du coin et la porte des brebis réparèrent les orfèvres et les commerçants.

Les orfèvres et les commerçants

Aucun nom est mentionné dans ce verset, mais deux professions : les orfèvres et les commerçants. Ils veillent à ce que le dernier trou dans la muraille soit fermé et que la muraille forme un tout. Les orfèvres travaillent le métal précieux. Ils travaillent avec une grande précision. Le résultat de leur travail est toujours admiré. Les commerçants travaillent de manière à obtenir le plus grand rendement d’une affaire.

Lors de la réparation de la muraille, il est important d’être précis jusqu’à la fin. Pour persévérer dans la réparation de la muraille, il est nécessaire de reconnaître la valeur de ce travail. Il est également important de procéder de manière à ce qu’il apporte le plus grand profit au Seigneur Jésus. Il a donné à chacun des talents, avec la consigne suivante : « Faites-les fructifier [ou : Faites des affaires] jusqu’à ce que je revienne » (Lc 19:13).

Les paraboles des mines (Lc 19:11-27) et des talents (Mt 25:14-30) s’occupent de ce que le Seigneur nous a confié pendant son absence sur la terre. À son retour, Il nous demandera ce que nous avons fait avec les talents qu’Il nous a confiés. Notre vie Lui a-t-elle apporté du profit ?

La porte des brebis

Après avoir longé la muraille qui entoure la ville, nous sommes de retour à la porte des brebis, là où nous avons commencé au verset 1. La porte des brebis évoque le Seigneur Jésus en tant que porte des brebis et nous rappelle qu’Il est le bon berger, qui a donné sa vie pour ses brebis (Jn 10:11). Durant l’éternité, Il se tiendra ainsi devant nous. Durant l’éternité, nous L’adorerons pour cela.

33 Sanballat se met en colère

33 Et il arriva que, lorsque Sanballat apprit que nous bâtissions la muraille, il se mit en colère et fut extrêmement irrité, et il se moqua des Juifs.

Avec chaque réveil, il y a de l’opposition. Esdras en a fait l’expérience (Esdras 4-5 ; 10) et Néhémie est en train d’en faire l’expérience. Satan cherche toujours à brouiller et si possible à ôter la distinction entre l’église et le monde. Là où il y parvient, les vérités du christianisme se perdent partiellement ou complètement.

À partir du verset 33, il y a une opposition publique de l’extérieur et nous voyons l’ennemi comme « un lion rugissant » (1Pie 5:8). En Néhémie 6, l’opposition vient aussi de l’extérieur, mais sous une forme voilée et destinée à Néhémie personnellement. Là, l’ennemi se présente comme « un ange de lumière » (2Cor 11:14). En Néhémie 5, il n’y a pas d’inimitié manifeste ou voilée venant de l’extérieur, mais il y a des luttes internes. Là, le peuple est son propre ennemi.

Néhémie surmonte toutes les inimitiés parce qu’il connaît Dieu et L’implique en toutes choses. Sans Dieu, toute opposition est trop puissante pour nous ; avec Dieu, nous maîtrisons le plus grand ennemi.

Dans ce verset, nous voyons que l’opposition devient plus féroce. L’ennemi s’irrite de plus en plus au fur et à mesure que la reconstruction de la muraille progresse. Il en est de même pour notre séparation. Tant que nous accomplissons nos devoirs religieux, l’ennemi ne se montrera pas. Mais dès que la sanctification de la vie commence à s’opérer dans notre vie pratique, il devient féroce. Le diable se moque que quelqu’un se convertisse au christianisme, tant qu’il ne vit pas comme chrétien.

Sanballat exprime sa colère en utilisant un langage moqueur. Ses soupçons effrayants, dont nous lisons quelque chose en Néhémie 2, gagnent du terrain (Néh 2:10). En Néhémie 2, lui et ses alliés se sont déjà fait entendre d’une manière similaire et moqueuse (Néh 2:19). La haine de son cœur cherche et trouve toujours des moyens de s’exprimer. Dans un premier temps, il se contente de seulement les ridiculiser. À mesure que la muraille qui entoure Jérusalem se referme, l’ennemi se met en colère. S’il y a d’abord eu des moqueries frivoles, celles-ci prennent maintenant un caractère de haine.

