Malachie

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Malachie 3

La tiédeur spirituelle

1 Le messager vient, et le Seigneur aussi 2 - 4 Affiner et purifier 5 L’Éternel, un témoin rapide 6 L’Éternel n’a pas changé 7 Appel de revenir et réaction à cet appel 8 - 9 Frustrer Dieu 10 Éprouvez-moi 11 - 12 Être béni et être une bénédiction 13 - 15 Servir Dieu est en vain 16 - 17 Ceux qui craignent l’Éternel 18 La distinction sera visible 19 Le jour de l’Éternel vient dans le feu 20 - 21 Le soleil de justice se lève 22 Moïse 23 - 24 Élie

1 Le messager vient, et le Seigneur aussi

1 Voici, j’envoie mon messager, et il préparera le chemin devant moi ; et le Seigneur que vous cherchez viendra soudain à son temple, et l’Ange de l’alliance en qui vous prenez plaisir, – voici, il vient, dit l’Éternel des armées.

Voici la réponse à la question provocante posée à la fin du chapitre précédent : « Où est le Dieu du jugement ? » (Mal 2:17). Malachie annonce que l’Éternel envoie son messager, son héraut, pour préparer la venue du Dieu du jugement. Ce messager n’est ni Malachie ni Élie, mais Jean le baptiseur. Nous le savons grâce aux citations de ce verset dans les Évangiles en rapport avec Jean le baptiseur (Mt 11:10 ; Mc 1:2 ; cf. Ésa 40:3-5).

Dans la citation de Marc 1, il apparaît clairement que le Seigneur Jésus, pour qui le chemin doit être préparé, est vu dans sa divinité, c’est-à-dire comme l’Éternel (Mc 1:2). Il est écrit « devant ta face » – « ta face » désigne le Seigneur Jésus – et ici, dans Malachie, il est dit que l’Éternel dit « devant moi », c’est-à-dire l’Éternel. La préparation du chemin par Jean se fait dans le cœur des hommes, afin que l’Éternel puisse entrer dans leur cœur. Il s’agit d’éliminer la rébellion contre Dieu par la prédication de la conversion. Jean est le précurseur de l’humble Homme Jésus, qui n’est autre que l’Éternel, Dieu Lui-même.

Malachie ne parle pas ici de la venue du Seigneur Jésus dans l’humiliation. Il passe directement de l’annonce du précurseur à la venue du Seigneur à son temple. Cette venue aura lieu au temps de la fin et se produira soudainement. Alors viendra « le Seigneur », Adonai, le souverain Dominateur. Dans ce verset, la première et la seconde venue se côtoient (cf. Ésa 61:1-3). Jean le baptiseur a annoncé sa première venue. Mais lorsqu’Il est venu, Il a été rejeté. Il est maintenant dans le ciel, attendant l’ordre de Dieu de revendiquer la terre (Psa 2:8). Il viendra alors dans la puissance et la majesté.

Les contemporains de Malachie cherchent l’Éternel dans sa majesté. Ils attendent un Messie qui fera d’eux la tête des nations. C’est uniquement pour cette raison qu’ils trouvent leur joie en Lui. Mais ils seront déçus. Ils révèlent un esprit différent de celui qui s’exprime au Psaume 143 : « Et n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi aucun homme vivant ne sera justifié » (Psa 143:2). Il viendra certainement, soudainement, mais pour juger tous ceux qui vivent méchamment. Il vient en tant qu’« Ange de l’alliance » (cf. Ésa 63:9 ; Exo 23:20,23). Il remplit toutes les conditions de l’alliance, y compris le jugement de ceux qui ont rompu l’alliance.

Le verset se termine en réaffirmant qu’Il vient. C’est une confirmation d’une vérité qui doit faire forte impression et conduire à la sanctification et à l’attente. Nous aussi, nous attendons la venue du Fils de Dieu. Nous L’attendons des cieux. Il vient d’abord pour prendre auprès de Lui les croyants de l’église et les croyants de l’Ancien Testament (1Th 4:16-17). Ensuite, Il vient sur la terre avec les siens (1Th 4:14). Si nous vivons dans cette perspective et cette attente, cela a un effet purificateur sur notre vie (1Jn 3:3).

2 - 4 Affiner et purifier

2 Mais qui supportera le jour de sa venue, et qui subsistera lorsqu’il se manifestera ? Car il est comme un feu d’affineur, et comme la potasse des foulons. 3 Et il s’assiéra [comme] celui qui affine et purifie l’argent ; et il purifiera les fils de Lévi, et les affinera comme l’or et comme l’argent, et ils apporteront à l’Éternel une offrande en justice. 4 Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à l’Éternel, comme aux jours anciens, et comme aux années d’autrefois.

Le peuple aspire à la venue de l’Éternel, mais qui pourra supporter son jour (verset 2 ; cf. Am 5:18) ? Quand Il vient, ce sera pour juger le mal – dont le feu est le symbole – et pour l’éliminer d’Israël, afin que son peuple soit purifié (Zac 13:8-9). Nous trouvons ici le baptême de feu dont parle Jean le baptiseur (Mt 3:11-12). Le bois, le foin et le chaume, qui représentent entre autres les incrédules, périront par lui (1Cor 3:12-15).

Malachie utilise deux images pour la purification : le feu et la potasse ou le savon. Le feu sert à purifier les métaux et la potasse ou le savon à purifier les vêtements. Le feu nous purifie intérieurement. Les vêtements ont trait à notre comportement, à notre apparence. Le Seigneur Jésus n’avait pas besoin de cela. Tout est rendu conforme à Lui, d’une blancheur éclatante comme Lui-même est blanc.