Face à l’inimitié croissante dont lui et ses compagnons font preuve, le courage et la détermination de Néhémie sont aussi de plus en plus évidents. Nous voyons sa pleine confiance en Dieu et son grand engagement passionné au service de l’Éternel. Aujourd’hui, des hommes semblables à Néhémie sont nécessaires au service du Seigneur. Ceux qui veulent s’engager pour le Seigneur et son peuple doivent compter sur l’opposition. Plus la détermination du serviteur est grande, plus l’opposition est féroce. Satan sait sur qui il dirige ses flèches enflammées : sur toute personne déterminée à obéir au Seigneur et à vivre pour Lui.

34 Les questions moqueuses

34 Et il parla devant ses frères et devant l’armée de Samarie, et dit : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Offriront-ils des sacrifices ? Achèveront-ils en un jour ? Feront-ils revivre les pierres des monceaux de poussière, quand elles sont brûlées ?

L’opposition prend différentes formes et vient aussi de tous les côtés. Il y a donc les moqueries de l’ennemi et, plus tard, les menaces de violence et de ruse. Nous verrons plus loin qu’en plus de l’opposition extérieure, il semble aussi y avoir une opposition intérieure (Néh 4:4 ; Néh 5:1-15) et cela sous forme de découragement.

L’opposition extérieure se manifeste d’abord par des moqueries. L’auteur de la lettre aux Hébreux qualifie la moquerie d’épreuve de la foi : « D’autres encore furent éprouvés par des moqueries » (Héb 11:36). À la première moquerie (Néh 2:19) est attachée l’accusation (infondée) selon laquelle bâtir serait la preuve d’une rébellion contre le roi. Ici, pour la deuxième fois, il y a une moquerie. Cette moquerie se manifeste par cinq questions destinées à ridiculiser l’œuvre. Les questions ne sont pas posées aux bâtisseurs. Ce sont les ennemis qui se posent les questions entre eux. Elles ont un double objectif. D’une part, les ennemis s’encouragent mutuellement par le biais de ces questions provocantes. D’autre part, elles ont pour but de décourager les Juifs qui entendent ce discours.

La première question porte sur la force. C’est ce dont – selon les adversaires – les Juifs manquent complètement. C’est pourquoi on les appelle « ces faibles Juifs ». L’ennemi veut faire croire que les Juifs sont ‘misérables’, ‘flétris’, ‘impuissants’, ‘frêles’, autant de significations contenues dans le mot ‘faible’. Être dépeint de la sorte n’est pas une incitation à poursuivre une œuvre. Que font ces faibles chrétiens ? Que représentent-ils par rapport aux rassemblements de masse qui les entourent ? Sont-ils capables de déblayer les décombres ? Lorsqu’une telle critique s’applique à nous, nous sentons qu’elle ne nous laisse pas indifférents.

La deuxième question implique une menace. Avec cette question, l’ennemi suggère que ce travail doit être arrêté. Ils ne resteront pas les bras croisés alors que la ville leur échappe de plus en plus, au fur et à mesure que la réparation de la muraille progresse.

La troisième question a trait au service sacerdotal des Juifs. Le fait que Dieu soit honoré est une épine dans le pied de l’ennemi. C’est en partie pour cette raison qu’il va concentrer tous ses efforts pour que la ville reste ouverte, accessible à son influence pernicieuse. Cette troisième question est une flèche pour le cœur de Dieu. Le sacrifice, image du Fils de Dieu mort à la croix en honorant Dieu, est aussi inclus dans les moqueries.

La quatrième question porte sur leur patience. Il y a encore tellement de travail à faire. Il ne sera pas terminé ce soir. Il faudra beaucoup de temps pour y arriver. La limite de l’endurance a été atteinte. L’ennemi sent que le peuple est épuisé (Néh 4:4) et réagit en conséquence. Faire remarquer à quelqu’un, en se moquant, le long chemin qu’il lui reste à parcourir alors qu’il est à bout de forces est un moyen efficace pour le paralyser complètement. On peut bloquer un jeune croyant désireux de vivre pour le Seigneur en lui disant constamment qu’il est incapable de persévérer.

La cinquième question porte sur la solidité du matériel. Même s’ils parvenaient à terminer l’ouvrage, il s’avérera que tous leurs efforts auront été vains. Les pierres avec lesquelles ils ont travaillé n’offriront pas la protection escomptée. Une telle remarque est, bien sûr, totalement frustrante et propre à faire jeter l’éponge.

35 La moquerie de Tobija

35 Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres.

Dans ses moqueries, Sanballat est rejoint par Tobija. Un cercle de moqueurs se forme. Les moqueurs impies s’encouragent les uns les autres. Tobija ajoute l’insulte à l’injure en donnant la réponse à la dernière question, soulignant fortement la faiblesse de l’œuvre. Vouloir être une église selon les pensées de Dieu met l’homme religieux et naturel au chômage. L’ennemi ne le veut pas. C’est pourquoi il commence à souligner l’inutilité et le manque de fiabilité de l’œuvre. ‘Vous prétendez être l’église de Dieu ?’ ‘Vous imaginez-vous que vous faites tout conformément à la parole de Dieu ?’

Mais si elle est vraiment aussi faible que le prétend l’adversaire, pourquoi met-il tant d’énergie à s’y opposer ? C’est justement le fait d’attaquer l’œuvre de la foi encore et encore et dans une mesure toujours plus grande qui est la preuve qu’il s’agit d’une œuvre de Dieu. Plus la foi est forte, plus l’opposition est féroce. Le degré de l’opposition est égal au degré de l’œuvre de foi. En s’opposant à une œuvre de Dieu, des parties ennemies s’unissent entre elles (cf. Lc 23:12).

Le renard est un prédateur rusé qui sort la nuit et seul. Il est mentionné plusieurs fois dans la Bible (Jug 15:4 ; Psa 63:11 ; Can 2:15 ; Lam 5:18 ; Ézé 13:4 ; Mt 8:20 ; Lc 9:58 ; 13:32). À l’exception de Matthieu 8:20 (et du texte parallèle en Luc 9:58), le renard est partout désigné négativement. Il est agile et très habile pour attraper sa proie. À première vue, il ne semble pas dangereux, mais il l’est. Le saut léger d’un renard contre une muraille serait bien sûr sans conséquence. Mais l’ennemi veut faire croire que la muraille est si faible que son saut léger fera s’écrouler la muraille tout entière.

Cette tactique de l’ennemi, qui consiste à mettre en avant la faiblesse de l’ouvrage, a pour but de décourager l’ouvrier. Si l’ennemi parvient à persuader l’ouvrier que son travail ne tiendra de toute façon pas, il a réussi. L’ouvrier se rendra compte de sa faiblesse et cessera son travail.

Quiconque veut vivre pour le Seigneur sera confronté à cette tactique de l’ennemi. Son propre mari, sa propre femme ou ses propres enfants peuvent faire des remarques qui ne motivent certainement pas une personne à vivre une vie d’abandon au Seigneur en soulignant toutes sortes de défauts ou de faiblesses de caractères : Tu es trop extrême, ou trop incohérent, tu n’as pas de persévérance, tu es aveugle à la réalité. Le Seigneur connaît cette opposition pour en avoir fait l’expérience (Mc 3:21).

Lorsqu’un chrétien donne son témoignage, l’ennemi lui fera remarquer les discordes entre chrétiens. Il peut souligner que des guerres sont même menées au nom de Dieu. Ou bien il peut souligner la futilité des réunions de prière. Ou encore il soulignera le manque d’organisation, d’argent, de personnes influentes. Le monde juge tout par la taille et les nombres, par des méthodes impressionnantes, par une publicité attrayante. Dès que cette pensée s’enracine dans l’église ou le chrétien, son service est terminé. Si le chrétien pense qu’il doit prouver au monde qu’il est capable de diriger une grande entreprise, Dieu ne peut plus être avec lui.

36 - 37 La prière de Néhémie

36 – Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris dans un pays de captivité ; 37 et ne couvre pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent.

Nous voyons les façons dont Néhémie réagit à l’opposition et à l’agression :
1. il prie (versets 36-37),
2. il poursuit son travail (versets 38 ; Néh 4:9),
3. il encourage ses collaborateurs (Néh 4:8),
4. il prend des précautions (Néh 4:7,10-17).

Si nous sommes confrontés à l’opposition personnellement ou en tant que communauté de foi – et c’est le cas lorsque nous sommes sur le chemin du Seigneur ! – nous avons ici des indices importants pour notre réponse à ces attaques.

Néhémie ne s’oppose pas à eux. Il ne suggère pas non plus à l’ennemi de se concerter pour trouver une solution. Il se tourne vers Dieu (verset 36 ; Néh 4:3). Il affronte la puissance de l’ennemi avec la puissance bien plus grande de la prière. Néhémie est un homme de prière. C’est ce qui soutient son travail (Néh 1:4 ; 2:4). C’est ce qui forme son attitude pendant son travail. Chaque fois, entre chaque tâche, il se réfugie auprès de Dieu.