Le fondeur, c’est-à-dire le Seigneur Jésus, enlève la mousse après avoir chauffé l’argent, ce qui l’affine (verset 3). Il n’est satisfait de la pureté de l’argent que lorsqu’Il voit son propre visage se refléter dans l’argent. La purification a pour but de nous rendre conformes à lui (2Cor 3:18 ; 1Jn 3:2).

« Il s’assiéra » lorsqu’Il sera occupé à ce processus avec les siens. Cela indique le repos, le soin et l’attention. Ce n’est pas un travail volatile. Cela ne se fait pas à la hâte. Il surveille de près la température du feu et veille à ce que nous ne soyons pas tentés au-delà de ce que nous pouvons supporter, « mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1Cor 10:13).

Les fils de Lévi doivent être purifiés et affinés. Ils sont mentionnés parce qu’ils doivent apporter les sacrifices. Ils seront purifiés des péchés mentionnés dans les chapitres précédents. Ils peuvent alors apporter « à l’Éternel une offrande en justice », c’est-à-dire en accord avec la justice de Dieu (verset 4). Ils pourront apporter les bons sacrifices, de la bonne manière et dans la bonne disposition. Il n’y a plus d’injustice dans leur cœur et dans leurs actes.

C’est un sacrifice commémoratif, qui est apporté dans le royaume de paix (Ézéchiel 40-46). Il rappelle les jours d’autrefois, les jours anciens, ceux de Moïse, de David et de Salomon. Sous la direction de ces hommes, les Israélites ont apporté des sacrifices que l’Éternel a acceptés avec plaisir. L’Israël renouvelé, purifié et affiné aura l’esprit de foi et de consécration qui caractérisait aussi ces jours-là.

Pour purifier l’église, le Seigneur Jésus utilise l’eau de la Parole (Éph 5:26). Dieu utilise la discipline pour sanctifier ses enfants et leur permettre ainsi de participer à sa sainteté (Héb 12:10). Les épreuves sont aussi utilisées pour purifier notre foi, notre confiance en Dieu, afin que nous soyons dignes de la gloire de Christ à sa venue (1Pie 1:6-7 ; Job 23:10 ; Psa 66:10 ; Pro 17:3 ; Ésa 4:4).

5 L’Éternel, un témoin rapide

5 Et je m’approcherai de vous en jugement, et je m’empresserai de témoigner contre les magiciens et contre les adultères, et contre ceux qui jurent faussement, et contre ceux qui oppriment l’ouvrier quant à son salaire, [ou] la veuve et l’orphelin, et qui portent atteinte [au droit] de l’étranger, et ne me craignent pas, dit l’Éternel des armées.

Des jours futurs de purification et de bénédiction, Malachie revient à la situation de son époque. Le jugement ne frappera pas seulement les méchants dans l’avenir, mais aussi actuellement. Le mal doit être jugé par le Dieu saint. Il agira comme un juge rapide et scellera son jugement par son témoignage.

1. Les premiers à entendre son jugement sont « les magiciens » (Exo 22:17). Ils rejettent la vérité de Dieu et consultent le père du mensonge, le diable.

2. Ensuite, il juge d’autres formes de mal, le mal dirigé contre le prochain. Les « adultères » commettent un grand péché. Ils ignorent le plan de Dieu pour le mariage tel qu’Il l’a institué lors de la création. Leur comportement est une attaque contre la relation entre Dieu et son peuple terrestre et entre Christ et l’église.

3. « Ceux qui jurent faussement » sont ceux qui commettent un parjure. Ils invoquent Dieu lorsqu’ils commettent une injustice et associent ainsi son nom au péché. Lorsque Dieu est ainsi mis de côté ou présenté sous un jour défavorable, les conséquences sont aussi catastrophiques pour les relations entre les hommes.

4. Ce sont des gens « qui oppriment l’ouvrier quant à son salaire ». Ils ont utilisé les services d’une personne, mais refusent de lui verser son salaire. Ils sont aussi en position de commettre ce mal.

5. Ils ne se soucient pas de « la veuve et l’orphelin, et […] portent atteinte [au droit] de l’étranger », mais ils détournent le droit pour exploiter ces groupes socialement vulnérables. Ils ne partagent pas la sollicitude particulière que Dieu leur porte.

Toutes ces formes de mal, toutes ces actions méchantes, existent parce qu’il n’y a pas de crainte de Dieu. Les méchants mentionnés ont en commun le fait qu’ils ne craignent pas Dieu. Et pourtant, Dieu est « l’Éternel des armées ». C’est Lui qu’ils ont affaire et c’est Lui qui les jugera.

6 L’Éternel n’a pas changé

6 Car moi, l’Éternel, je ne change pas ; et vous, fils de Jacob, vous n’êtes pas consumés.

Les hommes peuvent changer, mais Dieu ne change pas (Jac 1:17b). Il reste toujours le Même (Héb 13:8). Cela vaut pour toutes ses propriétés divines, aussi son amour pour son peuple (Mal 1:2). Il ne détruira pas ceux qui craignent Dieu parmi son peuple. Parce qu’Il ne change pas et qu’Il tiendra ses promesses, Israël n’est pas consumé.

Il parle ici de son peuple comme des « fils de Jacob ». Cela fait référence au peuple dans ses voies souvent infidèles. Combien de fois ont-ils changé, et pourtant ils n’ont pas consumés. Malgré toute leur infidélité, Dieu les a guidés et amenés dans le pays qu’Il avait promis à leurs pères.

Dans ce pays, ils ont commis le plus grand crime de tous les temps en crucifiant le Fils de Dieu, qui était venu vers eux avec amour. Ils ont été sévèrement punis pour cela, mais Dieu ne les a pas exterminés. Il a toujours gardé un reste en vie. Dans un avenir proche, son peuple traversera une grande tribulation. Beaucoup périront dans cette grande tribulation, mais un reste se repentira et se convertira. Il leur montrera qu’Il n’a rien changé à ses promesses et qu’Il les accomplira à la lettre (Psa 89:35 ; Deu 4:31 ; Psa 106:45).

7 Appel de revenir et réaction à cet appel

7 Dès les jours de vos pères, vous vous êtes détournés de mes statuts, et vous ne les avez pas gardés. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées. Et vous dites : “En quoi retournerons-nous ?”

Le fait que Dieu accomplira ses plans malgré l’infidélité de son peuple ne dispense pas celui-ci de l’obligation de revenir à Dieu. Les plans de Dieu et la responsabilité de l’homme ne s’excluent pas mutuellement, mais se complètent. Malachie rappelle au peuple depuis combien de temps il s’est égaré des statuts de Dieu et ne les a pas respectées.

Toutes les générations qui les ont précédés ont été infidèles, et ceux qui constituent la nouvelle génération suivent la même voie. L’Éternel les appelle à revenir à Lui. Alors Il reviendra à eux. Il a dû se détourner d’eux à cause de leurs péchés, mais Il se tournera à nouveau vers eux s’ils confessent leurs péchés et cessent de les commettre.

Cependant, le peuple ne voit aucune raison de revenir, pour la simple raison qu’il estime ne pas s’être égaré. Ils sont prêts à répondre. Sa réponse est à nouveau insolente : ‘Revenir ? En quoi ? Ne sommes-nous pas des membres honnêtes et respectueux de ton peuple ? Tes prophètes font tout un foin au sujet du repentir et de la conversion. Pourquoi sommes-nous tombés en disgrâce ?’

Le peuple répond à la confrontation avec son injustice par des questions évasives. Il insulte aussi le prophète ou le met au défi d’être plus clair, de donner plus de détails. C’est ainsi que réagissent les gens lorsqu’ils ne sont pas disposés à affronter la vérité. L’appel à revenir stimule leur fierté et les amène à se demander en quoi ils doivent revenir. Cela prouve à quel point ils sont insensibles à ce qui est péché. La réponse se trouve dans les versets suivants.

8 - 9 Frustrer Dieu

8 Un homme frustrera-t-il Dieu ? Toutefois, vous me frustrez, et vous dites : “En quoi te frustrons-nous ?” Dans les dîmes et dans les offrandes élevées. 9 Vous êtes chargés de malédiction, et vous me frustrez [toujours], [vous], la nation tout entière.

Dieu répond à leur question sur ce qu’ils doivent faire pour revenir avec une question qui contient la réponse (verset 8). La réponse est qu’il est bien sûr impossible de frustrer Dieu. Pourtant, Dieu pose cette question, car Il veut ainsi attirer leur attention et les faire réfléchir. D’une certaine manière, ils frustrent (ou : dépouillent, selon la traduction néerlandaise de la Bible) Dieu, en effet, et c’est en Lui refusant quelque chose. Il dit avec insistance : « Toutefois, vous me frustrez [ou : vous me dépouillez !] »

Une fois de plus, la réaction insolente consiste à vouloir prouver cette accusation. Dieu doit prouver de quoi ils Le dépouillent. La réponse vient immédiatement. Ils le dépouillent « dans les dîmes et dans les offrandes élevées ». Ils désobéissent à ce qu’Il a dit à ce sujet dans sa Parole. Il y parle souvent du don des dîmes, qui sont aussi de différents types (Lév 27:30-33 ; Nom 18:26-28 ; Deu 12:17-18 ; 14:28-29).

Si le peuple ne donne pas la dîme, les Lévites et les sacrificateurs, qui vivent de la dîme, ne peuvent pas aussi faire leur travail et doivent chercher un autre travail pour gagner leur vie (Néh 13:10-13). L’offrande élevée est aussi une partie de la nourriture du sacrificateur (Exo 29:27-28 ; Lév 7:34 ; 10:14-15 ; Nom 5:9). Si l’offrande élevée n’est pas apportée, ils manquent de nourriture.

Quand les Lévites doivent trouver un autre travail par manque de revenus, cela se fait aussi au détriment de leur service à Dieu. Dieu est ainsi dépouillé de leur service. Le fait de ne pas apporter les dîmes touche aussi les veuves et les orphelins. Dieu a décidé qu’ils devaient recevoir les dîmes pour subvenir à leurs besoins (Deu 26:12). Quiconque dépouille Dieu, c’est-à-dire celui qui Lui refuse ce à quoi Il a droit, cause beaucoup de mal.

Quiconque frustre ou dépouille Dieu ne reçoit pas de bénédiction, mais une malédiction (verset 9). Le peuple est dans une situation misérable. Il gémit sous le poids de la malédiction (Mal 2:2). Dieu en indique ici la cause. Ils Le frustrent, dépouillent, et continuent à le faire. Et ce n’est pas seulement la seule personne qui agisse ainsi. Non, c’est « la nation tout entière » qui se rend coupable. Mais ils refusent de reconnaître que la malédiction qui les frappe est de leur propre faute.