Dans un travail très prenant, il est bon de nous retirer régulièrement pour chercher Dieu dans la prière. La nature de notre travail n’a pas d’importance. Que nous soyons engagés dans un travail spirituel, un travail dans l’église ou nos occupations terrestres, nous devons inclure Dieu dans tout. Et particulièrement lorsque nous sommes très occupés, nous négligeons souvent de le faire. Toutes sortes de problèmes qui surgissent aux moments les plus imprévisibles peuvent être considérés comme une invitation de Dieu à venir à Lui avec eux.

Néhémie signale à Dieu l’opposition, le mépris. Dieu entend le mépris déversé sur ses ouvriers et compatit avec eux. Néhémie mentionne aussi ce que Dieu doit faire avec eux. Les paroles qu’il utilise montrent peu de pitié. De la part de Jérémie, nous entendons le même genre d’expressions (Jér 12:3 ; 17:18 ; 18:21-23).

Pour comprendre cela, nous devons nous souvenir de l’époque à laquelle Néhémie vit et de la tâche qu’il veut accomplir. Il vit à une époque où il est normal que les Juifs exterminent leurs ennemis. C’est même un commandement de Dieu, qui donne l’exemple (Deu 9:3 ; Jos 8:1-2 ; 10:5-10).

À cause de leur infidélité, ils ne sont désormais plus en mesure de le faire eux-mêmes. C’est donc à juste titre qu’il demande à Dieu de le faire. La raison pour laquelle il demande cela est que les ennemis sont en réalité des adversaires de Dieu. Il est en train d’accomplir un travail pour Dieu. Ceux qui veulent empêcher que cela se produise vont combattre Dieu.

Pour nous, chrétiens, une prière comme celle que Néhémie exprime ici ne convient pas. Nous vivons au temps de la grâce. Lorsque des ennemis nous troublent, nous leur répondons avec l’amour du Seigneur. Notre combat n’est pas contre la chair et le sang, comme celui d’Israël. Il nous est dit que nous prierons pour ceux qui nous persécutent et nous font du mal, et que nous les bénirons (Act 7:60 ; Rom 12:14 ; 1Cor 4:12-13).

38 Le cœur au travail

38 Mais nous avons rebâti la muraille, et toute la muraille fut reliée jusqu’à la moitié ; et le peuple avait le cœur au travail.

Après que Néhémie a déversé son cœur devant Dieu, lui et le peuple continuent de bâtir comme s’il n’y avait pas d’opposition. Ils ne sont pas tentés de parler ou de se plaindre des choses. Le peuple est désireux de travailler. Ils ne travaillent pas parce qu’ils y sont obligés, parce que le fouet frappe. Ils mettent leur cœur au travail. Cela fonctionne de manière beaucoup plus agréable. Quelqu’un qui s’investit dans son travail avec son cœur n’a pas besoin d’être exhorté. Non seulement il voit la nécessité et est donc convaincu de l’importance du travail, mais le travail lui-même lui tient à cœur, il y a de l’amour pour le travail.

Il y a cependant des exceptions (Néh 3:5). Certaines personnes se tiennent à l’écart et commentent depuis leur poste d’observation, mais disparaissent lorsque l’opposition se manifeste. Certains veulent aussi contribuer de manière facile, en évitant les efforts. Ils envoient de l’argent – et insistent pour obtenir un reçu afin de faire valoir leur don comme une déduction fiscale – pensant qu’ils peuvent l’utiliser pour acheter leur service dans le royaume de Dieu. Mais ils n’ont pas le cœur au travail.

Le travail dans et pour l’église n’est pas réglementé par une convention collective. Pourtant, il existe un danger que le travail pour l’église devienne de plus en plus un ‘job’. L’église devient une entreprise avec une direction et une stratégie, des objectifs et des ajustements. On parle d’un produit et d’une part de marché. Chacun se voit assigner une tâche et les heures passées sont comptées. Les gens s’attendent à être récompensés pour leurs performances. Peut-être pas tellement sous forme d’argent, mais au moins sous forme d’appréciation.

Cette attitude est étrangère au Seigneur Jésus. Il dit : « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille » (Jn 5:17). Son cœur est prêt à travailler à chaque seconde. Il est l’exemple à suivre pour tout chrétien. Nous ne pouvons nous consacrer aux autres de manière désintéressée et avec un cœur plein d’amour que si nous regardons à Lui. Le travail n’est alors plus un fardeau mais une joie.

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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