10 Éprouvez-moi

10 Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison, et éprouvez-moi par ce moyen, dit l’Éternel des armées, si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez [de place].

La situation n’est pas désespérée. Dieu donne une indication qui est un défi pour la foi. Il leur demande d’apporter « toutes les dîmes », et non seulement une partie de leurs revenus, « à la maison du trésor » du temple. Alors, il y aura « de la nourriture dans ma maison », c’est-à-dire que les sacrificateurs et les Lévites qui servent dans le sanctuaire auront alors de quoi manger.

S’ils acceptent, Il leur accordera une bénédiction abondante. Mais cela doit se faire selon ses conditions. S’ils veulent que Dieu ouvre son grenier, ils doivent d’abord ouvrir leur grenier pour en prélever les dîmes. Ces dîmes doivent être apportées dans « ma maison », c’est-à-dire le temple (Néh 10:38 ; 13:12 ; 2Chr 31:10).

Nous pensons souvent que Dieu doit d’abord nous donner l’abondance et que nous pourrons ensuite donner. Mais Dieu dit : ‘Apportez d’abord toutes les dîmes à la maison du trésor. Si vous le faites, vous verrez ce que Je fais.’ Il ouvrira alors « les écluses des cieux » pour verser sur eux des bénédictions en si grande quantité qu’il n’y aura pas assez de greniers pour les contenir.

Il veut dire par là qu’Il donnera une pluie abondante qui permettra au pays de produire une moisson abondante. L’abondance sera telle qu’ils n’auront pas assez de greniers pour la stocker (cf. Deu 28:12). Il peut aussi accomplir cette parole en pourvoyant son peuple de nourriture d’une manière particulière, comme lors du merveilleux sauvetage de Samarie (2Roi 7:2,19).

Si nous donnons d’abord à Dieu sa part, Il nous donne ce qu’Il a, et c’est beaucoup plus que ce que nous Lui avons donné. Nous en voyons un exemple dans ce qu’Élie dit à la veuve de Sarepta. La femme n’a plus qu’un peu de farine et un peu d’huile, juste assez pour un dernier repas pour elle et son fils. Pourtant, Élie demande à la femme de lui faire d’abord une petite galette avec ce qu’il lui reste. Il ajoute qu’elle pourra ensuite préparer quelque chose pour elle et son fils. La femme fait cela. Sa foi est richement récompensée, car « la farine dans le pot ne s’épuisa pas, et l’huile dans la cruche ne manqua pas » (1Roi 17:13,16).

Dieu répond à notre confiance en lui par des bénédictions abondantes. Nous ne vivons « pas sous [la] loi, mais sous [la] grâce » (Rom 6:14). Mais nous ne devons pas en conclure que ‘donc’ peu importe ce que nous donnons. Dieu se contenterait-Il maintenant de deux ou trois pour cent au lieu de dix pour cent ? Ceux qui pensent ainsi ont peu compris de la véritable position chrétienne, de l’amour qui est l’accomplissement de la loi (Rom 13:10).

Sans aucun ordre, les premiers chrétiens de Jérusalem ne donnent pas dix pour cent, mais cent pour cent (Act 2:45). L’amour ne nous incitera-t-il pas à donner non pas le moins possible, mais autant que possible ? La contrainte découle d’une loi, l’amour donne avec gratitude et joie ce qu’il peut, et y trouve une joie particulière dans la communion avec Dieu, le grand donateur (2Cor 9:7,15).

Dans la mesure où le croyant jouit de la prospérité (1Cor 16:2), l’Éternel attend de lui un don généreux pour son œuvre et pour les saints dans le besoin. Pourquoi est-il écrit : « N’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens » (Héb 13:16) ? Parce que nous avons tendance à les oublier, puis à piocher à la hâte et au hasard dans notre portefeuille. Voyons voir s’il nous reste quelque chose. Combien de fois nous contentons-nous de donner à Dieu nos restes. Cela vaut pour nos biens et aussi pour notre temps.

Ce qui suit s’applique aussi à nous : « Honore l’Éternel de tes biens et des prémices de tout ton revenu » (Pro 3:9). Tout ce que nous avons Lui appartient. Après tout, Christ nous a rachetés pour Dieu par son sang (1Cor 6:20 ; Apo 5:9). Cela concerne notre corps et tout ce que nous possédons. Nous Le dépouillons lorsque nous vivons pour nous-mêmes et utilisons nos biens pour nous-mêmes. Doit-Il aussi nous dire : ‘Regarde ton compte en banque. À qui appartient cet argent ? Que veux-tu en faire ?’ Le chrétien ne regarde pas ce dont il peut se passer, mais demande au Seigneur ce qu’il peut dépenser pour lui-même, car tout Lui appartient.

11 - 12 Être béni et être une bénédiction

11 Et je réprimanderai en votre faveur celui qui dévore, afin qu’il ne détruise pas pour vous le fruit du sol, et que, pour vous, la vigne ne soit pas stérile, dans la campagne, dit l’Éternel des armées. 12 Et toutes les nations vous déclareront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l’Éternel des armées.

S’ils éprouvent l’Éternel, non seulement Il leur donnera des bénédictions en abondance, mais Il veillera aussi à ce qu’il n’y ait plus de destruction dans le pays (verset 11). Il enlèvera le jugement et mettra fin à l’avancée de celui qui dévore, afin qu’elle ne détruise plus les fruits de la terre et les fruits des arbres. Dieu a autorité sur toutes les créatures ; il les appelle et les envoie où Il veut, aussi vers son peuple si nécessaire. Il peut également y mettre fin lorsqu’elles ne sont plus nécessaires.

En conséquence, « toutes les nations » les « déclareront heureux » (verset 12). En revenant à l’Éternel, ils recevront non seulement des bénédictions, mais ils seront aussi une bénédiction pour les autres. Ils seront « un pays de délices ». La manifestation de la faveur de Dieu sera si riche que les pays voisins les déclareront heureux.

Ces promesses sont basées sur le principe de l’Ancien Testament selon lequel Dieu accorde sa bénédiction si le peuple Lui obéit, tout comme Il lui inflige sa malédiction s’il Lui désobéit (Deu 28:15). Leur séjour dans le pays, leur absence de maladie, la jouissance des bénédictions terrestres sous toutes leurs formes, tout cela dépend de leur comportement vis-à-vis du statut et des prescriptions qu’ils ont reçus de Dieu. Ils s’y sont aussi engagés (Exo 19:8 ; 24:3,7).

13 - 15 Servir Dieu est en vain

13 Vos paroles ont été fortes contre moi, dit l’Éternel ; et vous dites : “Qu’avons-nous dit contre toi ?” 14 Vous dites : “C’est en vain qu’on sert Dieu ; et quel profit y a-t-il à ce que nous nous acquittions de la charge qu’il nous a confiée, et que nous marchions dans le deuil devant l’Éternel des armées ? 15 Et maintenant, nous tenons pour heureux les orgueilleux ; ceux même qui pratiquent la méchanceté sont établis ; même ils tentent Dieu et sont délivrés.”

Au verset 13, nous sommes de retour à l’actualité des jours de Malachie. L’Éternel a une nouvelle accusation contre eux. Il rappelle à son peuple les paroles qu’ils ont prononcées contre Lui. Ces paroles montrent qu’ils se comportent de manière effrontée, dure et rebelle, voire agressive. La résistance contre Dieu s’intensifie.

Et une fois de plus, ils réagissent par une objection effrontée, demandant à l’Éternel de leur montrer ce qu’ils ont dit contre Lui entre eux. Ils ne ressentent absolument rien de ce que Dieu leur reproche. Ils sont dépourvus de toute piété. Rien en eux n’est en harmonie avec Dieu. Et dire que nous avons ici affaire à des membres du peuple de Dieu.

L’Éternel leur dit en quoi consistent leurs propos entre eux (verset 14). Leur audace se manifeste dans leur affirmation : « C’est en vain qu’on sert Dieu. » Or, c’est précisément cela, la vie de l’homme. Servir Dieu est le privilège et le devoir de la créature et lui donne le vrai sens et le but de sa vie. Mais ils ne sont pas d’accord avec cela. Selon eux, servir Dieu ne rapporte rien, car ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, à savoir la prospérité matérielle.

Eh bien, si tel est le cas, tu peux mieux cesser de Le servir. Pourquoi accompliraient-ils leur tâche pour Lui s’Il ne les récompense pas ? C’est ainsi qu’ils parlent entre eux. Au lieu de s’encourager mutuellement à accomplir fidèlement leur tâche pour l’Éternel, ils s’incitent les uns les autres à renoncer à leur fidélité envers Lui. Ils se plaignent de n’avoir rien gagné avec leur religion. Au contraire, ils souffrent de la pauvreté et du chagrin.

Aussi marcher « dans le deuil » n’aide en rien, constatent-ils. Observer des jours de jeûne, se priver de nourriture, n’apporte aucun bénéfice non plus. Et c’est pour cela que l’on accomplit ses obligations religieuses, n’est-ce pas ? On attend quelque chose en retour. Ils font ce que Dieu demande, donc Dieu devrait en être très heureux et leur donner la prospérité. Mais regardez dans quel état ils se trouvent. Rien que de la misère.

Ce qu’ils ne voient pas, c’est que le problème vient d’eux et non de Dieu. Ils ne se rendent pas compte qu’ils ne servent Dieu qu’en apparence et qu’ils sont corrompus à l’intérieur. Dieu voit le cœur, et celui-ci ne bat pas pour Lui. Ce qu’Il cherche, ce sont des cœurs brisés et repentants, et non des vêtements déchirés ou noirs (Jl 2:13).

Ils en ont fini avec Dieu. « Et maintenant », tu peux mieux être orgueilleux (verset 15). Ce sont ces gens-là qui réussissent dans le monde. Ils prospèrent et même s’ils mettent Dieu à l’épreuve – ici dans le sens de Le défier avec arrogance –, ils ne sont pas punis, mais s’en tirent. La vie dans le monde est bien meilleure que celle d’un chrétien qui fait de son mieux pour satisfaire Dieu. Si tu veux vivre pour Dieu, tu n’auras que des problèmes. C’est ainsi que se sont exprimés de nombreux soi-disant chrétiens.

16 - 17 Ceux qui craignent l’Éternel

16 Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom. 17 Et ils seront à moi, mon trésor particulier, dit l’Éternel des armées, au jour que je ferai ; et je les épargnerai comme un homme épargne son fils qui le sert.

Dans les trois versets précédents, Dieu révèle qu’Il sait ce que les méchants disent les uns des autres à son sujet. Il en prend connaissance (cf. Jér 8:6). Au verset 16, nous lisons qu’Il sait aussi ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre à son sujet. Parmi les rebelles mentionnés dans les versets précédents, seules personnes se connaissent et discutent entre eux. L’Éternel se joint à eux. Il trouve sa joie en eux, aussi peu nombreux soient-ils.

Au milieu de toutes ces fanfaronnades, il y a un reste qui ne se vante pas de ses propres capacités, mais qui parle beaucoup de l’Éternel. Ils Le craignent, ils Le respectent profondément. Au lieu de s’inciter mutuellement à devenir infidèles à un Dieu qui se montre si difficile, ils s’encouragent les uns les autres. Ils se rappellent mutuellement qu’Il les observe et les écoute. Ce reste Lui fait confiance, malgré toutes les épreuves. Nous les voyons par exemple en Luc 1-2, juste avant et juste après la naissance du Seigneur Jésus, en Zacharie et Élisabeth, Joseph et Marie, les bergers, Siméon et Anne.

De nos jours aussi, le Seigneur connaît tous ceux qui Lui restent fidèles au milieu d’une chrétienté apostate. Nous ne le voyons généralement pas dans les rassemblements de masse, mais dans les contacts personnels. Nous ne devons pas penser, comme Élie, que nous sommes les seuls à être restés. Le Seigneur prend note de tout ce que quelqu’un dit de Lui pour encourager un autre à Lui rester fidèle.

C’est parler à la manière des hommes quand il est dit que tout est écrit dans un « livre du souvenir » (cf. Est 6:1-2 ; Psa 56:9). Dieu n’a pas besoin de ce livre. Le livre sert à nous donner de l’intelligence quant à la valeur qu’Il accorde à ce que nous disons à son sujet. C’est « pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom ». Le respect pour Lui se manifeste par la haute estime de son nom. Son nom est l’expression de son Être, de qui Il est. La haute estime de son nom ne se manifeste pas tant par ce qui est dit à propos de ce nom, mais par le fait de le méditer jour et nuit (Psa 1:2). Penser à son signifie avoir une si haute estime pour ce nom qu’il occupe entièrement le cœur et les pensées.

Ne pas renier son nom est aussi, au temps de la fin où nous vivons, l’une des caractéristiques de ceux qui Lui restent fidèles au milieu du déclin général (Apo 3:8). Penser à son nom signifie que nous L’honorons pour ce qu’Il est. Nous pouvons vivre cela de manière particulière lorsque nous nous réunissons en tant qu’église. Le Seigneur Jésus dit que même si seulement deux ou trois se réunissent à son nom, Il est au milieu d’eux (Mt 18:20). Dans la parole de Dieu, le temps de la fin n’est pas associé à des rassemblements massifs et à des signes et miracles impressionnants, mais à de petits groupes.

L’Éternel parle des croyants qui forment ce reste à partir de la joie de ce qu’ils seront pour Lui (verset 17). Ils sont pour Lui « mon trésor particulier » (Exo 19:5 ; Deu 7:6 ; 14:2 ; 26:18). Nous y entendons qu’ils sont précieux pour Lui, qu’ils sont un trésor particulier (Ésa 62:3). Son regard et son cœur se tournent vers eux.

Il l’exprimera ouvertement « au jour que je ferai », c’est-à-dire le jour de sa venue. Alors, ils brilleront comme un trésor pour Lui face aux méchants. Aujourd’hui, ils sont encore cachés, mais alors, ils seront révélés avec Lui dans la gloire (Mt 13:43).

Ils seront épargnés et ne périront pas dans les jugements, car ils sont en relation avec Lui comme un fils qui sert fidèlement son père. C’est son appréciation de leur consécration envers Lui, malgré toutes les oppositions. Il peut les épargner parce qu’Il n’a pas épargné le Fils, son propre Fils, qui L’a servi parfaitement (Rom 8:32).

18 La distinction sera visible

18 Alors vous reviendrez, et vous ferez la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas.

Les différences entre les membres justes et méchants du peuple de Dieu ne sont actuellement appréciées que par Dieu. Les méchants ont encore le pouvoir. Le moment viendra où cette distinction sera vue et reconnue par tous. Cela se produira au jour que l’Éternel fera (verset 17).

Les infidèles ont reproché à Dieu qu’il est en vain de Le servir (versets 14-15). Au jour que l’Éternel fera, ils verront clairement la différence, à leur grande honte et à leur grand déshonneur. Ils devront alors admettre que Dieu est juste. Ils verront alors qui a vraiment vécu pour Lui et devront le reconnaître et admettre qu’ils ont eux-mêmes été méchants. L’explication détaillée se trouve dans les versets suivants.

19 Le jour de l’Éternel vient dans le feu

19 Car voici, le jour vient, brûlant comme un four ; et tous les orgueilleux, et tous ceux qui pratiquent la méchanceté seront du chaume, et le jour qui vient les brûlera, dit l’Éternel des armées, de manière à ne leur laisser ni racine, ni branche.

Le jour qui vient est le jour de l’Éternel, c’est-à-dire la période pendant laquelle Christ revendiquera et exercera son règne sur le monde. Alors, ‘le jour de l’homme’ (1Cor 4:3), c’est-à-dire la période pendant laquelle l’homme a tout pouvoir, le temps dans lequel nous vivons, sera révolu. Le jour de l’Éternel viendra « brûlant comme un four », ce qui signifie que ce jour sera marqué par le jugement. « Brûlant comme un four » indique l’intensité du feu, sa chaleur, et montre la grandeur de la vengeance de Dieu (2Th 1:7-8).

Les orgueilleux, qui sont tenus pour heureux par les membres infidèles du peuple de Dieu (Mal 3:15), et les méchants du peuple lui-même, ne seront plus que du chaume dans le feu ardent du jugement de Dieu. C’est tout ce qui restera de leur orgueil tant vanté. Le contraste entre ce qu’ils s’imaginent dans leur vie sans Dieu et ce qu’ils sont lorsque le feu du jugement de Dieu s’abattra sur eux ne pourrait être dépeint de manière plus dramatique.

Une fois de plus, Malachie dit que le jour qui vient les embrasera. « Notre Dieu est un feu consumant » (Héb 12:29). Il juge radicalement tous ceux qui se sont rebellés contre Lui. Il ne reste rien d’eux sur la terre. « Ni racine, ni branche » ne sont laissées. Ce sont les deux extrémités de l’arbre : la racine profondément enfoncée dans le sol et la branche haut dans les airs. Si la racine est détruite, rien ne peut plus pousser. Si la branche est détruite, elle ne peut aussi prendre racine. Le jugement est total. Dieu ôtera toutes les scandales de son royaume et les jettera dans la fournaise de feu (Mt 13:41-42).

Il s’agit ici de l’apparition du Seigneur Jésus sur la terre et non de sa venue pour l’église en l’air. Aucun incrédule ne sera témoin de cette dernière. Lorsqu’Il apparaîtra sur la terre, ce sera avec l’église.

20 - 21 Le soleil de justice se lève

20 Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes ; et vous sortirez, et vous prospérerez comme des veaux à l’engrais. 21 Et vous foulerez les méchants, car ils seront de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je ferai, dit l’Éternel des armées.

Nous voyons dans ces deux versets l’énorme contraste entre ce qui attend les méchants et ce qui attend les croyants. Une fois encore, il est question ici de la crainte du nom de l’Éternel (verset 2 ; verset 16). Sur la terre, ils ont souffert pour ce nom, mais quand le Seigneur Jésus vient, la situation changera complètement pour eux.

Après la nuit sombre de la grande tribulation, Il vient comme le soleil de justice et apporte la lumière, la chaleur, la liberté, la joie et la santé (cf. Ésa 60:2 ; Psa 84:12a ; Lc 1:78-79). « Il sera comme la lumière du matin quand le soleil se lève, un matin sans nuages » (2Sam 23:4a). Le soleil est le symbole de la domination sur le jour (Gen 1:16). Ainsi, le jour de l’Éternel est caractérisé par sa domination.

Les rayons du soleil sont comparés à des ailes sous lesquelles se trouve la guérison. Quand le Seigneur Jésus vient, Il jugera les ennemis de son peuple, tout en apportant la guérison à son peuple. Il guérira toutes les blessures infligées à son peuple. Ce sera un peuple en bonne santé, tant physiquement que spirituellement. Il réparera tout. Il apportera le pardon et la guérison (Psa 103:3).

Son apparition mettra fin à la cachette forcée par crainte du règne de terreur de l’Antichrist. Les croyants sortiront de leurs cachettes. Ils « prospéreront comme des veaux à l’engrais » qui sortent de l’étable après l’hiver pour profiter de la liberté et de la chaleur du soleil. C’est l’image du printemps.

Les croyants seront aussi utilisés par le Seigneur Jésus pour exécuter le jugement sur les méchants (verset 21). Ceux qui ont d’abord été foulés fouleront maintenant ceux qui les ont foulés. Ce sera un renversement de la situation antérieure (cf. 2Th 1:6-7).

Il apparaît clairement ici que quand Christ vient, Il n’entrera pas dans un monde qui l’accueillera à bras ouverts. Il ne viendra pas dans un monde qui aura été conquis pour lui par l’évangile. Car alors, il n’y aurait plus de méchants à fouler.

22 Moïse

22 Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, que je lui ai prescrite en Horeb pour tout Israël, – des statuts et des ordonnances.

Malachie commence ses paroles finales. Il lance un dernier appel au peuple. En tant que dernier auteur de l’Ancien Testament, il s’associe au premier auteur de la Bible, Moïse. Plus de 1200 ans les séparent. Comme ils sont tous deux guidés par le même Esprit, il n’y a aucune différence d’opinion entre eux. Comme aucun prophète n’apparaîtra pendant 400 ans jusqu’à ce que Jean le baptiseur commence à prêcher, le peuple de Dieu dépendra d’autant plus de la parole de Dieu transmise par Moïse.

Malachie appelle le peuple à s’en souvenir. Ils doivent relire et respecter la loi de Moïse que Dieu ne lui a pas donnée, mais « prescrite ». Un retour à la parole de Dieu est la seule possibilité de rétablissement. Cela vaut pour tous les temps, aussi pour nous aujourd’hui (cf. Ésa 8:20).

Dieu a prescrite la loi « en Horeb pour tout Israël ». Le souvenir de la loi de Moïse est le souvenir du fondement immuable de son alliance avec eux. Leur sécurité, et la nôtre aussi, réside dans l’obéissance à la parole de Dieu. Nous avons besoin de la Parole immuable. Si nous l’oublions, nous devons y être ramenés.

23 - 24 Élie

23 Voici, je vous envoie Élie, le prophète, avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. 24 Et il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne et ne frappe le pays de malédiction.

Dans le verset précédent, Moïse est présenté comme le législateur. Dans ces deux derniers versets, nous voyons Élie. Son ministère consistait à ramener le peuple qui s’était égaré de la loi de Dieu à l’obéissance à la loi. Dans ces derniers versets, Moïse et Élie sont liés l’un à l’autre. La loi et les prophètes resteront tant que la terre existera. Nous voyons aussi en Moïse un regard vers les origines et en Élie un regard vers l’avenir, vers ce que sera la situation. L’évaluation du présent doit toujours se faire à la lumière du passé ou de l’avenir.

Ces deux hommes ont eu une grande importance pour le peuple de Dieu et la signification de leur ministère demeure aussi pour les générations futures. Nous les rencontrons ensemble sur la montagne de la transfiguration en présence du Seigneur Jésus (Mt 17:3). C’est un avant-goût du temps où Christ régnera dans la gloire et où tout sera en accord avec ce qu’ils ont enseigné au peuple, sur l’ordre de Dieu.

Lorsque le Seigneur est descendu de la montagne avec ses trois disciples, ils ont demandé où était Élie (Mt 17:9-13). Ils ont goûté sur la montagne quelque chose du royaume à venir. Mais ils connaissent aussi ce verset, dans Malachie. Ils ont compris, d’après ce qu’en disent les scribes, qu’Élie doit venir avant que le Messie puisse être révélé. Or, ils ont vu le Messie dans le Seigneur Jésus, sans avoir vu Élie venir auparavant.

Le Seigneur répond qu’Élie viendra certainement d’abord. Les scribes ont raison sur ce point, car cela est conforme à la prophétie. En même temps, Il ajoute qu’Élie rétablira tout. La venue d’Élie aura pour effet le rétablissement de toutes choses. Le Fils de l’homme doit aussi venir, c’est-à-dire dans la gloire sur la terre. Le Seigneur Jésus parle de cette venue dans la gloire et, en relation avec cela, Malachie parle ici (verset 5) de la venue d’Élie. En Apocalypse 11, nous avons aussi une référence au ministère de Moïse et d’Élie en relation avec la venue du Seigneur Jésus sur la terre (Apo 11:3-6).

Avant qu’Il ne vienne de cette manière, il est nécessaire qu’Il soit présenté au peuple comme le Messie promis afin de voir si le peuple L’acceptera. Il est venu vers son peuple dans l’humiliation, afin de mettre son peuple à l’épreuve. Le résultat est qu’Il est rejeté, comme Dieu l’avait prédit dans les prophètes. Parce que Jean le baptiste est venu dans l’esprit et la puissance d’Élie (Lc 1:17), le Seigneur Jésus peut dire qu’Élie est déjà venu. Mais ils ont rejeté Jean comme son précurseur (Ésa 40:3-5 ; Mal 3:1).

Après cette explication, les disciples comprennent qu’Élie est déjà venu en Jean le baptiseur, mais que le peuple dans son ensemble n’a pas écouté son message et n’est donc pas prêt à recevoir le Messie. Malachie a aussi parlé de la venue de Jean le baptiseur (Mal 3:1). Si Jean le baptiseur avait été accepté avec son message, il aurait été Élie. Il a accompli son ministère dans l’esprit et la puissance d’Élie et a témoigné du Messie à venir.

Mais Jean a été décapité et Christ a été crucifié. C’est pourquoi Élie reviendra. Il reviendra alors pour mettre les cœurs à l’épreuve en vue de la venue du Messie, qui viendra non pas dans l’humiliation, mais dans la gloire. Malachie parle ici de cette venue d’Élie aux versets 5-6.

Le but de la venue d’Élie est d’opérer une réconciliation entre les générations afin de les rendre spirituellement aptes à recevoir le Messie (verset 6). Les familles sont détruites par le fait que les parents ont sacrifiés leur autorité. L’autorité est le cadre dans lequel se développent les relations correctes entre parents et enfants. Le diable s’efforce de nous priver spirituellement de nos enfants. C’est parce que notre regard sur eux a changé qu’il y réussit. C’est pourquoi il faut d’abord ramener le cœur des pères vers leurs fils. Ensuite, le cœur des fils sera ramené vers leurs pères.

Cette réunification est la base de la bénédiction. Si aucune percée n’est réalisée dans ce domaine, cela signifie que l’Éternel devra, à sa venue, frapper le pays de malédiction. Le Seigneur Jésus devra en effet, à sa venue, frapper le pays de malédiction. Nous voyons comment les enfants désobéissent de plus en plus à leurs parents (2Tim 3:2). De plus en plus d’enfants ne savent même pas qui sont leurs parents. Une vie familiale normale et biblique disparaît de plus en plus de la société.

Mais il y en aura aussi qui se convertiront grâce à l’œuvre de l’Esprit de Dieu. Ils écouteront l’appel à la conversion et seront rétablis dans leurs relations familiales. La malédiction ne les touchera pas. Quand le Seigneur Jésus vient, ils entreront avec Lui dans le royaume de paix. Là, sous son règne béni, ils jouiront de toutes les bénédictions dont une famille peut jouir sur la terre.

Ces paroles sur le ministère de Moïse et d’Élie concluent le témoignage prophétique de l’Ancien Testament. Dieu n’envoie plus de messagers à son peuple, jusqu’à ce qu’Il s’adresse à nouveau à lui dans le Nouveau Testament par Jean le baptiseur.

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© 2023 Licence: CC BY-ND. Texte de la Bible: Traduction révisée. Traduction légèrement moins littérale que la version J.N. Darby, dans la langue française actuelle. Bibles et Publications Chrétiennes, Valence https://editeurbpc.com/bible/traduction-revisee.

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